samedi 28 mars 2026

Nous nous verrons en août. Gabriel Garcia Marquez.

Le livre posthume du prix Nobel 82 de plus de 80 ans, raconte avec vigueur des moments de liberté d’une femme. 
« Chaque 16 août à la même heure elle faisait le même voyage, prenait le même taxi, s’arrêtait chez la même fleuriste et, sous un soleil de feu, dans ce même cimetière indigent, venait poser un nouveau bouquet de glaïeuls sur la tombe de sa mère. Puis il ne lui restait plus rien à faire jusqu’au lendemain, à neuf heures du matin, quand le premier bac du retour prenait la mer. » 
La légèreté, la créativité, la joie de vivre, la finesse, les surprises se déploient à l’occasion d’un rendez- vous sur la tombe d’une mère qui s’avère offrir une parenthèse ensoleillée à une quadra qui aime danser. 
La vie côtoie la mort, la littérature les célèbre en 93 pages. 
« Couché sur le côté, jambes repliées, l'homme lui fit l'impression d'un énorme orphelin et une rafale de compassion eut raison d'elle. Ana Magdalena se coucha tout contre lui, l'étreignit par la taille, et le raisonnement de son corps en sueur finit par le réveiller. »

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