Pour rester dans le
thème, de façon plus prosaïque, nous
optons pour un restau bistronomique rue Bérégovoy baptisé la table d’Arthur. Il
se divise en deux salles ; le
sous-sol héberge le restaurant ;
au niveau rez-de chaussée, la brasserie/bistrot offre les services du même Maitre cuisinier de
France Eric Hubert. Cette partie jouxte les cuisines impeccables et visibles de
la salle. Aujourd’hui, le menu affiche un plateau pour 18 € 50 qui nous régale,
composé d’un aïoli d’aiglefin en salade, d’une cuisse de pintade semoule et
petits légumes, d’une crème brûlée ou mousse au chocolat (un délice !). Nous
ressortons contents de notre pause méridienne pour nous rendre au musée de l’Ardenne situé dans l’un des bâtiments
placé dans un angle de la place ducale. Nous y présentons le même billet qu’au
musée Rimbaud, ayant acheté le combiné
des deux pour 8 € ce matin. La visite suit l’ordre chronologique en débutant par la
préhistoire, puis en s’attaquant aux idées reçues concernant les Gaulois, en
exposant des vestiges de tombes avec phalère (décoration romaine en forme de
plaque ronde) couverte de svastikas. Nous délaissons la collection d’armes,
nous avons eu notre content à Liège. Nous préférons nous attarder plus loin
devant l’apothicairerie de l’Hôtel Dieu reconstitué (1756).
Autrement, le musée possède sa partie beaux-arts avec des tableaux, des sculptures que j’apprécie
beaucoup, notamment celles d’Aristide Onesime Croisy. Il propose aussi des
salles consacrées au passé industriel des Ardennes, illustré par des métiers,
des outils (clous), d’incroyables porte-parapluies-chapeaux tarabiscotés.
Mais l’originalité
du musée vient surtout de la section réservée aux marionnettes du monde entier
rappelant le rôle international de 1er plan tenu par Charleville dans ce domaine ;
installé de surcroit dans un très beau lieu.
Mais nous surveillons malgré tout
l’heure, nous ne voudrions pas manquer une seconde fois la mise en branle du « grand
marionnettiste » place Churchill.Toutes les heures, le petit théâtre
d’automates crée par Jacques Monestier, et érigé non loin du Pôle international
de la marionnette, s’animent de 10h à 21h.Il présente à chaque déclenchement
un court extrait de la légende ardennaise des « 4 fils Aymon » dans
laquelle intervient Bayard.Nous disposons encore d’un peu de
temps pour baguenauder dans la ville, alors nous marchons jusqu’au stade du petit bois voir les grilles
d’époque art déco en fer forgé et ses découpes de silhouettes sportives puis nous prenons la direction opposée jusqu’au cimetière Boutet où reposent Arthur Rimbaud et sa sœur Vitalie dans
deux tombes jumelles. Nous revenons sans hâte vers la voiture
que nous récupérons maltraitée par un indélicat qui a fait tomber le casque du
rétroviseur droit. Après l’avoir rétabli, nous indiquons au GPS l’adresse du Airb&b dans la commune de MEZIERES, tout à côté de la basilique Notre Dame d’Espérance dont un
cocon de bâches et d’échafaudages enserre le clocher. Notre installation dans
le logement tout neuf vite faite, nous longeons le cours Monge à la recherche
du Carrefour market. Cette promenade nous permet de passer devant le lycée
Monge, et au retour, de prendre le temps d’observer les bâtiments de la
Macérienne classés aux monuments historiques, ainsi que les restes de remparts et de douves de
Mézières, ancienne ville fortifiée. Presque arrivés chez nous, de la musique
s’échappe de Notre Dame de l’Espérance, nous nous rapprochons et franchissons
le seuil. Trois prêtres officient devant des fidèles usant de leur voix de
façon soutenue et généreuse. Curieux, nous distinguons de beaux vitraux mais
nous n’osons pas perturber la ferveur des pratiquants. Alors nous ressortons
sur la pointe des pieds et rentrons finir la soirée à la maison, moderne et confortable.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire