dimanche 8 février 2026

Post-orientalist Express. Eun-Me-Ahn.

Sous des lumières jolies et une profusion de costumes brillants, l’Orient déconstruit m’a paru désorienté bien qu’extrêmement pailleté, mais moyennement chorégraphié.
Les moments d’ensemble trop rares n’ont pu apporter de la cohérence à une succession de tableaux où des archétypes hétéroclites des cultures asiatiques défilent : un gros panda,  des petits dragons, planchettes à casser, grands bâtons et volumineuse théière …
La joie de se déguiser, de faire tourner sa robe neuve comme faisaient jadis les petites filles, s’est communiquée au public, alors que l’emballage tape à l’œil n’a pas masqué pour moi le peu d’épaisseur du  fond. 
N’étant pas accessible 
« au croisement du yin-yang avec la ligne du nô entremêlé à un mudra du Kathakali »  
je retiens la disproportion entre une ambition remettant en cause la vision orientaliste de l’occident grâce à « un essentialisme stratégique », alors que tombent depuis les cintres de gracieux confettis.   

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