mardi 31 mars 2026

Une saison à l’ONU. Karim Lebhour Aude Massot.

Utile rappel pédagogique des missions indispensable du « Machin » comme le qualifiait De Gaulle où la mise en évidence de ses insuffisances atteste de sa puissance. 
« L’ONU n’a pas créé le paradis, mais elle a évité l’enfer. »
Dag Hammarskjöld, Secrétaire général (1953-1961)
Des anecdotes légères et significatives rendent attrayantes les 210 pages dans un contexte  de 2010 à 2014 alors que les crises sont sérieuses en Libye, au Soudan, en Irak, en Syrie...  
L’exclusivité d’une interview du Secrétaire Général Ban Ki-Moon obtenu par le journaliste de RFI s’avère décevante mais drôle à ce point de prudente langue de bois.
Dans ce forum gigantesque, des paroles s’acharnent, d’autres se perdent.
Il a fallu plus de cinq minutes à un ministre indien pour s’apercevoir qu’il lisait le discours préparé pour son collègue du Portugal.
Au-delà des veto du conseil de sécurité et du grand show des AG annuelles,
50 000 personnes travaillent dans le monde pour les organisations onusiennes consacrées 
à la santé, 
l’éducation, 
l’enfance, 
les femmes, 
l’environnement,
dans les agences pour les réfugiés,développant des programmes alimentaires…
ou exerçant dans un bureau des affaires légales.
100 000 casques bleus sont engagés, mais se montrent parfois inefficaces, voire coupables.  
«  L’ONU n’a pas d’armée. Les casques bleus sont une contribution des états membres. 
Les pays pauvres fournissent les troupes, et les pays riches payent la facture. 
L’ONU paye 100 dollars par mois pour un casque bleu. 
Souvent les soldats ne reçoivent qu’une fraction de cette somme. » 
Sans que cela tourne à la complaisante biographie, nous nous acclimatons à la ville de New York et aux coulisses de l’institution avec le jeune journaliste grenoblois venu d’un poste au Moyen Orient  en partance pour Addis Abeba.

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