Le
réseau routier s’avère un peu moins bon, la frontière tellement discrète, que
nous nous repérons seulement lorsqu’apparaîssent les panneaux annonçant les Ardennes, et les signalisations à la française le long d’un bon réseau autoroutier. Les paysages changent,
finie la platitude, voici les vallons et les collinettes.Nous atteignons assez vite le
centre de CHARLEVILLE-MEZIERES où
nous garons la voiture pour un prix ridiculement bas : 0.70 € les deux
heures. De même pour notre café pris dans un bar place ducale, les 3 € demandés
pour 2 expressos nous surprennent par leur modicité, loin des tarifs belges
auxquels nous avions fini par nous habituer.Notre 1ère initiative
concerne bien sûr un tour à l’Office du tourisme
en quête d’informations utiles. Comme
curiosité, l’employé nous indique l’horloge du grand marionnettiste activée à
11h, malheureusement, le temps de nous repérer, nous arrivons trop tard sur les
lieux,
il nous faudra repasser. Nous revenons vers la place ducale : de style Louis XIII, elle ressemble en plus
grand à la place des Vosges de Paris, rien de surprenant puisque les
architectes des deux places appartenaient à la même famille Métezeau :
Louis qui exécuta la place de Charleville
avait pour frère Clément, qui s’occupa de celle de Paris. Les pavillons
réparties autour d’une esplanade rectangulaire sans arbres obéissent tous à une
organisation stricte et identique. L’ardoise les recouvre, et les rez-de
chaussée à arcades abritent les passants des intempéries. Les façades jouent
avec les couleurs des matériaux locaux,
le jaune apparait avec la pierre de Dom, le rouge avec les briques et le noir
violine avec les ardoises ardennaises.
Charleville plage a pris ses quartiers pour l’été au centre de la place,
bien entendu piétonne : beach volley, piscine proposant de grosses bouées
ou des bulles en plastique transparent étanches, minigolf et autres attractions
fournissent aux Carolomacériens (gentilé de Charleville) des distractions pour
les enfants et les privés de vacances.Mais Charleville nous a attiré
essentiellement pour d’Arthur Rimbaud, l’enfant
du pays. Un musée lui a été dédié
installé dans un vieux moulin sur la Meuse
dont la façade comporte 4 colonnes
portant un fronton, et un haut perron. Etalée sur trois étages, la visite débute par le passage au
grenier où se télescopent des textes du poète lus dans différentes langues dont
le latin. Rimbaud appréciait les combles dans lesquelles il se réfugiait pour s’évader et échapper à la coupe de sa
mère.L’étage en dessous s’applique plutôt à nous raconter sa
biographie. Le père de famille, militaire abandonna une femme pieuse et quatre
enfants.
La mère bien que sévère s’échina pour payer une bonne instruction à sa progéniture. Et Arthur s’assura la 1ère
place dans tous les domaines enseignés à l’école. Beaucoup d’écrits recopiés sur les murs blancs, illustrent sa vie et son œuvre,
des reproductions de portraits peints par
Picasso Cocteau ou encore Ernest Pignon Ernest, rendent compte de sa beauté et
de son caractère déterminé. Par contre,
peu d’objets lui ayant appartenu sont exposés à part sa malle, des photos
quasi effacées prises pour ses parents
lors de son séjour à Aden et Harar, de gros volumes de sciences qu’il se
faisait expédier pour satisfaire sa soif de connaissances et de nouvelles
expériences. https://blog-de-guy.blogspot.com/2014/01/ethiopie-j-18-harar-dire-dawa.html
au milieu des écrits et du peu d’objets.Nous ressortons un peu déçus du musée, qui n’apporte
finalement
rien de plus qu’un livre bien
documenté.
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