mercredi 20 octobre 2021

Chalons sur Saône #2.

Nous nous engageons vers les vieilles rues où subsistent des maisons à pans de bois,
des hôtels particuliers (Noirot, Chiquet), un beffroi coincé au milieu de bâtisses.
La cathédrale Saint Vincent, pourvue d’un cloître, domine une jolie place avec des maisons à colombages.
Nous traversons la Saône pour gagner l’île Saint Laurent  et suivons le trajet fléché par l’Office du tourisme afin de passer devant  les endroits emblématiques.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2021/10/chalons-sur-saone-1.html
Tout d’abord nous longeons l’ancien hôpital jusqu’au bout du quai du même nom.
Là s’élève la Tour du Doyenné (fermée). Elle est visible du pont et de la rive opposée, à un emplacement où elle est mise en valeur, bien qu’il ne soit pas celui d’origine. Abritant un escalier derrière ses briques rouges, elle faisait partie de la demeure d’un chanoine et fut  vendue puis démontée en 1907, mise en vente à Paris, achetée par un riche américain et restituée à la commune en 1927 qui l’installa à cette place d’honneur.
En poursuivant  le pourtour de l’île nous passons devant la caserne des CRS située dans l’ancien couvent des cordeliers que nous n’aurions pas spécialement regardée pour  nous diriger ensuite vers le quai de la monnaie et le bâtiment des pompes élévatoires.
Ici on battait monnaie au moyen âge. Quant aux pompes, elles furent installées en 1871 grâce à un legs de la famille Thévenin dont le nom apparait sur le fronton de la bâtisse. L’eau saine  pouvait ainsi  être puisée sous le lit de la Saône dans la nappe phréatique.
Comme nous arrivons à la fin du circuit et que l’heure du repas se rapproche, nous traversons la rue de Strasbourg, habituellement animée par des restaurants et leurs terrasses mais aujourd’hui c’est lundi, beaucoup profitent d’un jour de congé.
 Nous nous asseyons à une table de la brasserie Saint Laurent, en extérieur. Nous commençons par un spritz  pour fêter l’été et les vacances et choisissons le plat du jour, une calamiteuse escalope milanaise, si dure et desséchée qu’elle  résiste au couteau et aux dents. Immangeable et inimaginable de servir « ça » dans un restau ! Au serveur qui demande souriant « si ça a été? », je suis bien obligée de dire que non ! Il nous offre en compensation un café et un dessert.
Nous rentrons doucement par les quais de l’autre côté de l’île baignant dans la lumière dorée de fin de journée. 
L’heure est à la flânerie et nous regardons l’exposition extérieure provenant d’une recherche autour de photos de classe menée auprès des scolaires.

1 commentaire:

  1. J'aime beaucoup l'histoire du riche Américain qui achète la tour et la restitue à la ville. C'est touchant de savoir que la bienveillance existe toujours. Elle existera toujours, d'ailleurs, sous une forme ou une autre.
    Désolée pour l'escalope ! Le restaurant a pu perdre en qualité depuis qu'il s'est tant généralisé ?

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