Utile rappel pédagogique des missions indispensable du
« Machin » comme le qualifiait De Gaulle où la mise en évidence de
ses insuffisances atteste de sa puissance.
« L’ONU n’a pas
créé le paradis, mais elle a évité l’enfer. »
Dag Hammarskjöld, Secrétaire général (1953-1961)
Des anecdotes légères et significatives rendent attrayantes
les 210 pages dans un contexte de 2010 à
2014 alors que les crises sont sérieuses en Libye, au Soudan, en Irak, en Syrie...
L’exclusivité d’une interview du Secrétaire Général Ban
Ki-Moon obtenu par le journaliste de RFI s’avère décevante mais drôle à ce
point de prudente langue de bois.
Dans ce forum gigantesque, des paroles s’acharnent, d’autres
se perdent.
Il a fallu plus de cinq minutes à un ministre indien pour
s’apercevoir qu’il lisait le discours préparé pour son collègue du Portugal.
Au-delà des veto du conseil de sécurité et du grand show des
AG annuelles,
50 000 personnes travaillent dans le monde pour les organisations onusiennes consacrées
à la santé,
l’éducation,
l’enfance,
les femmes,
l’environnement,
dans les agences pour les réfugiés,développant des programmes alimentaires…
ou exerçant dans un bureau des affaires légales.
100 000 casques bleus sont engagés, mais se montrent
parfois inefficaces, voire coupables.
« L’ONU n’a pas d’armée. Les casques
bleus sont une contribution des états membres.
Les pays pauvres fournissent les
troupes, et les pays riches payent la facture.
L’ONU paye 100 dollars par mois pour
un casque bleu.
Souvent les soldats ne reçoivent qu’une fraction de cette
somme. »
Sans que cela tourne à la complaisante biographie, nous nous
acclimatons à la ville de New York et aux coulisses de l’institution avec le
jeune journaliste grenoblois venu d’un poste au Moyen Orient en partance pour Addis Abeba.

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