mardi 28 avril 2026

Contes de la mansarde. Elizabeth Holleville Iris Pouy.

Une vieille dame raconte des histoires depuis un bar.
Les trois récits se déroulent dans une mansarde donnant sur «  Les deux mégots » où elle fume ses clopes et sirote son mescal dont une tête de mort figure sur l’étiquette.
L’appartement sous les toits, lieu romantique, est propice aux dérapages fantastiques.
Des couples de diverses compositions s’y succèdent et éprouvent désir, amour, solitude, fatigue, en des séquences bien menées où la précision des traits dans leur banalité rend familier le surnaturel.
Le morbide annoncé ne revêt guère des oripeaux gore mais l’inventivité des divers scénarios maintient une certaine  tension tandis que la canicule omniprésente est encore plus étouffante au dernier étage.
Le nom de la maison d’édition : « L’employé du moi » est bien trouvé comme est élégant ce livre de 200 pages qui offre un aperçu de la vie parisienne de jeunes gens affrontés à la dépression, aux angoisses, à des conditions d’emploi incertaines, sans les détourner des plaisirs partagés en terrasse.

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