L’absente tient une place centrale dans cette ode au cinéma nous emmenant loin des regards tournés si souvent vers la cicatrice ombilicale.
L’honnêteté du fils n’a pas éludé tous les agacements de son père et de ses
enfants vis-à-vis d’une caméra instrument de la mémoire et des confidences. Le
titillement du consentement à l’image est stimulant sans que soit entamé
l’intimité des ascendants de l’auteur de cette heure et quart sensible et même
pudique car les versions différentes des histoires privées prêtent à sourire et
n’attaquent pas la réserve traditionnelle des citoyens qui ont vécu à l’époque
de Nasser comme les contemporains de Cyril Hanouna.
Ces témoignages recueillis
pendant dix ans fournissent la trame originale d’une histoire d’amour
familiale. Ils luttent contre l’effacement sans que l’indécence appelée par la
transparence querelleuse de notre temps pointe le bout de sa loupe allumeuse de
brindilles.
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