dimanche 15 mars 2026

Monarques. Emmanuel Meirieu.

Les papillons monarques migrent du Canada vers le Mexique où ils arrivent le jour des morts. 
L’histoire des lépidoptères est évoquée en introduction par un film mettant en scène deux frères qui dès leur enfance les étudient, les réparent et pour l’un d’eux, les suivra en aile volante. 
L’autre jeune homme est mort accidentellement lors de leurs essais.
Puis le rideau s’ouvre sur des wagons du train nommé « la Bestia » par des américains du sud essayant de rejoindre l’Amérique du Nord.
Le décor est impressionnant avec une installation de personnages à la Ousmane Sow juchés sur les citernes.
Après une séquence cinéma et une proposition d’arts plastiques fort attrayantes, le théâtre doit advenir, mais il n’est pas venu.
La déception est d’autant plus surprenante que j’avais été bouleversé par les spectacles précédents du metteur en scène qui a tout mis dans le décor mais très peu dans les dialogues.
Bien qu’il aime se tenir près de la réalité, la partie jouée sur le plateau s’approche d’une fable misérabiliste d’où toute émotion est absente.
Un haïtien, auquel il manque un bras, doit rejoindre son frère qu’il a défiguré lors d’une dispute.
Il trimballe une marionnette munie d’une prothèse représentant un ami à qui il a promis de passer la frontière. Une jeune femme enceinte prend aussi le train. 
La conclusion quelque peu poétique permet de croiser les destins du parapentiste et de l’handicapé qui pourra passer par-dessus la frontière avec l’aile volante aux couleurs de monarque.

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