Nous revenons vers l’espace Niemeyer
puis marchons jusqu’au
quartier Saint François où nous trouvons malgré l’heure avancée (13h30
14h) une place dans le restau « Canaille » : cabillaud sauce
poivron chorizo (présent dans beaucoup de recettes cette année), légumes ou
frites, dessert fondant Valrhona ( pour ne pas être dépaysés ) ou crème brûlée.
Nous comptions consacrer la suite de la journée à la Maison de
l’armateur, très près du restau. Mais nous sommes mardi, et comme beaucoup de
lieux culturels, le musée ferme ses portes ce jour-là. Alors nous longeons le quai Southampton, parsemé d’œuvres d’art
contemporain comme « la sorcière de la
mer » de Klara Kristalova ou plus représentatif, le « Catène
de containers » de l’artiste Vincent Ganivet, nous sommes amusés par la maison sur pattes « no
reason to move » de Max Coulon
érigée sur le quai d’un canal adjacent.
Au fil de la promenade au bord du bassin de la Manche, nous observons un énorme
paquebot de croisière visiblement en vacance stationné devant le hangar
terminus. Nous prenons le temps d’admirer les couleurs
changeantes de citernes de gaz se confondant
avec la mer et le ciel de plus en plus couvert dans un camaïeu de gris, vert d’eau, couleur huitre,
parfois illuminées par un bref rayon de
soleil.Ces citernes font face au MuMa,
ou musée André Malraux, ouvert les mardis contrairement à nos prévisions. Voilà
qui nous arrange !
https://blog-de-guy.blogspot.com/2024/09/musee-dart-moderne-andre-malraux-le.htmlContemporain, il ne doit rien au
style d’A. Perret avec son architecture d’acier et de verre.Une sculpture monumentale d’Henri Georges Adam baptisée le
« signal » remplit sa terrasse face à la mer dont la forme évoque un
œil pour les uns ou un coquillage pour
les autres selon l’angle de vue. Actuellement, le musée propose l’exposition « photographier en
Normandie » entre 1840 et 1890. Elle vise à témoigner du grand intérêt porté à la photographie dès ses débuts dans ce secteur géographique aussi très prisé des peintres, et démontre la corrélation entre photographes et
impressionnistes. Beaucoup de clichés anciens obtenus selon divers procédés
occupent tout un étage avec deci- delà une toile intercalée. La mezzanine
présente uniquement des peintures (impressionnistes), accordant une place de
choix à Eugène Boudin, le peintre de l’extérieur, des plages et des marines,
mais riche aussi de toiles de Renoir ou Monet (Nymphéas).Grace aux verrières, l’intérieur du musée ne manque pas de clarté, il
dispose d’un espace agréable et aéré,
cependant nous ressortons de cette visite
sans grande surprise, ni coup de cœur.Avant de quitter les lieux nous sacrifions à un rituel pratiqué dans
d’autres musées :
nous posons en situation devant un appareil photo, le selfie
réalisé sera expédié dans notre boite mail.Il commence à bruinasser dehors, cette petite pluie fine et pénétrante nous incite à prendre le chemin du
retour avec un arrêt, au passage, à la cathédrale Notre Dame. L’édifice a réchappé aux bombardements, il affiche une
façade baroque et un campanile assez bas accolé à droite. Il repose l’œil en
opposition à la sobriété de l’architecture de la ville. A l’intérieur nous ne repérons rien de rare, à part les immenses
filets blancs tendus sous les voutes en prévision de chutes de matériau qui se
délitent.
Temps instable, pattes fatigués, journée bien remplie, nous rentrons. La soirée se résume à une soupe chaude prise devant la TV, éteinte vers 22h.
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