samedi 27 juin 2026

Un été avec Romain Gary. Maria Pourchet.

La formule estivale proposée par France Inter où un auteur, soumis à la révision, fournit l’occasion d’un exercice d’admiration, jamais ne déçoit. 
Nos temps impitoyables ont éloigné cette livraison de tout zèle inconditionnel offrant donc plus de crédibilité dans l’éloge. 
« Parmi tout ce que vous êtes en même temps, le métèque, le diplomate […], le polonais, le Lituanien, le Français, l’Américain, le Juif, le chrétien… dans ce grand foutoir identitaire qui échouera toujours à vous définir la seule vraie clarté tient peut être à ceci : Européen. »
 « L’aviauteur » Romain Gary qui signifie « brûle » en Russe, a écrit quarante livres sous huit pseudonymes dont celui de Brûlard (Stendhal n’avait pas terminé « La vie d’Henri Brûlard »).
Il a obtenu un prix Goncourt avec « Les Racines du Ciel »  
l’autre avec « La Vie devant soi » sous le nom d’’Emile Ajar (Braise). 
« Les femmes je n’ai pas su les aimer, j’étais trop maigre à l’intérieur […]
mais je leur ai donné le peu qu’il me restait, la littérature prenant tout le reste. »
Maria Pourchet aura bien du mal à séparer la fiction de la réalité, dans une œuvre pourtant très autobiographique. Elle reprend le leitmotiv de la mère de l’auteur de « La promesse de l’aube ». 
« Tu seras, tu seras, tu seras… de ceux qui partent et désobéissent.
Je vous dis tu un instant, c’est le pronom des camarades. » 
Romain Gary s’est suicidé en 1980. 
« L’enfant saisit le violon. Il leva l’archet, mais ses forces lui manquèrent ; il étreignit alors le violon, le serra contre sa poitrine, contre sa joue…
ses lèvres touchèrent les cordes silencieuses. 
Il mourut ainsi, le violon serré dans ses bras. »  

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