mardi 10 mars 2026

Tati et le film sans fin. Arnaud Le Gouèfflec Olovier Supiot.

J’ai emprunté cette BD pour essayer de comprendre le réalisateur de « Playtime » icône des cinéphiles dont l’humour ne m’a guère été accessible.
Ces 140 pages documentées constituent une agréable biographie pour les familiers du cinéaste qui voulait être clown et une approche poétique et légère pour les autres.
Fils d’un encadreur, il privilégie les plans larges pour marquer sa confiance envers les spectateurs. Le complice, dans sa jeunesse, de l’économiste Alfred Sauvy ne transige pas dans la singulière et minutieuse voie burlesque qu’il ouvre.
Acteur de « On demande une brute », scénariste, réalisateur il s’engage totalement dans ses films : « Jour de fête », Les vacances de monsieur Hulot »  inspiré par le grand-père de Nicolas Hulot ,  « Mon oncle », « Play time », « Trafic »… « Forza Bastia ».
Colette, la grande écrivaine, lui  avait offert un passeport pour la gloire, quand dès ses débuts de mime, elle avait écrit :
«  Les mains vides, il crée l’accessoire et le partenaire.
Sa force de suggestion est celle des grands artistes. »
Inspiré par Buster Keaton, Harold Lloyd, Max Linder, Laurel et Hardy, il inspirera Spielberg, Allen, Lynch, Gondry, Annaud…
Duras dira de lui : 
« Je crois que c’est peut être le plus grand cinéaste du monde. » 
Un album bien dans l’esprit de Jacques Tatischeff, qui donne envie de connaître d’autres titres de cette collection consacrée au cinéma avec Welles et Truffaut, Jean Gabin et Lino Ventura…

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