La formule estivale proposée par France Inter où un auteur,
soumis à la révision, fournit l’occasion d’un exercice d’admiration, jamais ne
déçoit.
Nos temps impitoyables ont éloigné cette livraison de tout zèle inconditionnel
offrant donc plus de crédibilité dans l’éloge.
« Parmi tout ce
que vous êtes en même temps, le métèque, le diplomate […], le polonais, le Lituanien, le Français, l’Américain, le Juif, le chrétien… dans ce grand
foutoir identitaire qui échouera toujours à vous définir la seule vraie clarté
tient peut être à ceci : Européen. »
« L’aviauteur » Romain Gary qui signifie
« brûle » en Russe, a écrit
quarante livres sous huit pseudonymes dont celui de Brûlard (Stendhal n’avait
pas terminé « La vie d’Henri Brûlard »).
Il a obtenu un prix
Goncourt avec « Les Racines du Ciel »
l’autre avec « La Vie devant soi » sous le nom d’’Emile Ajar
(Braise).
« Les femmes je
n’ai pas su les aimer, j’étais trop maigre à l’intérieur […]
mais je leur ai donné
le peu qu’il me restait, la littérature prenant tout le reste. »
Maria Pourchet aura bien du mal à séparer la fiction de la réalité,
dans une œuvre pourtant très autobiographique. Elle reprend le leitmotiv de
la mère de l’auteur de « La promesse de l’aube ».
« Tu seras,
tu seras, tu seras… de ceux qui partent et désobéissent.
Je vous dis tu un
instant, c’est le pronom des camarades. »
Romain Gary s’est suicidé en 1980.
« L’enfant
saisit le violon. Il leva l’archet, mais ses forces lui manquèrent ; il
étreignit alors le violon, le serra contre sa poitrine, contre sa joue…
ses
lèvres touchèrent les cordes silencieuses.
Il mourut ainsi, le violon serré
dans ses bras. »

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