Sous des lumières jolies et une profusion de costumes
brillants, l’Orient déconstruit m’a paru désorienté bien qu’extrêmement
pailleté, mais moyennement chorégraphié.
Les moments d’ensemble trop rares n’ont pu apporter de la
cohérence à une succession de tableaux où des archétypes hétéroclites des
cultures asiatiques défilent : un gros panda, des petits dragons, planchettes à casser,
grands bâtons et volumineuse théière …
La joie de se déguiser, de faire tourner sa robe neuve comme
faisaient jadis les petites filles, s’est communiquée au public, alors que
l’emballage tape à l’œil n’a pas masqué pour moi le peu d’épaisseur du fond.
N’étant pas accessible
« au
croisement du yin-yang avec la ligne du nô entremêlé à un mudra du
Kathakali »
je retiens la
disproportion entre une ambition remettant en cause la vision orientaliste de
l’occident grâce à « un essentialisme stratégique », alors que
tombent depuis les cintres de gracieux confettis.

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