lundi 23 février 2026

La vie après Siham. Namir Abdel Messeh.

Siham, la mère du réalisateur qui apparaissait dans son film précédent, vient de mourir. 
L’absente tient une place centrale dans cette ode au cinéma nous emmenant loin des regards tournés si souvent vers la cicatrice ombilicale. L’honnêteté du fils n’a pas éludé tous les agacements de son père et de ses enfants vis-à-vis d’une caméra instrument de la mémoire et des confidences. Le titillement du consentement à l’image est stimulant sans que soit entamé l’intimité des ascendants de l’auteur de cette heure et quart sensible et même pudique car les versions différentes des histoires privées prêtent à sourire et n’attaquent pas la réserve traditionnelle des citoyens qui ont vécu à l’époque de Nasser comme les contemporains de Cyril Hanouna. 
Ces témoignages recueillis pendant dix ans fournissent la trame originale d’une histoire d’amour familiale. Ils luttent contre l’effacement sans que l’indécence appelée par la transparence querelleuse de notre temps pointe le bout de sa loupe allumeuse de brindilles.

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