lundi 17 novembre 2014
Qui vive. Marianne Tardieu.
Difficile de s’arracher au quartier pour le vigile importuné
par une nuée de plus jeunes désœuvrés. D’autant plus que pour avoir la paix, il
va mettre le doigt dans un engrenage dangereux. Etouffant, réaliste, sans le
romantisme qui imprègne les films qui vont voir au-delà du périphérique http://blog-de-guy.blogspot.fr/2014/10/bande-de-filles-celine-sciamma.html
. L’ennui qui sourd est illuminé par les acteurs : Reda Kateb du
« Prophète » et des « Garçons et Guillaume à
table ! », Adèle Exarchopoulos de chez « Adèle » et un
certain Debbouze Rashid.
dimanche 16 novembre 2014
Nous qui n’avons que 25 ans. Compagnie Assid.
Le Petit théâtre du Créarc (Centre de Création de Recherche
et des Cultures) accueillait l’adaptation de la pièce « Les
cannibales » déjà présentée à la
MC2 http://blog-de-guy.blogspot.fr/2010/03/cannibales.html.
Sous son nouveau titre qui semble s’excuser, la conviction
des jeunes acteurs apporte une fraîcheur bienvenue pour traiter des intentions
ambitieuses de l’auteur Ronan Chéneau.
Le départ n’est pour tout dire pas très « flamme »
pour représenter l’immolation d’un couple qui s’asperge d’un jerrican d’essence,
et certaines séquences tiennent plus de la conférence gesticulée que du théâtre,
mais la sincérité l’emporte.
Les questions soulevées sont essentielles et s’attaquent de
front rien moins qu’au sens de la vie. Ces enfants gâtés, nos enfants, sont si
fragiles : ils veulent à la fois être protégés et pas protégés, aspirant
au confort mais étouffant dans leurs canapés, ne voulant pas du profit, mais
voulant profiter : « On va pas
refaire le monde, il se fait tout seul ».
Avoir des envies de New York, abuser des technologies de la
communication et gémir d’en être esclave, culpabiliser à cause du Rwanda et
manger du radis noir, critiquer Platon et regretter « La Bohème » aznavourienne :
la litanie sans hiérarchie pèse un peu sur l’estomac. Mais c’est bien le
problème des petits malheurs qui font les grandes détresses, quand la haine de
soi s’habille des oripeaux de l’homme araignée. On proclame son amour du monde
entier, mais on chie sur ses proches. Par moment j’aurais eu envie de dire
« Si Ikea vous pèse tant que ça, essayez Roche Bobois ! » mais
cette ironie qui nous a menés jusqu’ici, a participé au désenchantement de ce
monde que notre génération accrochée au pouvoir laisse à ses héritiers. Génération
qui s’éreinte et qui s’étreint, se ponctuant de « c’est
bon ! » pour couper court à
toute discussion.
Quand le RSA, mesure de solidarité, parait humiliant, et que
l’accès à des études supérieures devient un motif dépressif, que peut-on face à
des telles confusions ? Je savais
des suicides à France Télécoms, chez les policiers, les profs, les paysans mais
il y en a chez les médecins :
allo ! à qui se fier ?
Nous, parents choupinous, retombons souvent en adolescence
que certains n’ont pas quittée, et pouvons
trouver les petits derniers, passifs, geignards, mais les rides nous fendent à
tout âge, nous qui savons oublier nos conditions derrière des nuages, des musiques,
des verres et des peaux, des mots. Sublimes et dérisoires.
A rester dans le domaine de la variété, Chédid nous
console :
« T'as beau pas
être beau, oh, oh, oh, oh
Monde cinglé, hé, hé, hé, hé,
J't'ai dans la peau, oh, oh, oh, oh »
Monde cinglé, hé, hé, hé, hé,
J't'ai dans la peau, oh, oh, oh, oh »
Un café au matin vaut
bien un atterrissage sur « cette terre si jolie » comme disait
l’enfantin Prévert, même pour ceux qui ont collé maladroitement deux ailes à
leurs désirs.
samedi 15 novembre 2014
Joseph. Marie Hélène Lafon.
Dès que parait un de ses livres, j’accours http://blog-de-guy.blogspot.fr/2013/05/liturgie-marie-helene-lafon.html et cette fois encore je me suis régalé.
Joseph est ouvrier agricole dans le Cantal et s’occuper des
bêtes « ça fait devoir »,
pour les jeunes veaux :
« il ne leur
faisait pas de manières, on n’avait pas le temps et tout le monde se serait
moqué ou l’aurait pris pour un original »
Je sais ces mots et les personnages en voie d'effacement
qu’elle décrit, je les connais.
Rien n’est appuyé, mais on partage les dilemmes qui
traversent aujourd’hui les campagnes bien loin des bonheurs marchands qui seraient dans les prés.
Les vieux restés au pays disparaissent et les femmes ne
travaillent plus sur l’exploitation, alors adieu poules et lapins.
Le Joseph ne fait pas beaucoup de bruit, il observe sa mère
après la mort du père :
« elle n’avait
plus peur, peur du verre de trop et de ce qui allait avec, peur qu’il arrive un
malheur à une bête, que le foin se mouille, que le tracteur tombe en panne,
peur des dépenses imprévues et des factures qui restent sur le bord du buffet
en attendant que l’argent des veaux rentre »
Le frère et la mère de cet homme modeste sont partis, il n’a
plus de chez lui. Après avoir fait la connaissance d’une femme qui n’est pas
restée, il est tombé dans la boisson et a remonté la pente, seul.
Pas de bavardage pour dire l’essentiel, de la pudeur, des
mots justes, 144 pages fortes.
Ma préférence à moi.
vendredi 14 novembre 2014
La gauche et le peuple. Jacques Julliard, Jean Claude Michéa.
La question est lancinante, les réponses, sont elles attendues impatiemment?
En tous cas pour moi, l'échange de lettres entre les deux intellectuels est bienvenu.
Si je suis plus familier de la prose de l’éditorialiste qui
écrit désormais dans Marianne après l’Obs, c’est que j’ai comme lui milité à la
CFDT. Par ailleurs la problématique de la
distance entre la gauche et le peuple se superpose à d’intimes distances
culturelles, au moment où je vois ma petite fille à 3 ans accéder à plus de
livres que ma mère en plus de 90 ans.
Lui, l’historien est plutôt rugby alors que le philosophe
montpelliérain est footeux, plus âpre, plus radical, mais vif et toujours
passionnant, atypique.
Leur constant souci de pédagogie fait que l’échange de haute
volée est passionnant.
« Quels enfants
allons- nous laisser au monde ? »
En 318 pages, l’entretien au bout de neuf lettres échangées,
remonte aux racines des débats à l’intérieur de la gauche : la question du
progrès, du libéralisme, les rapports nature-culture et de la morale. Le débat n’est pas qu’économique
et va chercher dans les passions.
Pour avoir finalement bien ri aux caricatures de beauf de
Cabu ou des Deschiens, j’avais aimé oublier que je venais de chez ces gens là. Quand
bobo parvenu, j’ai pu croire que j’étais plus familier d’un guide Dogon
que d’un chauffeur routier d’Apprieu, je saisis la distance qui s’est installée
entre sédentaires et nomades, autochtones et étrangers, alors que la défense de
la classe ouvrière s’est dévaluée au détriment de la figure du sans papier. Du
social au sociétal.
Julliard fait le constat de la mort de la deuxième
gauche dont il fut un des plus brillants promoteurs, il revient à des
fondamentaux tels que la planification démocratique, la nationalisation
des banques, la non-reconductibilité des mandats électifs, et rejoint son
comparse pour ne pas se prosterner
devant les écrans et le pédagogisme libéral …
« Il y a moins de
différence entre deux députés dont l'un est révolutionnaire et l'autre ne l'est
pas qu'entre deux révolutionnaires, dont l'un est député et l'autre ne l'est
pas.» R. De Jouvenel
La thèse de Michéa faisant remonter à la fin de la
colonisation le regard condescendant des intellectuels sur la classe ouvrière
remplaçant désormais les indigènes, est originale.
Et dans la ronde des citations je retiens aussi Fredric
Jameson :
Pour rendre compte de ce livre, je passe par-dessus
certaines difficultés de compréhension et recopie une pincée de définitions qui
peuvent préciser certains sujets :
« Golem : Dans la mythologie juive, un être artificiel,
incapable de parole et dépourvu de libre-arbitre, façonné afin d’assister ou
défendre son créateur.
Téléologie: Doctrine qui considère que dans le monde
tout être a une fin, qui conçoit le monde comme un système de relations, de
rapports entre des moyens et des fins. Syn : Finalisme
Agonistique : Forme
de démocratie où le conflit
joue un rôle central.
La brigue : Manœuvre
secrète
et détournée
pour obtenir
de quelqu'un un avantage, intrigue, magouille.
Le lit de Procuste : Procuste était un terrifiant
brigand de l’Attique qui non seulement détroussait ses victimes, mais les
faisait étendre sur un lit de fer avant d’étirer leurs membres au moyen de
cordages ou leur coupait les pieds pour les mettre à la mesure du lit. Désigne
toute tentative de réduire les hommes à un seul modèle, une seule façon de penser
ou d'agir.
Démopédie : opinion
publique »
Les formules « les eaux glacées du calcul
égoïste » de Marx ou la « common decency » d’Orwell sont
travaillées en commun.
Je regrette qu’un
tel dispositif de débat aussi fécond ne soit pas plus fréquent mais on me dit à
l’oreillette que Gauchet et Badioux sont depuis peu dans un même livre. Au
boulot !
..............
Les dessins ci-dessus viennent du "Point", celui ci-dessous, du "Canard":
jeudi 13 novembre 2014
Auguste Renoir et les impressionnistes.
Comme les peintures aimables et joyeuses de Renoir sont
exposées jusqu’au 23
novembre 2014 à la Fondation Gianadda à Martigny (Suisse), Alain
Bonnet a présenté aux amis du musée de Grenoble, et commenté, quelques unes des
nombreuses toiles d’un des artistes les plus populaires de par chez nous.
Le peintre de « l’éternel été » a renouvelé ses
thèmes parmi 6000 tableaux : scènes de la vie quotidienne, nus, portraits,
paysages.
A ses débuts, au sortir de l’atelier de son maître Gleyre,
sa « Diane chasseresse »
est refusée au salon de 1867. Lise Thérot qui lui avait servi de modèle fut exposée l’année
suivante en « Lise à
l’ombrelle ». Le jury finalement n’avait pas que les sujets
mythologiques en tête.
Il continue pourtant à faire allégeance au modèle académique
bien que ses « Baigneuses au
griffon » soient présentées sur un fond esquissé. Nous sommes au bord
de l’eau dont les lumières vont impressionner les toiles.
« Le Cabaret de
la mère Antony » en forêt de Fontainebleau reçoit ses amis Monet, Sisley, Bazille ;
le journal "L´Evénement" est
sur la table.
Zola écrit là, impressionné par ses amis à la touche
cursive, il sait que leurs œuvres sont « vivantes, parce qu'ils les ont prises dans
la vie et qu'ils les ont peintes avec tout l'amour qu'ils éprouvent pour les
sujets modernes ».
« Allée cavalière
au bois de Boulogne » sera elle aussi refusée.
Quand la corporation organise une association « Société anonyme
coopérative et à capital variable des artistes, peintres, sculpteurs, graveurs »
avec Monet et Sisley pour
montrer leurs œuvres en 1874, boulevard des Capucines, il présente La Loge.
Wolff du Figaro ne
manque pas de verve: « Ces
soi-disant artistes s'intitulent les intransigeants, les impressionnistes; ils
prennent des toiles, de la couleur et des brosses, jettent au hasard quelques
tons et risquent le tout. Mais dans la mutuelle admiration de leur égarement
commun, les membres de ce cénacle la haute médiocrité vaniteuse ont élevé la
négation de tout ce qui fut l'art à la hauteur d'un principe, ont attaché un
vieux pinceau à un manche à balai et s'en sont fait un drapeau... » Il
parle de Pissarro, Degas, Cézanne, Monet...
Pissarro par fidélité politique continue à participer aux
expositions collectives, Renoir finit lui
par se retrouver dans le salon officiel avec Degas et Fantin Latour.
Après les danses du « Bal
du Moulin de la Galette »
et les taches claires et sombres de
« La balançoire », son
« Portrait de madame Charpentier et de ses enfants » avec ses
personnages tout en rondeurs dans une ambiance familiale simple et sans apprêt,
et ses jeux de tissus, retient l’attention des critiques.
Sa fortune d’alors accompagne une crise artistique : il
va en Italie pour se mettre à l’école de Raphaël et en Afrique du nord dans les
pas de Delacroix.
Avec ses « Baigneuses »
il est allé au bout de l’impressionnisme, revenant aux naïades antiques, et « Le jugement de Pâris » emmène
hors du temps.
Si les fractures entre académies paraissent désormais moins
tranchées quand l’impressionnisme lui même peut apparaître à certains comme un
académisme, c’est bien cette école qui a amené le plein air dans les musées.
Les « Parapluies »
dont les personnages massifs émergent parmi les touches légères qui
papillonnent pourraient résumer le joli parcours d’une vie.
Perclus de rhumatismes, vers la fin de sa vie, il répond à
Matisse lui demandant :
« - Auguste,
pourquoi t’obstines-tu à peindre alors que tu souffres le martyre ?
- La douleur passe, la
beauté reste. »
mercredi 12 novembre 2014
Iran 2014 # J 6. Les montagnes de Zagros.
Départ en minibus vers 9h
pour un périple d’environ 3h. Nous
sommes déviés plusieurs fois par des barrages de police installés en ville en
prévision de la manifestation officielle pour soutenir les palestiniens contre
Israël. Nous tournons pour trouver un magasin ouvert et prévoir le
ravitaillement des bivouacs pour les deux jours à venir.
Nous prenons la route dans un paysage encore relativement
verdoyant sur une route goudronnée à 4 voies, puis bifurquons pour une piste
pierreuse qui grimpe dans la montagne où subsistent quelques névés sur les
crêtes. Nous croisons un premier campement estival de nomades bakhtiaris près d’une rivière que nous passons à gué.
Les
chèvres et les moutons cherchent l’ombre sous les rochers. Le minibus poursuit
cahin-caha ses montées et descentes jusqu’à une cabane sommaire en pierre à
l’arrivée d’un petit torrent près d’un généreux saule à côté duquel notre
chauffeur Ali se gare. Nous sommes à 3000 m. Nous nous dégourdissons les jambes en
remontant le ruisseau au milieu de chardons et des épineux, moins à l’aise que
les chèvres.
Au bord du chemin
plus large et praticable, une femme qui finit de rhabiller son fils après le
bain, nous salue. Nous nous rapprochons, son mari revêt son manteau blanc et
noir de berger sur sa chemise et son large pantalon noirs, il est coiffé d’une
petite toque en feutre et porte une épaisse moustache. Il nous propose du
yaourt que nous sommes obligés de refuser poliment si l’on veut éviter des
catastrophes. Le repas nous attend de toute façon sous le saule sur le grand
tapis où Ali a profité de notre absence pour fumer son narguilé. Hossein le
fils de notre chauffeur et Haleh s’activent pour préparer les pâtes accommodées
de purée d’aubergine et de thon. Une salade de tomates concombres et fromage
melon et café complètent le repas avant la sieste.
Malheureusement c’est le
moment choisi par le coq pour chanter et Ali en voulant le chasser à coup de
pierre, loupe sa cible et atteint Dany à l’épaule : confusion ! La
sieste est de courte durée, c’est l’heure d’une leçon de français à Hossein qui
a sorti son livre d’étude. Le grand père de la maison vient papoter et pose
avec son fusil pour la photo. Il porte aussi l’épaisse moustache, la toque
noire. Il tient à la main sa petite fille aux yeux extraordinaires d’un bleu
opaque jamais vu. Haleh l’interviewe, il raconte la vie nomade, la transhumance
vers l’ouest tous les 5 ou 6 mois en camion pour les petits troupeaux ou à
pieds avec les plus jeunes de la famille, soit une journée en camion, un mois à
pieds. Hossein nous guide ensuite lors d’une balade qui démarre de l’autre côté de la route par une descente glissante et poussiéreuse jusqu’à une gorge où serpente une rivière verte. Les herbes ondulent et affleurent l’eau. Nous longeons les rives jusqu’à une gorge où se croisent différents cours d’eau puis nous grimpons au dessus des falaises où nous dominons un panorama magnifique sur les montagnes, les campements, les troupeaux environnants.
De retour à notre campement notre premier souci est de
remplir les bouteilles plastique au tuyau d’arrosage qui alimente le bassin à
lessive de la maison et de les purifier avec du micropur. Puis nous montons les
trois tentes autour du saule. Pendant que Haleh et Chantal grillent des
aubergines au feu de bois, nous cheminons sur la piste caillouteuse en quête
d’images pastorales.
Un campement de toile surplombe la piste, les femmes et
des fillettes filent la laine qui servira à la confection des tapis à côté de
moutons qui tintinnabulent. Ils sont multicolores avec des têtes pas possibles,
tout droit sortis d’un album de F’Murr, le génie des alpages. Nous prenons
notre repas sur le sol sous une ampoule électrique à basse consommation, alimentée
par un discret groupe électrogène.
Ce soir nous nous couchons sous les tentes, comme les
poules.
D’après les notes de voyage de Michèle Chassigneux.
mardi 11 novembre 2014
Oh ! Merde ! Cha.
BD punk où en première page une fille sans nez marche dans
une merde rose.
Humour potache avec
parfois des trouvailles et des convictions végétariennes qu’elle assène avec
vigueur. Quelques planches où un mec est à la place d’une femme sont bien
menées : dans le métro, un mâle porte un foulard pour cacher sa barbe qui
pourrait exciter les femmes, et dans la voiture de police qui le protège des
harcèlements de pétasses, les policières lui demandent de boutonner sa chemise
jusqu’en haut car ses poils débordent :
« Dans cette tenue, ce n’est pas
étonnant que vous ayez des ennuis »
Les trois petits cochons finissent cette fois ébouillantés
et Gwenaëlle, la baby siter, a du talent pour fournir quelques cauchemars aux
enfants qui lui sont confiés ; mais ils risquent d’en redemander.
Pas besoin de science- fiction pour dépeindre un monde
désespérant, le petit théâtre de l’hôpital psychiatrique où la peur tord le
ventre, fournit de quoi enfiler la blouse spéciale. Ses dialogues avec
elle-même sont plus divertissants mais quand une fée apparait qui réalise les
vœux des consommateurs d’un bar, ça finit
en carnage et les farces des enfants peuvent faire des ravages entre eux.
De toutes façons, « les histoires d’a… les histoires
d’am…. finissent mal en général. »
Car « Tant boit
le punk de l'eau qu'à la fin il se casse »
Quelques planches dans l’obscurité sont rigolotes, mais
l’éclaircie est de courte durée, décidément tout n’est pas rose !
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