Une vieille dame raconte des histoires depuis un bar.
Les trois récits se déroulent dans une mansarde donnant sur
« Les deux mégots » où elle fume ses clopes et sirote son mescal
dont une tête de mort figure sur l’étiquette.
L’appartement sous les toits, lieu romantique, est propice
aux dérapages fantastiques.
Des couples de diverses compositions s’y succèdent et éprouvent
désir, amour, solitude, fatigue, en des séquences bien menées où la précision
des traits dans leur banalité rend familier le surnaturel.
Le morbide annoncé ne revêt guère des oripeaux gore mais
l’inventivité des divers scénarios maintient une certaine tension tandis que la canicule omniprésente est
encore plus étouffante au dernier étage.
Le nom de la maison d’édition : « L’employé du
moi » est bien trouvé comme est élégant ce livre de 200 pages qui offre un
aperçu de la vie parisienne de jeunes gens affrontés à la dépression, aux
angoisses, à des conditions d’emploi incertaines, sans les détourner des
plaisirs partagés en terrasse.
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