Intitulé aussi « C’est la faute à
Molière ! » le bel album à la couverture classique permet de
comprendre le pouvoir de l’institution de 400 ans d’âge.
Cette maison doit beaucoup à Jean Baptiste Poquelin bien
qu’il soit mort sept ans avant la création de l'institution par Louis XIV. Mais son personnage
au long nez, ainsi que son esprit, vont courir tout au long des 115 pages dont
le récit s’arrête au sacre de Napoléon1°.
Depuis les parvis des cathédrales où se jouaient les
Mystères médiévaux et les estrades de la Commedia
dell’ arte, les troupes parisiennes rivales vont être rassemblées sous la
devise « Simul et singulis » (être ensemble et rester soi-même) et
sa ruche symbolique.
Marivaux, Olympe de Gouges, Voltaire proposeront leurs
pièces, les actrices auront leurs mots à dire et le tragédien Talma influencera
la mode avec une coiffure « à la Titus ».
Il a fallu attendre 1789 pour
que les excommunications qui touchaient les comédiens
soient levées.
Dans des formes différentes, légères, aérées, avec des
caricatures délicates, un déroulé agrémenté de gags récurrents, quelques scènes charmantes
ressortent, inspirées de l’escarpolette de Fragonard ou de David qui eut un
rôle déterminant pendant les années sans culotte. Un clin d’œil aux albums de Tintin qui
s’ouvraient par des portraits de différents formats permet de réviser les
figures importantes de cette histoire : Racine, Corneille, Beaumarchais,
Madeleine et Armande Béjart…
Une suite est prévue : de nouvelles planches sont
attendues où l’histoire se déroulant sur les planches ne manquera pas de
rencontrer l’Histoire.

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