Ce livre agréable de 155 pages, offert par la librairie
Artaud, donne envie d’aller vers d’autres œuvres du prix Nobel qui
m’impressionnaient avant, telle « La montagne magique », tant l’écriture de ce livre, précise, mêlée d’humour léger est avenante.
Dès les premières lignes nous suivons le bavarois :
« Quand la belle
saison fait honneur à son nom et que le tireli des oiseaux m’éveille de bonne
heure, parce que j’ai terminé à temps la journée précédente, j’aime faire, sans
chapeau, avant le premier déjeuner, une promenade d’une demi-heure ».
Baushan, son chien, le suit bien volontiers quand il va vers
la nature mais le laisse aller seul si le bourgeois prend la direction de la
ville. Nous saurons tout du chien d’arrêt auquel son maître prête bien des
sentiments :
« L’expression de
sa tête, expression de bon sens et d’intelligence, témoigne du caractère viril
de sa partie morale que sa structure corporelle reproduit dans le domaine
physique »
Cet attachement simple et sincère d’un intellectuel
considérable ne surjoue pas les effusions contemporaines plus aimables avec les
bêtes qu’avec les hommes.
« La gaieté et la
sympathie me remuent le cœur presque en permanence quand je suis en sa
compagnie et l’observe. »
L’animal fougueux et pas toujours obéissant l’amuse, loin de
sa première impression lorsqu'il n’avait vu :
« rien
d’autre que la sottise et la détresse ainsi que la prière instante qu’on lui
témoignât de l’indulgence ».
Nouvelle tentative. Merci pour cette missive sympathique alors que je suis plus chien que chat à une époque où les gens semblent se féliciter d'être des chats. Moi, non. Les chats m'énervent pas mal, même si certains peuvent être sympathiques, même s'ils me mordent.
RépondreSupprimerJ'aimerais relire, et revoir "Mort à Venise" à l'âge que j'ai maintenant, qui est bien avancé par rapport à l'âge que j'avais au moment où j'en ai fait la connaissance. Cela pourrait être une baume sur mon coeur de voir le vieux professeur et sa fascination pour le Nouveau Dionysos qui va la balayer. Ainsi va le monde, n'est-ce pas ? Surtout.. le monde grec où les fils TUENT LEUR PERES. Pas le monde Judéo-Chrétien, où, dans le meilleur des cas, les fils tiennent les mains de leurs père mourants à leurs chevets (encore faut-il que les père le veuillent... ce n'est pas toujours le cas).
Oui, aux chiens. On les aime. Les chiens intelligents, et intelligents compagnons, peut-être ? Pas les chiens domestiqués à mort comme leurs.. maîtres ?