vendredi 6 février 2026

Badine baderne.

Le 
«hors service» ne va surtout pas s’interdire d’ouvrir la bouche parce que quelque grande gueule demande aux vieux de la fermer. Il semble de bonne guerre de ne pas permettre «  qu'un autre me les serve», les adjectifs poussant les caves vers le caveau. La verve vous en monterait dans les phalanges. 
Le « rassasié de jours » se réveillerait en pleine forme, avec quelques compères voire commères, condamnés à nous taire, par un jeune « Insoumis » parmi les plus crachotant du crachoir qui s’élevait contre l’interdiction de l’abaya, « imposée par de vieux messieurs » 
( l’interdiction) au moment où petit Piolle en remet une couche sur le burkini. 
Voilà bien du dissensus en circuit court et de la démagogie durable. 
La jeunesse, la légèreté auraient-elles mis les voiles ? 
Mais « Le vieux balai connaît les coins » d’après un proverbe irlandais.
« Actuel » le mensuel des années soixante a disparu et les jeunes hommes modernes d’alors, dès lors, yoyotent, mais avec mon dos raide, je ne me sens plus de me courber devant toute opinion en fonction de sa date de parution.
Il m’a fallu bien du temps pour ne plus tendre l’oreille au plus récent tempo ou chausser mes lunettes afin d’examiner la plus neuve des propositions artistiques, goûter la dernière expression djeunette voire renifler le conformisme sorti à peine du four. Je me suis appliqué avec les « applications » mais deviens apathique devant les « peaux de castes » : il y a tant de redites, d’insignifiance sous des vernis qui ne tiennent même pas une saison.
Je reviens aux fondamentaux du patriarche Brassens évitant les groupes de plus de quatre, et ne faisant pas de hiérarchie entre «cons caducs» et «cons débutants»
Je récuse toute assignation, surtout de la part de ceux qui voient du « racisé » partout tout en excluant à tour de bras. Le vieux mâle blanc, désigné comme l’ennemi, se rebiffe. J’essaye de garder un sens de la modération, qualité pourtant vilipendée, et je regrette de voir les bandes masculinistes enfler en réaction au mépris d’immatures sans saveur mais plein de fureur, prêts à tout pour ébrécher nos fraternités. Leur chef de meute a pourtant dépassé l’âge de la retraite.
Les Boyard, Delogu ont la faveur des médias à cause de leur grossièreté génératrice de clics.
Les valeurs anciennes de connaissances et de modestie se sont inversées : les suiveurs apprécient leur inculture, leur arrogance. L’incompétence et l’outrance sont devenues tendance.
Ils remettent de la race là où on avait perdu sa trace depuis les potes de S.O.S. racisme, arborant leur nuancier d’épidermes pour flatter la clientèle, les méprisant en fait.
Ces internationalistes par ailleurs amateurs de barrières, de frontières, amoureux parait-il de l’Amérique latine, ont-ils argumenté en faveur du Mercosur pour vanter les avantages pour les compañeros, puisqu’il n’y aurait que des inconvénients pour nos compatriotes ?
Pour cet accord avec le Marché commun du Sud dont on découvre qu’il est négocié depuis 25 ans, les acquis de la pédagogie médiatique m’ont échappé et le tout récent accord avec l'Inde est bien peu documenté. Des normes dans la plus grande zone d’échanges valent mieux me semble-t-il que la sauvagerie caractérielle du président US.
Nous sommes décidément cernés par les illibéraux : 
sur la plan politique par l’Amérique,
en économie par la Chine, 
militairement par la Russie, 
culturellement par l’Islamisme comme idéologie, à ne pas confondre avec l'Islam, religion respectable et critiquable parmi d’autres.
N’y aurait-il plus qu’un dernier carré de vieux grognons pour serrer les rangs autour de dame démocratie lacérée par ceux qui dès le verdict rendu par les élections ont contesté toute légitimité au président de la République Française, alors qu’ils ont défendu récemment le bon droit d’un dictateur vénézuélien ? 
« La démocratie, c'est aussi le droit institutionnel de dire des bêtises. » 
François Mitterrand

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