Le titre reprend la phrase habituelle de l’infirmier à ses
patients en salle de réveil, tout en exprimant les enjeux de la recherche d’un
autre destin personnel qui passerait par le dessin.
Cet album autobiographique raconte son métier d’infirmier et
ses premiers pas d’auteur de BD.
Né à Tarbes, le fils d’un représentant des éditions Fleurus,
prouve son talent de dessinateur en 160 pages au fil d’une trajectoire qui
semble plus subie que dominée.
Les souvenirs de ses enseignants ne sont pas forcément
joyeux, et bien que devenu étudiant aux beaux arts en mode punk, passé par un
paisible service militaire, il assure surtout des intérims d’infirmier pendant
25 ans lui permettant d’affirmer un trait original dont l’assurance contraste
avec ses gentilles incertitudes, ses fragilités.
Ce récit a le temps de mentionner les progrès des
traitements des malades en particulier la meilleure prise en compte de la
douleur et rappelle quelques épisodes qui ont laissé des traces dans nos sociétés: la
destruction des tours jumelles, le confinement.
La catastrophe d’AZF marqua
particulièrement Toulouse, dans une région qui est restée pour lui le centre du
monde, depuis qu’il avait perdu tous ses moyens lorsque devant un inspecteur il
n’avait pu situer Paris sur la carte de France. Les inspecteurs vont désormais le terroriser.
Bien que le genre
autobiographique devienne un genre dans la Bande Dessinée comme ailleurs, la
voix du gentil petit canard est singulière, sans esbroufe.
Petite remarque : pour les lecteurs dont la vue baisse,
des lettrages un peu plus contrastés et moins minuscules perdraient peut être
en esthétique, mais économiseraient des visites chez Optic 2000.

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