« Est-il possible
d’abandonner ses propres parents ?
Ou, mieux, est il possible de dérober à eux,
tout simplement en effaçant son corps d’un geste net et définitif ? Et de les
condamner à vivre jusqu’à la fin de leurs jours, pour ainsi dire, avec un
membre fantôme ?
On ne peut pas donner ce genre de réponse de manière
affirmative. On peut juste le mettre à exécution, et c’est ce à quoi je
m’employai avec la pondération définitive que seul l’instinct accorde, car
autrement la raison, apeurée, reculerait. »
Le natif de Rome, enseignant à Houston, dissèque la vie de
sa famille et révèle avec subtilité, la violence des relations qui ont amené sa
mère, sous la coupe de son mari violent, à abandonner toute liberté.
« Ma mère
préparait les repas, faisait des mots croisés, s’endormait sur le
canapé pendant que mon père lisait. »
Ce roman de 165 pages, met en évidence les paradoxes de
l’amour, la complexité des rapports humains avec acuité.
« … mon père
voulait qu’elle ne soit rien, de façon à pouvoir être quelque chose;
et ma mère voulait
n’être rien, car n’être rien était au moins quelque chose. »
Les tensions sont palpables dans une construction habile où
l’écriture sans exaltation
mais avec intensité décrit des vies minées par la
violence.
« ça , c'est un
livre pour ta mère » a toujours signifié,
dans la bouche de mon père,qu'un roman ne valait
rien ».
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