lundi 28 septembre 2020

Dans un jardin qu’on dirait éternel. Tatsushi Ômori.

Avec ce film, l’art de préparer le thé révèle les secrets d’une sagesse permettant d’enrichir une condition humaine exigeante et bienveillante.
Le moindre geste doit être élégant. A force d’être réfléchi il permet à l’âme d’être attentive au monde, aux saisons, à la pluie, aux saveurs, au silence, aux autres.
« Chaque  jour est un bon jour ».  
Un bol pour l’année du chien ne servira que tous les 12 ans.
La maîtresse du thé est l’actrice des « Délices de Tokyo » 
Tant de simplicité permet d’accéder à la complexité en prenant la mesure du temps.
Délicatesse, méditation, attention, poésie, beauté, bonté, respect, sérénité, répétition.
Le titre dit bien : « qu’on dirait éternel », on voit le jardin par les portes coulissantes à franchir en faisant attention. La nature dicte le récit et les femmes mettent de la grâce dans chaque mouvement. « Oui ».  
On en oublie les clameurs du présent et cette œuvre conçue avec l’amour du travail bien fait, en accord avec son sujet, se déguste comme les gâteaux originaux qui se prennent avant la boisson attentivement préparée, accordée aux  circonstances.
Les traditions les plus codées permettent à une jeune fille de ce siècle, de surmonter les obstacles en évitant de tomber dans une zénitude niaise, pour devenir maître de sa vie.

1 commentaire:

  1. Là, tu viens de me donner très envie de voir le film, là.
    Surtout avec l'intrication avec le présent.
    Je vais me hasarder à dire que c'est un grand film, sans l'avoir vu...
    Merci.

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