jeudi 20 mars 2025

Le Havre # 3

Nous revenons vers l’espace Niemeyer
puis  marchons jusqu’au quartier Saint François
où nous trouvons malgré l’heure avancée (13h30 14h) une place dans le restau « Canaille » :
cabillaud sauce poivron chorizo (présent dans beaucoup de recettes cette année), légumes ou frites, dessert fondant Valrhona ( pour ne pas être dépaysés ) ou crème brûlée.
Nous comptions consacrer la suite de la journée à la Maison de l’armateur, très près du restau. Mais nous sommes mardi, et comme beaucoup de lieux culturels, le musée ferme ses portes ce jour-là.
Alors nous longeons  le quai Southampton, parsemé d’œuvres d’art contemporain comme « la sorcière de la  mer » de Klara Kristalova ou plus représentatif,
le « Catène de containers » de l’artiste Vincent Ganivet, 
nous sommes amusés par la maison sur pattes « no reason to move » de Max Coulon 
érigée sur le quai d’un canal  adjacent.
Au fil de la promenade au bord du bassin de la Manche, nous observons un énorme paquebot de croisière visiblement en vacance stationné devant le hangar terminus. 
Nous  prenons le temps d’admirer les couleurs changeantes de citernes de gaz se confondant  avec la mer et le ciel de plus en plus couvert dans un  camaïeu de gris, vert d’eau, couleur huitre, parfois illuminées par un bref rayon de soleil.
Ces citernes font face au  MuMa, ou musée André Malraux, ouvert les mardis contrairement à nos prévisions. Voilà qui nous arrange !  
https://blog-de-guy.blogspot.com/2024/09/musee-dart-moderne-andre-malraux-le.html
Contemporain, il ne doit rien au style d’A. Perret avec son architecture d’acier et de verre.
Une sculpture monumentale d’Henri Georges Adam baptisée le « signal » remplit sa terrasse face à la mer dont la forme évoque un œil pour les uns  ou un coquillage pour les autres selon l’angle de vue.
Actuellement, le musée propose l’exposition « photographier en Normandie » entre 1840 et 1890. Elle vise à témoigner du grand intérêt porté à la photographie dès ses débuts dans ce secteur géographique aussi très prisé des peintres, et démontre la corrélation entre photographes et impressionnistes. Beaucoup de clichés anciens obtenus selon divers procédés occupent tout un étage avec deci- delà une toile intercalée.
La mezzanine présente uniquement des peintures (impressionnistes), accordant une place de choix à Eugène Boudin, le peintre de l’extérieur, des plages et des marines,
mais riche aussi de toiles de Renoir ou Monet (Nymphéas).
Grace aux verrières, l’intérieur du musée ne manque pas de clarté, il dispose d’un espace agréable  et aéré, cependant nous ressortons de cette visite  sans grande surprise, ni coup de cœur.
Avant de quitter les lieux nous sacrifions à un rituel pratiqué dans d’autres musées : 
nous posons en situation devant un appareil photo, le selfie réalisé sera expédié dans notre boite mail.
Il commence à bruinasser dehors, cette petite pluie fine et pénétrante nous incite à prendre le chemin du retour avec un arrêt, au passage, à la cathédrale Notre Dame.
L’édifice  a réchappé aux bombardements, il affiche une façade baroque et un campanile assez bas accolé à droite. Il repose l’œil en opposition à la sobriété de l’architecture de la ville.
A l’intérieur nous  ne repérons rien de rare, à part les immenses filets blancs tendus sous les voutes en prévision de chutes de matériau qui se délitent.
Temps instable, pattes fatigués, journée bien remplie, nous rentrons. La soirée se résume à une soupe chaude prise devant  la TV, éteinte vers 22h.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire