mardi 10 février 2026

Une histoire de la comédie française. Michaël Le Galli Virginie Augustin.

Intitulé aussi «  C’est la faute à Molière ! » le bel album à la couverture classique permet de comprendre le pouvoir de l’institution de 400 ans d’âge.
Cette maison doit beaucoup à Jean Baptiste Poquelin bien qu’il soit mort sept ans avant la création de l'institution par Louis XIV. Mais son personnage au long nez, ainsi que son esprit, vont courir tout au long des 115 pages dont le récit s’arrête au sacre de Napoléon1°.
Depuis les parvis des cathédrales où se jouaient les Mystères médiévaux et les estrades de la Commedia dell’ arte, les troupes parisiennes rivales vont être rassemblées sous la devise « Simul et singulis » (être ensemble et rester soi-même) et sa ruche symbolique.
Marivaux, Olympe de Gouges, Voltaire proposeront leurs pièces, les actrices auront leurs mots à dire et le tragédien Talma influencera la mode avec une coiffure « à la Titus ». 
Il a fallu attendre 1789 pour que les excommunications qui touchaient les comédiens 
soient levées.
Dans des formes différentes, légères, aérées, avec des caricatures délicates, un déroulé agrémenté de gags récurrents, quelques scènes charmantes ressortent, inspirées de l’escarpolette de Fragonard ou de David qui eut un rôle déterminant pendant les années sans culotte. Un clin d’œil aux albums de Tintin qui s’ouvraient par des portraits de différents formats permet de réviser les figures importantes de cette histoire : Racine, Corneille, Beaumarchais, Madeleine et Armande Béjart…
Une suite est prévue : de nouvelles planches sont attendues où l’histoire se déroulant sur les planches ne manquera pas de rencontrer l’Histoire.

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