dimanche 14 juin 2026

Slava’s Snowshow.

Le public bon enfant avait du talent : rieur, marchant à toutes les sollicitations. Il a été récompensé par un final débordant où des ballons multicolores énormes étaient lâchés dans la foule qui ne se lassait pas de les faire lentement rebondir.
Le spectacle d’une heure et demie aurait mérité d’être plus resserré pour adopter un rythme plus vif, plus adapté à nos heures impatientes. Malgré quelques trouvailles, la représentation qui a connu un succès mondial n’est pas, pour ce qui me concerne, à la hauteur du chef d’œuvre annoncé, loin d’être aussi original que le moment loufoque « Les gros patinent bien »
Les déplacements des personnages hirsutes, les chutes, les nez rouges, un langage inventé autour de téléphones démesurés, font partie du répertoire classique des clowns, à la poésie quelque peu désuète, ils conviennent aux grands parents seuls ou accompagnés de leurs petits.
Les spectateurs arrosés redemandent des monceaux de confettis sur des airs de Paolo Conte ou des Blues Brother. Ils ont mesuré l’énergie des énergumènes aux grands pieds lâchés dans la salle et adoré être surpris par les conséquences grandioses d’un empêtrement dans une toile d’araignée. 

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