jeudi 5 mars 2026

Malines.

Une fois les démarches pour les déclarations LEZ ( Low Emission Zone) à  Bruxelles réalisées et confirmées par internet, nous embarquons dans notre Gédéon ( notre voiture) retrouvée.
Nous commençons par remplir son réservoir.
Puis nous prenons la route vers la capitale en faisant un petit détour par MALINES, MECHELEN en flamand. Nous gagnons le centre historique de cette petite ville où nous nous garons  en utilisant le 4411 (application de stationnement par téléphone) finalement très pratique. En poursuivant la rue, nous débouchons rapidement sur une jolie place centrale. Loin de la fréquentation touristique d’Anvers, elle semble à peine se réveiller, un ou deux cafés seulement viennent de s’ouvrir à une clientèle limitée.
D’emblée le stadhuis se remarque, il s’impose côté est et se compose de 3 parties distinctes : le Palais du Grand Conseil (de Paleis van de Grote Raad) du XVIème finement dentelé
le Beffroi (het Belfort) gothique du XIVème 
et la Halle aux Draps (de Lakenhal) du XIVème aussi
Des maisons de différentes époques encadrent le reste de la place, arborant des façades de la  Renaissance, du XVIe siècle, et du style XVIIIème  rococo.
Nous nous amusons  des animaux qui en surmontent certaines,  par exemple le cochon, 
le coq à la patte levée (style pas de l’oie !) ou sans doute  plus récent, le chat.
Pour nous réchauffer, nous entrons consommer notre café de 10h à l’intérieur de l’un des établissements ouverts.
Nous nous dirigeons ensuite vers la cathédrale Saint Rombaut au nord ouest de la place.
Elle constitue un exemple remarquable de l’art gothique brabançon, 
au même titre que celle d’Anvers.
Qui est ce saint choisi comme protecteur et honoré dans cet édifice, dont nous n’avons jamais entendu parler? Renseignements pris, il s’agirait d’un moine missionnaire anglo-saxon ou irlandais envoyé par Rome évangéliser les pays du nord dont le Brabant.
Lorsque nous pénétrons à l’intérieur, nous tombons tout d’abord sur des textes en plusieurs langues délivrant des messages accueillants.
Nous apprécions la chaire adoptant la forme d’un arbre tortueux, et découvrons tous les « trésors »de l’église exposés derrière le chœur : chandeliers, statues, reliquaires, peintures, ainsi que nous l’avions déjà observé ailleurs. Ils restent disponibles à la vue de tous, sans recourir à une pièce particulière sécurisée.
Derrière l’autel, le triptyque en position replié garde ses peintures invisibles. Mais il subsiste suffisamment d’œuvres d’art dignes d’intérêt  pour inspirer des mamies rigolotes installées plus ou moins confortablement dans le but de reproduire le modèle de leur choix.
Nous les laissons travailler après une petite causette pleine d’humour pour continuer notre chemin vers le het predikheren, qui a motivé notre passage à Malines.
Le het predikheren est une bibliothèque hébergée dans un ancien couvent dominicain, faisant partie d’une des cinq plus belles au monde ; malgré tout, elle remplit toujours sa fonction pour les gens du quartier. Un article dans un journal, quelques photos avaient aiguisé notre curiosité, mais nous ne pourrons la satisfaire, car nous nous heurtons à des portes closes ne respectant pas les horaires affichés. En discutant sur le parvis avec des lectrices qui ne semblent pas plus au courant que nous, nous supputons que les vacances scolaires ont engendré des aménagements concernant les moments ou jours d’ouverture. Nous regrettons.

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