dimanche 25 décembre 2022

Jean Louis Murat. La Vence Scène.

Pour d’incorrectes raisons, je suis allé au spectacle de l’incorrect septuagénaire grognon quoique présumé chanteur : il invoque « Guillotin » pour ceux qui sont responsables des problèmes d’approvisionnement en électricité, demande aux cheminots de sortir et marmonne contre ses musiciens intermittents. 
Ce Murat si peu aimable ne revient pas aux rappels, peu insistants d’ailleurs, et dévalorise ses qualités de créateur original à la voix veloutée. 
J’ai essayé de prendre quelques notes dans l’obscurité mais je n’arrive pas à les relire, tant les mots sont emmêlés, à l’image d’une diction proche de celle susurrante de Charlélie Couture.
Je retiens quelques thèmes : la mort (à couper), Noël, les ruptures, quelques fleurs, et que « Montboudif lui dit plus trop ».
Pourtant : 
« C'en est bien fini de l′éternel retour du blues
Je te présente mon chat
La nouvelle princesse of the cool »
 
La musique prend le dessus et les paroles finissent en petits cris inarticulés, 
il chantonne, languide, et le plaisir vient quand on connaît déjà la chanson :
« Frankie », « La pharmacienne d’Yvetot ».
Alors je suis allé pêcher sur le net quelques mots d'éternel adolescent qui se calment sous des rythmes sympas.
« Mais que reste-t-il des chansons 
 Que reste-t-il d’un amour  
Ne reste-t-il qu’un prénom 
Qui ne rime plus avec toujours ? »
A propos de sa chanson « Marylin et Marianne » 
je retiens plutôt une de ses déclarations:
« Je tète le rock par Marylin et je tète l'Histoire de France par Marianne »
que les hermétiques paroles où il serait pourtant question de Samuel Paty:
« Avant j'te méprise
Avant faut qu'j'y aille
Pas souvenir d'un seul pêché​
Avant Marylin
Nu au secret de l'eau
Avant Marianne
Sans penser y laisser la peau » 
Son 24° album se nomme « La Vraie Vie de Buck John », 
« J’aimerions savoir
Où c'putain d'convoi va passer
J'aimerions ce soir
Dormir où Geronimo rêvait »

1 commentaire:

  1. Serait-il en train de prendre le chemin de Leonard Cohen, des fois ? Leonard Cohen qui ne fut pas du tout ce qu'un certain gauche semblait penser, finalement, par ignorance.
    Oui, Marilyn et Hollywood vont du côté de Babylone, je crois. Ma maman et sa mère n'y voyait que... du feu, car au moment de faire, de voir, on ne sait pas ce qu'on voit, ce qu'on fait, c'est... après, quand on ose faire retour sur notre passé, sur le passé de nos vieux, qu'on voit ce que même eux, ils n'étaient pas en mesure de voir. Comment pourrait-on voir DANS ce qu'on est en train de vivre ? Pas possible. Je chercherai les chansons... peut-être, mais les chansons du passé.

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