dimanche 12 avril 2026

Les Quatre saisons. Wiener Concert-Verein/ Timothy Chooi.

Je suis ravi que les violons soient sortis ce soir ; une bonne vingtaine avec alto, contrebasses et violoncelles. 
S’oublient alors toutes les expressions laissant entendre l’exagération ou la dissimulation dès qu’il est question de cordes vibrantes, quand les instruments dont un Stradivarius de 1714 sont joués avec cette fluidité. 
La beauté se laisse apercevoir en un trait d’archet où se joue la complicité fine d’un soliste avec la puissance du groupe.
Vivaldi encore ! Et il faudrait s’en défendre comme si la virtuosité, la joie, l’inventivité devaient passer aux oubliettes.
J’ai tant aimé scander mes années d’enseignements avec les pommes de l’automne, les bonhommes de neige en hiver, le muguet de mai et les plongeons estivaux que cette révision fleurie me ravit. Les saisons reviennent, et enchantent les mémoires qui aiment à se réinitialiser pendant une heure trois quart de musique rafraichissant les feuilles. 
Les quatre chapitres emballants de l’Italien, 
étaient précédés par « Du temps de Holberg » d’Edvard Grieg, 
entrecoupés d’airs de danses viennoises, 
de sonorités écossaises « Scènes des Highlands » de sir Granville Bantock,
et « Soleil sur Tachkurgan » du chinois Chen Gang.
La star canadienne Timothy Chooi a fait jaillir des étincelles, l’orchestre les a multipliées dans  son feu d'artifices.

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