Le respect de la vie humaine, minimum requis pour vivre en
société n’est plus en tête de gondole, quand tant de valeurs inversées mettent
cul par-dessus bu notre civilisation :
- la tolérance accepte les plus moyenâgeuses oppressions,
- l’esprit critique dévoyé revient à une représentation de
l’Univers d’avant Galilée.
Commencé dans le symbolique avec une tête de ministre en
baudruche écrasée sous un pied, la tête d’un militant d’extrême droite a
explosé sous les coups de tatane de ceux qui prétendent souhaiter une société meilleure.
Je m'exfiltre hors du temps en remarquant que la croyance
en la pertinence de leurs idées est si faible qu’il n’existe plus pour eux que
la puissance physique d’avant l’écriture.
Plutôt que d’essayer de convaincre, on supprime un homme.
Pour avoir été de la génération dont un des slogans fut
l’affligeant CRS=SS, je peux me montrer
encore plus sévère envers les références à la Résistance des « jeunes
gardes » dont il faut prendre garde, et qui pour être romantiques n’en
sont pas moins grotesques.
Le secrétaire de Jean Moulin avait commencé bien à droite.
S’habillant d’épiques costumes, comme ceux qui ont essayé de
ressusciter un éphémère Front Populaire, ils pourraient faire mentir ceux qui
déplorent que l’histoire ne nous apprend rien, mais ils dévalorisent le combat
des patriotes qui avaient la Wehrmacht en face et ne maniaient pas que des
fumigènes. Trump et Poutine peuvent rire.
Tous ces murs écroulés, ces vies qui partent au caniveau,
submergent les heures consacrées à la connaissance et pendant ce temps les
universités regardent si les points à la fin des mots sont bien posés et leurs élèves considèrent que les écrivains morts ne doivent plus vivre, surtout si ce sont des garçons.
La dénonciation des élites, bien méritée est devenue le carburant de la conversation : Epstein est désormais plus
célèbre qu’Einstein et tout le monde tire sur Lang : la roche
Tarpéienne est bien proche du Capitole.
Tout le monde se déchaîne contre
l’ancien ministre de la culture et avoue : « on savait bien »,
comme pour les accointances de Jean Luc Mélenchon que certains font mine de
découvrir.
Il est vrai que l’ancien sénateur a souvent varié
mais avec Rima Hassan, Thomas Porte, Sébastien
Delogu et autres fichés S, ils s’en voudraient de paraître appartenir à une gauche
aspirant aux responsabilités. Ne reconnaissant pas dès l’élection du Président
de la République sa légitimité, ils se sont employés à décrédibiliser le
travail de l’Assemblée et à prôner la désobéissance aux règles de l’Europe, tout
en étant bien peu allant aux côtés de l’Ukraine.
Ils partagent le gâteau du populisme avec le RN
quand le courage devient une denrée tellement rare que d’envisager un jour de
congé de moins s’est avéré suicidaire.
Et il n’est pas besoin d’enquêtes approfondies pour
connaître les liens avec les mâles de la Jeune Garde dont la dissolution n’a
pas atténué la virulence des trolls, le mépris des porte- paroles et leurs vérités alternatives très trumpiennes.
Il faut des mémoires courtes pour oublier
leur refus d’appeler au calme les émeutiers de 2023 ou demander la libération
d’un écrivain algérien et leurs contorsions pour ne pas condamner les tueurs de
Téhéran, sans remonter à la crise du COVID avec leurs complaisances envers les
anti-vax. Leurs excès apportent plus de voix au RN que les
apparitions de Bardella.
« Le fascisme peut revenir sur la
scène, à condition qu’il s’appelle anti-fascisme. »
Pier
Paolo Pasolini

Ce matin, à la radio, j'ai entendu un présentateur parler d'une compositrice moderne ? qui avait fui un mari violent.
RépondreSupprimerQuand est-ce que j'ai commencé à remarquer le degré 0 de la propagande... ? devrais-je dire "de gauche", "républicaine" ? Je dis bien "propagande", car la propagande, à l'origine remonte à la mission d'enseignement des Jésuites dans l'Eglise Catholique. Qui dit "propagande" dit "enseignement". Il vaut mieux s'en souvenir.
C'est ce matin que je fais le lien entre ce degré 0, "une compositrice (non pas une femme, mais une "profession") qui fuit un MARI violent. Il y a quelque chose qui bruit autour de nous qui attaque violemment LE MARIAGE, comme union, et comme communauté. Pour moi, le mariage qui est attaqué est surtout le mariage sacrement (donc, sacré...) de l'église catholique, indissoluble, avec un homme qui a certains devoirs envers la femme, et une femme qui a certains devoirs envers l'homme. Les rapports ne sont pas symétriques, ou identiques, car l'homme doit protéger la femme, et la femme doit... obéir.
Ooops... le fâcheux mot est lâché, et il est "obéir", car dans nos têtes, PERSONNE NE DOIT ETRE OBLIGE D'OBEIR. Obéir, c'est se soumettre, et tout le monde sait que si on SE SOUMET, on est un esclave, voyons. Souvenons-nous de l'ignoble Leporello/Sganarelle dans "Dom Juan" et "Don Giovanni", celui qui chante "io non voglio piu SERVIR", (je ne veux plus servir) mais qui jouit du jeu de son maître, dont la cible est... Dieu qui garantit le mariage religieux. Oui, Dom Juan vise à offenser Dieu... le PERE, bien plus qu'il malmène les femmes. Mais il a compris à quel point l'attaque de la femme... avant la modernité, est une attaque contre Dieu lui-même.
Mais... le 10 mars, avec l'incroyable tintouin qu'il y aura pour la journée de la femme, ce n'est pas cette femme là qui sera célébrée, car l'héritage de la révolution française veut la détruire aussi, celle-là.
Et là, je suis consciente d'être.. quoi ? au juste ? Quelqu'un voudrait me lancer une pierre, alors que je tiens (mal) mon intérieur, et qu'on ne me représente plus dans les élections ? A tort ou à raison, je ne cherche plus à me faire représenter, d'ailleurs...
Beaucoup à méditer, là.
Dans la cérémonie d'ordination d'un prêtre dans la Fraternité Pie X, on voit que celui-ci est couché à plat ventre contre la terre (qui est... sale ? voyons). Il est prosterné pour recevoir son sacerdoce. Mon père fut croyant, et pratiquant. Un aïeul dans la famille de mon mari fut croyant et pratiquant. Et ces deux hommes... tiennent nos familles respectives en ce moment avec leur capacité d'être "humble" de "humus", terre.
Et là, je sais à qui je parle...