Le livre posthume du prix Nobel 82 de plus de 80 ans, raconte
avec vigueur des moments de liberté d’une femme.
« Chaque 16 août
à la même heure elle faisait le même voyage, prenait le même taxi, s’arrêtait
chez la même fleuriste et, sous un soleil de feu, dans ce même cimetière
indigent, venait poser un nouveau bouquet de glaïeuls sur la tombe de sa mère.
Puis il ne lui restait plus rien à faire jusqu’au lendemain, à neuf heures du
matin, quand le premier bac du retour prenait la mer. »
La légèreté, la créativité, la joie de vivre, la finesse,
les surprises se déploient à l’occasion d’un rendez- vous sur la tombe d’une
mère qui s’avère offrir une parenthèse ensoleillée à une quadra qui aime
danser.
La vie côtoie la mort, la littérature les célèbre en 93 pages.
« Couché sur le
côté, jambes repliées, l'homme lui fit l'impression d'un énorme orphelin et une
rafale de compassion eut raison d'elle. Ana Magdalena se coucha tout contre
lui, l'étreignit par la taille, et le raisonnement de son corps en sueur finit
par le réveiller. »

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