vendredi 6 mars 2026

Schnock. N°56.

Il a fallu attendre ce numéro pour lire le général De Gaulle qui cite « Schnock » orthographié à la française quand Michel Droit recueillait les paroles du président en 1977 : 
«… regardez-moi ces salariés de la grogne, qui risquent de tout gâcher, simplement parce qu’ils ont peur de passer pour des vieux « chnoques » face à des gosses complètement irresponsables, même de la chienlit qu’ils font fleurir sur la chaussée d’un arrondissement parisien, notez-le, pas davantage. » 
On n’avait retenu que le mot « chienlit » dans un entretien à propos de 68 qui tient la route, loin des certitudes indiscutables qui auraient résisté au temps.
Les 170 pages à 17, 50 € donnent bien d’autres occasions de compléter des premières impressions qui vont des plus futiles aux plus sérieuses.Ce numéro teinté de rose est consacré essentiellement au film «  La boum » marqueur générationnel depuis les années 80, à propos justement du « fossé générationnel », alors que Denise Grey, l’arrière grand-mère, se montre la plus compréhensive envers Sophie Marceau.
Le dictionnaire habituel commence par « âge » 
« Mais qu’est ce quelle a ?-13 ans »
Et va jusqu’à  V : 
« Vic, Vic,Vic, Vic… » 
en passant par les critiques qui accueillirent la version originale et Boum 2 dont les succès furent inattendus. 
Nous pouvons ainsi mieux relativiser nos propres emballements ou nos rejets d’un jour.
Alors que Sophie Marceau, en « girl next door », a essayé de s’extraire de ce rôle emblématique, les paroles de Danièle Thompson, la scénariste, de Brigitte Fossey à propos de Claude Pinoteau, le rappel de la carrière de Denise Grey, avant Poupette, sont intéressants.
«  J’ai peut être un pied dans la tombe, mais je veux pas qu’on me marche sur l’autre. » 
« Les enterrements, à mon âge c’est comme les chaises musicales ! Chaque fois il y en a un de moins. »  
Une occasion de réviser quelques films destinés à la jeunesse des années 70 :
« Les Zozos », « Diabolo Menthe », «  La gifle »…
On retrouve encore Vladimir Cosma, comment il composa «  Reality » la bande son à succès et Etienne Roda Gil, à côté de la plaque, pour le 33 tours de Sophie Marceau en 1985.
Delfeil de Ton évoque Reiser, « le faux dégueulasse ». 
Michèle sa femme rappelle : 
«  Avant d’être abattu, Wolinski me disait qu’il pensait à lui chaque jour », il était mort à 42 ans. 
Laurent Chalumeau collaborateur talentueux de « Vieux » et de « Schnock » 
 analyse en finesse «  La folle complainte » de Charles Trenet : 
« Il est tombé de la branche
Le gentil écureuil
Je n'ai pas aimé ma mère
Je n'ai pas aimé mon sort
Je n'ai pas aimé la guerre
Je n'ai pas aimé la mort »
 
J’aime ce rendez-vous avec l’explication de textes de chansons,  comme le retour vers des publicités anciennes avec des choco BN à la fraise ou l’âge d’or de la communication gouvernementale : 
«  1 verre ça va. 3 verres … bonjour les dégâts ! » 
La colle Uhu appartient à l’histoire, comme Colombo et le studio Pathé Marconi à Boulogne Billancourt où ont enregistré Les Rolling Stones, Higelin, Téléphone et Gérard Manset

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