lundi 2 février 2026

Les lumières de New-York. Lloyd Lee Choi.

Après Souleymane livreur à Paris, 
nous attendons l’arrivée de la femme et de la fille d’un porteur de repas chinois dans New-York la grise.
Son vélo a été volé, son loueur l’a escroqué. 
« Lucky Lu », son titre de la quinzaine des cinéastes de Cannes, où il est question de chance restera un terme ironique, tout au long de cette heure trois quarts pleine de tristesse.
Sous les yeux de sa petite fille, les tentatives du père ne parviennent pas à assurer, même le temps d’une journée, une existence digne à sa famille. La solidarité de la communauté ne peut masquer l’accumulation des mensonges. 
Les conditions de vie d’un sous prolétariat qui innerve nos grandes cités nous interrogent quand la plus puissante économie du monde a besoin de la main d’œuvre de son puissant concurrent, qu’elle ne saurait voir qu’au cinéma.
Blue sun palace. Constance Tsiang.
Commencée avec légèreté la chronique de la vie d’immigrés chinois à New York tourne au drame. La relation amoureuse naissante entre un exilé dont la famille est restée à Taïwan et une jeune fille qui travaillait dans un salon de massage est brisée par la mort de celle-ci lors d’un braquage. Pourra-t-il sortir de sa solitude avec l’amie de la disparue ?   
Malgré un contexte particulier, la violence surgissant à plusieurs reprises plutôt que d’abolir la fraternité, la sororité, laisse la place à la complexité, aux ambigüités, à la pudeur des sentiments. 

 

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