Notre rendez-vous mensuel musical à 11h le dimanche a des
airs calotins remontant à des enfances pieuses se rappelant des cloches d’antan.
Cette fois dans l’auditorium comble de la MC2, Vanessa Wagner, la pianiste
d’une grande notoriété, chevalière de la légion d’honneur, alterne Philippe
Glass et Jean Sébastien Bach avec une virtuosité qui mérite tous les
agenouillements.
Dès la première note, je fus sous le charme et si je
reconnaissais la fluidité apaisante du luthérien allemand, je suivais, fasciné,
les mains de la pianiste pour les constructions fascinantes du juif newyorkais
qu’il est encore permis d’entendre.
Rien qu’un piano et nous voilà sous le dôme
des mélodies entre études et préludes
au-delà des soucis, des petitesses, au royaume des compositeurs surhumains par
l’entremise d’une interprète impressionnante.
Le minimaliste contemporain gagne
en poésie et le géant baroque du XVIII° apporte sa sérénité à la petite fille qui posait
sa tête sur l’épaule de son papa et à tous les paroissiens.

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