mardi 24 décembre 2013

Bourrasques et accalmies. Sempé.


J’ai ouvert mon Sempé de l’année avant Noël : j’en ai dégusté 120  planches réparties en trois jours. Bien que pour la première fois, je n’ai pas apprécié un de ses dessins : une parade intitulée « Ordinary people pride » qui ne prend pas en compte la souffrance de ceux qui ne demandent qu’à être considérés comme des gens ordinaires et qui avaient besoin d’apparaître d’une façon spectaculaire et festive.
Les 119 autres dessins sont toujours poétiques  et je m’étonne d’être surpris encore par l’auteur que je connais le mieux et que je mets au plus haut.
Toujours les grands rêves, mais dans cette livraison le ton est moins au bonheur sans nuage ;
des reniements, des mesquineries s’immiscent dans le récit.
Les artistes, les décideurs, les ménagères sont de grands enfants. La tendresse côtoie la solitude, les bavardages dans le vide ne s’arrangent pas avec les portables, que se soit dans les cafés, les squares, depuis un immeuble de bureaux, dans les églises ou sur les quais de gare. 
Le choc des mots nouveaux :
« Voulez-vous devenir mon coach ? » demande un monsieur à son voisin de table qui en reste la fourchette suspendue sur la nappe à carreaux.
Mais ce que j’aime par-dessus tout sont les dessins où jadis était précisé « sans paroles » : quand une dame rentre chez son psy d’un air décidé où celle en manteau rouge sur la couverture qui marche dans les feuilles mortes d’un automne flamboyant.
...
Pour mieux voir le dessin, cliquez sur l'image

lundi 23 décembre 2013

Rêves d’Or. Diego Quemada-Diez.



Depuis le Guatemala, à travers le Mexique, trois adolescents dont une fille habillée en garçon et un Indien vont vers le Nord, la Californie. Principalement à bord de trains, véhicules inéluctables de la tragédie de la pauvreté traversant des paysages magnifiques, ils rencontrent policiers et maffieux. Et il y a du monde sur le toit des wagons de marchandises ! Le récit est simple et les relations nouées entre les personnages ne font pas oublier la forte tonalité documentaire de cette sempiternelle quête d’un avenir meilleur malgré des barrières qui s’élèvent de plus en plus haut. Les oiseaux noirs tournent au dessus de la décharge, des chiens efflanqués accompagnent cette tragédie qui malgré la grâce de la jeunesse, son insouciance parfois, va  jusqu’à son terme, implacable.

dimanche 22 décembre 2013

Cendrillon. Maguy Marin.



Je connaissais le conte de Perrault mais ignorais que la pauvrette au balai appartenait à un classique de la danse dont la version de 1985 de Maguy Marin fut jugée révolutionnaire.
S’il n’y a rien qui vieillisse plus vite que la modernité, je n’ai pas décelé de poussière dans la représentation qui vient d’être donnée à la MC2 après 450 autres dans le monde entier, par une chorégraphe dont je ne suis pourtant pas un inconditionnel.
Une fois familiarisé avec les masques que portent tous les danseurs, j’ai apprécié la richesse de la mise en scène sur plusieurs étages et son ampleur.
Les personnages qui évoluent dans une maison de poupée s’animent : depuis un récit venu des greniers de la prime enfance, les corps enraidis incarnent la comédie humaine.
Je me suis étonné dans cette période de Noël que des playmobils soient requis pour la Crèche mais ils peuvent-pourquoi pas-raconter la naissance d’une espérance, même si on préfére quelques santons aux manteaux soulevés par le vent
Le récit poétique et inventif, mêlant candeur et mélancolie, peut convenir aux enfants et aux grands. L’apprentissage de Cendrillon est bien mené avec une épreuve de saut à la corde intense, et si comme dans les cathédrales, les diables sont plus divertissants que les anges, aucune mièvrerie n’envahit le plateau. La musique de Prokofiev aux allures de celle de Chostakovitch, m’a-t-on dit, avait des élans communicatifs.
Je suis revenu au texte qui comporte une moralité :
« La bonne grâce est le vrai don des Fées ;
Sans elle on ne peut rien, avec elle, on peut tout.
C’est sans doute un grand avantage,
D'avoir de l'esprit, du courage,
De la naissance, du bon sens,
Et d'autres semblables talents,
Qu'on reçoit du ciel en partage ;
Mais vous aurez beau les avoir.
Pour votre avancement ce seront choses vaines,
Si vous n'avez, pour les faire valoir.
Ou des parrains ou des marraines. »
Un réseau.

samedi 21 décembre 2013

7 milliards d’autres. Yann Arthus Bertrand.



Le photographe rendu célèbre par sa « terre vue du ciel » est descendu de son hélicoptère et avec d’autres a interviewé 6000 personnes dans chaque continent de notre fragile planète. Un livre fait partie du projet sous l’égide de Goodplanet qui a organisé des expositions et tout un dispositif vidéo sur Internet.
Je pensais que ce volume de plus de 300 pages qui m’a été offert serait certes plaisant mais superficiel, je l’ai trouvé utile et les mosaïques de portraits divers donnent à penser. Quand un individu est interrogé, en face de ses réponses sa présence est forte saisi frontalement dans la diversité de ses expressions.
Le procédé peut sembler banal, lorsqu’il est multiplié, il révèle une vérité humaine qui guérit de bien des cynismes, de toutes les mauvaises fois, et pourrait ébranler quelques positions de racistes de toutes couleurs, quelques paroles définitives d’intolérants de toutes obédiences.
Si le livre se clôt par le témoignage d’un certain Pierre que des foules connaissent sous le nom de Rabhi, ses paroles de sagesse sont au même niveau que celles de Kole l’Ethiopien, Anna la Russe, Floris Bela Maria la Brésilienne ou Surya l’Afghane… Chacun répond à des questions touchant au sens de la vie, à leur idée du bonheur, à la place des femmes, leurs colères, leurs rêves… Et lorsqu’une Irlandaise dit que dans son pays « il y a plus de terrains de golf que de terrains de jeux pour les enfants », je partage son indignation et j’essaye de suivre le conseil de Gianmaria qui demande de ne pas se prendre au sérieux, il vit en Italie.
Tous ne sont pas béatement souriants, certains ont des blessures venant des avions d’une enfance au Japon ou très immédiatement au Rwanda où Béatrice est heureuse d’être en vie seulement depuis deux ans.
Quand Beronica l’équatorienne  dit que « la vie c’est étudier, éprouver, palper, voir, être vivant, être heureux, sourire, pleurer aussi » ce pourrait être une litanie légèrement niaise alors que le bonheur d’apprendre ne va plus de soi  chez nous pour des générations dont des bataillons de souteneurs psychologiques, de cireurs de pompes, de gaveurs de produits ont enrobé, dérobé, toute énergie, tout plaisir.

vendredi 20 décembre 2013

L’héroïsme : une valeur d’aujourd’hui ?



« Un bon héros est un héros mort »
«Il n’y a point de héros pour son valet de chambre»
Les formules définitives à graver au fronton de  mausolées ne manqueraient pas, mais en ces temps ricaneurs, j’ai bien aimé dans Libé, la pensée originale de Susan Neiman philosophe lors d’un article préparatoire au débat organisé par la Villa Gillet, à l’hôtel de région à Lyon:
«  Hegel s’était posé la question : «Il n’y a pas de héros pour son valet de chambre ; mais non pas parce que le héros n’est pas un héros, mais parce que le valet de chambre est un valet de chambre.» Le valet a une vision du monde fruste et grossière, et il fera tout en son pouvoir pour la corroborer. Les gens mesquins et dénués de générosité voient la mesquinerie et la parcimonie partout ; les âmes généreuses, elles, recherchent leurs semblables. »
Elle rappelle : « Le terroriste des uns est le combattant de la liberté des autres. »
Lors de ce débat bien mené, le reporter JP Mari de l’Obs a  souvent joué au journaliste, contribuant à créer la confusion entre victime souffrante et héros, en enchainant quelques généralités  telles que « soldats de la paix », mais Vincent Azouley expert en Grec à l’ancienne, familier d’Ulysse, héros incontesté  bien que mal parti et la philosophe ont élevé le débat bien mené par Olivier Pascal Mousselard lui aussi journaliste à Télérama comme je les aime, n’envahissant pas l’espace, posant des questions vives et cadrantes. Il s’interrogeait pourquoi à la mi-temps de France All blacks sur le service public lançant une série de documentaires sur 14-18, il n’était plus question que  de « tous ces héros » pour qualifier les combattants : est ce plus vendeur ?  
Sans aller comme un écrivain suisse, Benjamin Wilkomirski, qui s’était inventé une enfance en camp de concentration, il est certain qu’aujourd’hui la reconnaissance passe par la  compétition des souffrances : ce n’est plus l’acteur qui parle mais ce que le monde nous fait subir.
Le héros se détache de l’humaine condition en mettant en jeu la vie et la mort mais le grand homme se juge dans la durée.
 À Ulysse qui le félicite de régner parmi les morts, Achille répond :
« J'aimerais mieux être sur terre domestique d'un paysan,
Fût-il sans patrimoine et presque sans ressources,
Que de régner ici parmi ces ombres consumées. »
Giordano Bruno a été brûlé, Brecht dans « La vie de Galilée » met en scène le disciple de l’auteur de « pourtant elle tourne », indigné par le fait que son maître se soit renié, il dit :
« Malheureux le pays qui n'a pas de héros! »
Galilée répond :
« Malheureux le pays qui a besoin de héros. »
Quand le néo libéralisme triomphe, le héros qui doit inspirer, nous élever, nous libérer  ne se trouve pas chez les sportifs (« Shako président », le « r » n’a pas sauté il s’agit de celui qui a été décisif contre l’Ukraine en foot), ni dans une boite de Viagra pour accéder au titre de « héros de l’amour ». 70 vierges qui attendraient au paradis ne sont qu’un faux prétexte pour risquer sa vie : le fondamentalisme est plus sérieux. 
J’ai le sentiment d’un éternel retour avec une invitation à nous réapproprier les mots, c’est que nous ne serions pas sorti des prémices : « au commencement était le verbe ».
………….
Dans le Canard de cette semaine :  

jeudi 19 décembre 2013

Biennale d’art contemporain de Lyon. 2013.



Est-ce que parce que l’art contemporain est un marqueur culturel impitoyable, un domaine de spéculation affolant, que nous devons nous interdire de nous tenir au courant de ce qui se présente à nos yeux ?
Les obstacles sont nombreux : un verbiage le plus souvent abscons accompagnant les œuvres,
une communication hiératique : l’œil poché qui annonce la biennale, une tête de cochon ou une bulle de chewing-gum sont-ils incitatifs ?
Quand on annonce « un moment  délicieusement érotique de superposition, et nous nous réjouissons de repérer la perfidie » pour des bouteilles pendues sous un cadre, il y a de quoi débander, nous débander.
La profusion des artistes est-elle décourageante ou permet-elle, aux familiers du zapping, des découvertes, en épargnant les raseurs ?
Je livre quelques mots depuis deux lieux : le MAC et la Sucrière, en passant par-dessus les vêtements sur le sol, quelques bites, des BD agrandies, quelques rames de papier, des parpaings, des titres bidons et des provocations datant de Mathusalem accompagnées de tant d’oublis.

Pour être peu sensibles aux vidéos proposées en général en ces lieux, je change d’avis avec Takao Minami qui respecte le thème de cette 12° biennale consacrée au récit « Entre temps, brusquement et ensuite. » Des personnages fragiles irisés de lumière traversent des paysages rêvés participant à un univers original, poétique qui nous offre une belle découverte tout en nous paraissant familier. 
Gustavo Speridiao a apporté pour moi une touche d’humour au cours d’une pérégrination qui n’était pas là pour rigoler. Une histoire de l’art vraiment personnelle : une série de  photographies souvent originales aux titres décalés.
« Nous sommes les pirates d’une histoire inexplorée » sonne pas mal comme titre de Takewata qui s’attaque à Fukushima, rien que ça.
Le collectif Madein company présente sous vitrine des gestes des religions, du sport ou  de la politique qui se ressemblent. Cela conviendrait mieux à un musée d’anthropologie mais les rapprochements sont stimulants.

Paulo Nazareth a payé de sa personne en faisant le trajet de Johannesburg à Lyon à pied, il a déposé quelques étiquettes ramassées au cours du périple.
Les projections d’images poétiques sur du sable de Gabriela Fridrksdottir font partie d’une installation qui regroupe une vidéo aux allures chamaniques, des bouteilles en verre soufflé, une construction semblable à un fruit dans un environnement soigné de sons comme dans quelques autres propositions succinctement décrites ci-dessus. 

mercredi 18 décembre 2013

Ethiopie J 13. Konso.



Nous devons pas mal rouler aujourd’hui revenant sur nos pas vers Key Afer. Dans la plaine, nous bifurquons par une piste rectiligne que nous suivons un long moment avant d’atteindre un village Arbore.
Le rituel commence : un guide local nous explique les coutumes du village constitué de trois tribus différentes, qui ont créé une langue commune pour cohabiter.
Les filles ont la tête rasée et s’habillent de peaux de bêtes alors que les femmes mariées se laissent pousser les cheveux et se ceignent la taille avec du tissu.
Autour de nous la population grossit,  sauf des femmes occupées à refagoter l’armature d’une case, remplaçant les parties noircies par le feu.
La séance photo peut commencer, nous choisissons les figurants  par groupes de trois. Les demandes de soap, t-shirt, de nos bracelets se multiplient, les soldes pour les photos arrivent…  nous parvenons à remonter dans les 4X4, après avoir acheté un tabouret.
Nous subissons une nouvelle crevaison après avoir croisé des pintades peu farouches.
Nous mangeons dans un  restaurant routier, assez grand, avec plusieurs paillotes. On nous sert deux plateaux pour 6 sans viande à cause du jeûne car nous sommes vendredi.
Nous nous régalons de purée de pois cassés et lentilles rouges légèrement pimentées.

Des merles métalliques s’approchent des plats qu’ils picorent en compagnie des worabées (tisserins jaunes) de façon assez effrontée. Les becs affamés font inévitablement basculer dans un grand bruit de métal des plateaux disposés avec les restes sur une murette.
La route vers Konso passe dans des paysages verdoyants de collines où se distinguent des terrasses et grimpe en pente non négligeable vers des altitudes plus élevées.
La ville de Konso se répartit autour de la rue centrale descendant sérieusement jusqu’au rond-point faisant référence à l’UNESCO.
Notre hôtel, « The green Hôtel » n’est pas très reluisant avec une cour ravinée où sont plantés quatre totems en bois et deux abris circulaires surmontés de toits de chaume traditionnels. Nous logeons dans des chambres au rez-de-chaussée, le premier étage est encore en construction. Pas d’eau courante, nous nous contenterons du seau d’eau, quant à la lumière , Achenafi, un de nos accompagnateurs, court acheter des ampoules.
Nous partons à pied, dans la ville que nous pouvons parcourir tranquillement : « welcome ».
Nous nous asseyons un moment sur un banc de terre adossé à la case d’handicraft d’où nous observons la vie de la rue : femmes croulant sous le poids de fagots, habillées de jupes traditionnelles blanches retournées et ceinturées en haut, des enfants, des motos, des hommes en habit musulman ou européen et une colonne de jeunes portant leurs pelles, rentrant du travail.
Autour d’une table bancale nous nous réunissons pour discuter, lire, compléter nos journaux. Girmay nous raconte comment enfant il attirait les pintades avec des plumes pour les prendre  au collet.

mardi 17 décembre 2013

La vie secrète des jeunes. Riad Sattouf.


Le dessinateur de Charlie hebdo a beau annoncer au début de chacune des scènes, qu’il croque, que ce sont des situations « vues et entendues », nous sommes partagés entre l’effarement et l’admiration de voir la réalité si efficacement attrapée.
Dans le métro, les fast food, dans la rue, quand le téléphone portable amplifie l’impudeur, les jeunes ne sont guère saisi à leur avantage dans les traits de leur visage, ni dans leurs paroles.
Les relations sont souvent violentes et quand il s’agit des enfants, on ne rigole pas ; c’est parfois ignoble.
Cette accumulation sur 160 pages poursuivie sur trois tomes est un document utile sur l’état de la société qui se lit facilement grâce à un humour qui met à distance les plus sordides situations.
La transcription des langages est fine, cocasse et sans pitié pour les tics et la vacuité.
Je vais essayer de lire La Bruyère avec ses portraits piquants auxquels j’ai pensé à cette occasion. 
Plus vif que l’émission strip tease mais de la même acuité, il cultive chez nous un pessimisme des plus tenaces. Faut-il en rire ou en pleurer ? Pour les héritiers d’Hara Kiri, « le journal bête et méchant », le vivier où barbotent les stupides, les perdus, les brutaux est encombré, avec donc d’autres volumes à dévorer.

lundi 16 décembre 2013

Nos héros sont morts ce soir. David Perrault.



Film en noir et blanc avec des personnages qui ne le sont pas moins, contrastés.
Sur les rings de catch, « Le spectre » rencontre l’ « Equarisseur de Belleville » et inversement, reproduction de la rivalité de « L’ange blanc » contre « le bourreau de Béthune » que tout le monde savait factice dans ces années de guerre d’Algérie qui, elle, n’était pas du jeu.
Ambiance de bistrots enfumés, avec œuf dur sur le zinc, juke box, personnages à la Gabin, serveuse lettrée, méchant méchant.
Le dilemme primaire dans lequel sont présentés les personnages aimablement éclairés ne nous touche guère. Certains spectateurs avaient marché avec le muet « The artist », pas sûr que ce film parlant qui suivrait le filon rétro séduise autant.
« Il ne faut pas effaroucher les songes » est-il dit, certes, mais d’autres formules, copies décolorées de ces années 50 finissantes, telle qu’«  il faut prendre et non comprendre » ne rentrera pas dans le répertoire des répliques cultes de films qui valaient alors pour leurs dialogues savoureux.

dimanche 15 décembre 2013

Katlehong Cabaret.



Depuis une banlieue de Johannesburg huit danseurs musiciens et chanteurs ont débarqué sur la scène de la grande salle de la MC2  et nous ont enchantés.
Poings levés et les deux pieds surtout pas dans le même sabot, en bottes de caoutchouc ou en claquettes avec humour et une énergie communicative, ils nous ont régalés. 
Quand les morts sont évoqués par le meneur de revue, on le croit, car si leurs danses tapageuses évoquent la tradition, elles s’emparent aussi du hip hop, en des défis, des séquences bien menées.
La chanteuse avec conviction et sensibilité entraine les danseurs chanteurs inépuisables.
La danse « festive et rebelle »,  est élémentaire, humaniste : c’est la culture pantsula.
Je recopie sur le site www.danseraparis.com/
« Pantsula est un mot zoulou qui signifie "marcher avec les fesses retroussées" ou "se dandiner comme un canard"; ce qui représente une des caractéristiques de cette danse. Egalement, les danseurs frappent et glissent sur le sol avec leurs pieds.
Cette danse, en constante évolution grâce aux mouvements qui s'inspirent de situations et de gestes du quotidien, est une danse urbaine codifiée qui demande beaucoup de virtuosité.
Le mouvement libérateur que représente la Pantsula s'exprime à travers une danse énergique, puissante où il est constamment nécessaire de se démarquer par la recherche de pas originaux. « 
Bien d’autres spectacles en comparaison apparaitront plus fades et maniérés et nos « clap clap » des politesses, alors que c’était toute une salle debout qui battait ce samedi.

samedi 14 décembre 2013

Les variations Bradshaw. Rachel Cusk.


La littérature joue à la musique : 32 chapitres comme les variations Goldberg de Bach,  pour décrire quelques couples anglais qui cherchent une partition leur convenant au mieux : ils se cherchent, s’ennuient, doucement, entre rêves et compromis.
 « - Je lisais un livre, un peu plus tôt, raconte Thomas, sur un homme qui tue sa femme parce qu’elle joue du piano. » […]
«- Vous devriez lire des livres plus joyeux, suggère Olga. Pourquoi se rendre la vie plus difficile ? […]
- Je ne sais pas pourquoi ; Je n’y ai jamais réfléchi. Vous lisez des livres joyeux vous ? » […]
- Moi je lis des magazines »
Le regard de l’auteur est minutieux, cernant les enjeux des moindres gestes du quotidien, en exalte la portée pour l’achat d’un manteau, l’adoption d’un chien …
« L’aéroport d’Amsterdam avec ses bâtiments gris et bas surgit sous des rideaux de pluie horizontaux. Des véhicules en forme de boites sont garés sur le tarmac entre des mares d’eau ridées par le vent. L’anonymat de ce lieu est presque excitant. Lui aussi est rationnel, impersonnel. Il lave Tonie des heurts qu’entrainent les relations humaines. Il la délivre de tout ce qui est privé et particulier, de l’émotion elle-même. »

vendredi 13 décembre 2013

Ecole : faux rythmes, idées courtes et grosse fatigue.


Content :
Le ministre de l’éducation est content des interrogés par ses services qui sont contents de sa réforme des rythmes scolaires : l’affaire est bouclée, subventionnée : alors silence dans les rangs.
Cette affaire des rythmes signe une étape de plus dans la perte de pouvoir de l’école avec la complicité de ceux qui y travaillent. Les agents de l’état voient leur classe, mise au service des petites séductions et lubbies locales.   
Puisqu’on vous dit que l’école fatigue, les enfants baignés dans cette litanie quotidienne, se demandent : à quoi bon travailler ? 
Général :
Sur France Inter, je n’en croyais pas mes oreilles, mais le si sûr de lui meneur de liste aux européennes, ci présent ministre, pense que pour gagner des places au classement PISA, il conviendra de laisser la décision d’orientation aux parents à l’issue de la 3°. Il devra prévoir des postes supplémentaires en lycée et quelques serpillères pour accompagner les profs de collège qui manquent tant de discernement.
Tous en enseignement général, même pour ceux qui n’ont guère d’appétit.
Patère :
Quand il faut perdre du temps à négocier avec certains élèves pour qu’ils daignent  poser leur doudoune  les protégeant de toute intrusion extérieure, de tout apport, faudra-t-il ajouter un item aux évaluations, avec accessit pour qui dit « bonjour  madame» ?
On me dit dans mon oreillette que c'est déjà le cas.
Recopier le devoir d’un camarade pourrait attirer les compliments :
« A bien voulu regarder son cahier de textes et a apporté sa contribution au travail en équipe » !
Mais cette usine à gags a déjà beaucoup donné.
Morsure :
Dans un commentaire posté  à propos d’une BD mettant en scène de vertes engueulades entre parents et enseignants, une maman se plaignait de la punition infligée à son petit parce qu’il en avait mordu un autre, alors qu’ « elle ne lui avait pas appris à mordre » : donc les enseignants étaient vraiment en dessous de tout.  D’abord tenté de ne pas ajouter de commentaire tant ce témoignage demeurait sur le terrain de la caricature, je retiens cette réaction en ces temps sans nuances, cette défiance à l’égard de tout autre éduquant que soi est significative.
Le spectacle du représentant de la nation qui avait endossé les habits du coq a beau avoir disparu des écrans : cette arrogance, ce culot, cette certitude d’avoir toujours raison est le lot de nos rapports sociaux.
Alors que le manque de confiance en soi a été repéré comme un des maux de notre système éducatif combien de fanfarons, d’inaccessibles à la moindre remarque ?
...............
Le dessin de Cabu ci-dessus était dans "Le Canard" de cettte semaine, celui de Willem ci dessous dans "Libération":

jeudi 12 décembre 2013

Fête des lumières. Lyon 2013.



Des artistes ont mis en place plus de 70 projets, illuminé 250 monuments ; alors impossible de tout voir pour les 3 millions de visiteurs, dit-on, et même 4 sur un autre site qui parle de plus grande manifestation culturelle au monde.
Quatre jours autour du 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception - mais qui le sait ?
La tradition remonte à plus d'un siècle et demi.
Un gône était prince de la cité sur la place des Terreaux où l’Hôtel de ville offrait une de ses façades aux éblouissantes couleurs.
Place Bellecourt, Louis 14 renaissait sous les pinceaux des projecteurs et des bouffées enflammées, un enfant géant animait la grande roue.
La Rue de la « Ré » sous ses arcades flamboyantes avait des airs d’ailleurs.
J’ai trouvé trop rigides la fleur de la place Pradel  ainsi que les géométries voisines alors que d’autres tulipes se reflétant dans l’eau vibraient.
Place de la bourse, les coroles de Chantal Thomas apportaient un peu de printemps dans une nuit qui tombe tôt.
Le spectacle à l’hôtel de région valait le coup parait-il, mais je n’ai vu, lorsque j’y suis passé qu’un mur, où des enfants dessinaient par contact avec des ampoules lumineuses comme sur  une grande ardoise magique : magique.

mercredi 11 décembre 2013

Ethiopie J 12. Chez les Mursi.



Aujourd’hui nous allons rencontrer les Mursi peuple réputé guerrier (voir J 7 sur ce blog).
Lorsque nous accomplissons les formalités pour un guide local  à l’allure rasta : Eyop, une policewoman en profite pour dresser un procès verbal au motif fantaisiste que nos véhicules seraient en stationnement illicite.
A l’entrée du parc Mago, nous nous acquittons des droits de passage.
Nous nous apercevons que nous étions en altitude quand la route descend vers la vallée de l’Omo. Sur la route qui mène à une entreprise de sucre, coupée lors d’incidents récents et pourtant indispensable pour le ravitaillement, nous croisons des camions, dont un renversé sur le bas côté, un autre cabossé et remorqué.
Nous prenons en charge un garde armé près d’un panneau surmonté d’un crâne de buffle. Avec lui attendent des jeunes femmes aux lèvres distendues et pendantes qui laissent apercevoir deux incisives de la mâchoire inférieure arrachées, elles ne portent pas leur plateau labial constamment.
Il grimpe sur le toit d’un de nos 4X4 et nous poursuivons la route parfois en train d’être consolidée par des ouvriers sur le passage de rivières.
Nous avons pu observer l’écobuage et des graminées roses et blanches lumineuses à cette heure. Un chemin bourbeux détrempé par les pluies nous conduit à Pilé, un village Mursi.
Près du « parking » s’avachissent quelques hommes visiblement saouls.
Nous avançons jusqu’au village où Eyop nous explique les coutumes locales.
Ici,  l’homme choisit sa femme et si les deux familles sont d’accord, les deux fiancés vivent à l’écart, chacun à un bout du village jusqu’à ce que la fête soit prête : environ 25 jours. Le futur marié se gave de lait et de sang de boeuf à en devenir obèse pour un temps.
Le plateau incrusté dans la lèvre inférieure, le labret, était il destiné à dissuader les auteurs de razzias, les esclavagistes ?
La mère perce un trou destiné à recevoir d’abord des cylindres de bois dont le diamètre ira croissant jusqu’à des disques de terre cuite dont la taille est proportionnelle au prestige escompté.
Des implants sont souvent posés sous la peau en récompense pour un acte de bravoure. Par exemple une des femmes que nous avons vues, a tué un singe : elle a eu droit à des incisions au dessus des deux seins servant à l’introduction de  petits cailloux. Ces reliefs, peuvent se voir aussi sur les bras et le ventre. Les oreilles portent également des disques spectaculaires.
A la sortie du village  sont regroupés des greniers pour une population que le gouvernement cherche à fixer.
Notre guide nous ordonne de ne pas photographier à moins de passer par l’entremise d’Eyop seul capable de négocier les prix. « Photo, photo, birrs » est le langage que nous tiennent les enfants et les femmes. Le ton monte, et il  y a des déçus bien décidés à obtenir ce qu’ils demandent, les « You » sont plutôt agressifs ainsi que les gestes destinés à mobiliser notre attention. Les touristes australiens que nous retrouvons sur les lieux fuient sans attendre cette ambiance tendue.
Girmay presse gentiment notre groupe : « bon si vous avez fini » car les villageois insistent pour les photos payantes ou la vente de plateaux labiaux. Les tarifs baissent, on solde !
Notre guide nous avouera qu’il n’était pas tranquille et son stagiaire avait peur. Il faut dire que nous n’avons pas su grand-chose et bien des péripéties nous échappent.
Nous apprenons que récemment  un motard éthiopien a été tué, son corps n’a été récupéré qu’au bout de 8 jours, et un chauffeur de touristes a été visé par des tirs de kalachnikov.
Nous nous arrêtons à un point de vue sur la vallée, où  la route en contrebas  nous apparait en forme de cœur. Quelques enfants au corps peints, connaissent cet endroit et tentent encore leur chance. Nous n’avons pas vu d’hommes adultes recouverts de peinture comme les représentent les livres.
Nous déjeunons à Besha Gojo : steak au poivre ou poulet curry et nous vadrouillons dans Jinka vers un autre marché, vite repérés par des gosses qui forment vite une petite cour autour de nous.
Compartimenté, le marché regroupe les vendeurs de céréales, que les ânes et les chèvres tentent de chaparder dès que les vendeuses tournent la tête. Plus loin les fruits et les légumes sur des étalages plus petits et variés ne laissent pas beaucoup de place pour circuler. Nous sommes sollicités par des Mursi plus noirs que la population locale venus à la ville souvent habillés d’une  seule couverture.
Puis nous visitons un petit musée en surplomb au milieu d’un jardin bien entretenu.
Quelques  vitrines regroupent des objets traditionnels classés par ethnies, parfois très proches les uns des autres et qui nous paraissent maintenant plus familiers. Des tableaux didactiques situent les ethnies sur des cartes simples. Les ethnologues à l’origine du musée n’ont pas hésité à s’afficher sur les photos. Un panneau : « relax on a headrest and a lion skin » inspire Achou qui applique la recommandation.
Nous nous assoupirons le soir dans un lit plus ordinaire après avoir approché un peuple aux coutumes extraordinaires.

mardi 10 décembre 2013

Des berniques. Sébastien Lumineau.


« On a de quoi faire des pâtes au saumon » mais la date de péremption est passée de 24h et ils n’ont pas vraiment faim.
En bord de mer pour ne même pas arranger une histoire de si peu d’amour un homme et une femme superposent un peu leurs corps mais ne se supportent plus.
Il pleut, il fume, il dit : « on en parlera plus tard ».
Les patelles ou berniques font « crack crrrac » sous les chaussures dont il faut secouer le sable avant de monter dans la voiture.
Le trait très simple arrête chaque geste du quotidien, en exprime l’ennui et singularise cette chronique dont la lecture dure le temps d’une chanson. Une impression agréable perdure, les silences ont laissé de la place pour un spleen convenant au temps pluvieux.
« on attend l’éclaircie ou on se casse si tu veux ? »

lundi 9 décembre 2013

L’escale. Kaveh Bakhtiari.



En Grèce, une des portes d’entrée de l’Europe pour les bateaux débordants d’émigrés, un appartement au ras du trottoir où s’entassent des iraniens clandestins. Le réalisateur va coucher par terre avec ces jeunes hommes et restituer leur attente d’un autre départ.
Il ne reste qu’une lueur verdâtre quand la lumière de la Méditerranée est filtrée par un drap tendu à la fenêtre pour éviter les regards.
La pauvreté vient échouer sur nos plages, les aspirations à la liberté s’agrippent aux grilles de nos frontières.
L’un de ces illégaux en arrive à se coudre la bouche pour se faire remarquer mais les médias alertés trouvent le sujet sans importance. La réalité est suffisamment dramatique pour que le  réalisateur suisse né en Iran n’ait besoin d’asséner de leçons ; ses survivants nous poursuivront

dimanche 8 décembre 2013

Le conte d’hiver. Patrick Pineau.


La pièce de William Shakespeare est tragi avant l’entracte et comique après.
J’ai rarement changé d’humeur à ce point entre deux parties théâtrales, m’ennuyant d’abord dans des histoires de jalousie, de roi de Bohème et de Sicile, et me réveillant après l’entracte grâce à l’entrain des acteurs que j’avais trouvés peu inspirés au départ et qui se transcendaient dans une deuxième partie enlevée.
Ainsi ce roi quand il monte sur la scène d’un théâtre dans le théâtre, rayonnant alors qu’il avait été faible auparavant.
L’excès va mieux à la comédie, et je me repentais de n’avoir pas dit un mot au moment des honneurs rendus à Jérôme Savary que j’avais tant aimé, inconsolable de ses animaux tristes tellement chaleureux. Que j’en pisse des yeux !
La comédie et le drame constituent les composantes banales du cocktail shakespearien auquel s’ajoute une langue riche, ainsi dans la bouche du temps qui a pris son temps :
« Je mettrai hors de mode ce qui brille maintenant, comme mon histoire le paraît à présent. Si votre indulgence me le permet, je retourne mon horloge, et j'avance mes scènes comme si vous eussiez dormi dans l'intervalle. »
Une facétie pour nous dire que la deuxième partie se passe quelques années plus tard, bien tournée.
Le roi excessivement jaloux, devient inconsolable avec excès, mais tout se résout  à la fin, les morts n’étaient pas morts, c’était un songe loin de ceux d’une nuit d’été.
« Musique, éveille-là Jouez! C'est l'heure, descendez. Cessez d'être pierre, approchez… Léguez votre torpeur à la mort; de la mort la précieuse vie vous délivre! Elle bouge, vous le voyez. »

samedi 7 décembre 2013

France culture papiers. Automne 2013.



Est-ce parce que le dossier principal tourne autour de l’excellence ou parce qu’il y a comme dans tous les « mooks », en ce moment, un reportage sur l’Antarctique mais j’ai trouvé cette livraison bien froide ?
A Vostock a été relevée une température de - 89,3°.
Dans le cahier central Orsenna est intéressant et me fait regretter d’avoir relayé des infos people à son égard, il vaut mieux que cela.
La commémoration des 50 ans d’émissions de France culture ne sort pas tellement de l’auto célébration avec des lettres d’auditeurs sans intérêt hormis leur datation.
Alors quelques mots qui émergent à la lecture comme des musiques lors d’une écoute flottante :
Emerson : « La sagesse est la capacité de trouver la fin du voyage en chaque pas du chemin, et de vivre le plus grand nombre de bonnes heures. »
Dans les questions d’Adèle Van Reeth il peut y avoir de la matière à se rassurer :
« … le perfectionnisme moral est une façon de se réconcilier avec sa propre imperfection, donc de notre perfectibilité. »
 Et la chroniqueuse Caroline Eliacheff cite Barenton :
«  Evitez ceux qui parlent de leur honnêteté : ils vous roulent. Traitez avec qui se vante d’avoir roulé autrui : c’est qu’il n’en a pas l’habitude »
Sinon  des articles concernant « L’élite contre productive en France » par une élite, « nous ne naissons pas homme nous le devenons », « Pistorius » et « La Joconde » sont assez attendus. Par contre une réflexion telle que « la beauté est liée à la femme parce qu’elle vivait dedans à l’abri des intempéries », sort des sentiers battus.

vendredi 6 décembre 2013

Retrait de Dominique Voynet : chapeau !



Vue de loin, la maire de Montreuil ne s’est pas montrée toujours habile et son attitude par rapport au cinéma Méliès lui a valu bien des incompréhensions, mais avant que le flot de l’oubli n’ait tout emporté, j’ai trouvé que sa sortie récente tranchait avec les arrangements, les lâchetés qui sont devenus si familiers en politique.
« Je ne veux pas partir en campagne en promettant logements et jobs «à la mairie» comme le font certains de mes adversaires depuis des mois, ou en dénonçant les politiques pourris, etc. Je ne me retrouve pas non plus dans un jeu politique local où la gauche s’écharpe depuis vingt ans, où chaque groupuscule prétend rassembler tout en se déchirant, où les seules majorités qui arrivent à se constituer sont éphémères et «contre» »
Toute ressemblance…
De blagues en blogs il est plus facile de dénigrer et bâcher que de reconnaître ou d’apprécier alors petit paragraphe pousitif.
Nous ne sommes pas du même parti mais du même bord, et plus d’un septennat nous séparent. Elle m’irritait parfois comme ses sœurs en politique expliquant ce qu’il convient de penser en articulant comme tant de profs (parole d’instit).  Mais elle m’était familière dans  ses évolutions, son réalisme et le rabotage de ses utopies, jusqu’à ce que le cynisme fut trop visible au fond du verre.
Elle a tranché, la place n’est pas restée longtemps inoccupée. Bartolone aura des serviteurs plus dociles dans sa baronnie.
Après Dany, Mamère, Hulot, dans un groupe qui prétendait renouveler les pratiques politiques, le vide se fait. « La Firme » est redoutable, tellement dans l’air du temps : les plus anciens partent, ils sont l’honneur de la politique. Il ne nous reste qu’à sourire jaune au pitoyable spectacle des Duflot-Placé qui restent. Sur « rue 89 » Liepietz donne un compte rendu des dernières tractations EE les verts : éclairant.
De surcroit mon ancienne favorite Royal qui estime que ce «n'est pas très positif de critiquer la politique» aurait mieux fait de se taire ce coup-ci aussi, comme si c’était préférable de cacher les pratiques qui éloignent les citoyens des pros de la politique, alors que rois et reines sont dévêtus. Elle qui avait un temps choisi son mandat régional plutôt que de cumuler est désormais à l’affut de n’importe quel poste, l’espoir de renouvellement du langage et des mœurs qu’elle a appelé un instant n’était donc qu’un positionnement publicitaire.
Reeves et Berger (CFDT) dans Libé :
« Face à la situation hautement préoccupante que nous vivons sur le plan social mais aussi économique, il est de première importance que les enjeux environnementaux ne soient pas négligés. Ces trois dimensions sont liées. La qualité de la vie et la santé, par exemple, mais aussi la performance économique, sont dépendantes de la qualité des écosystèmes, de l’air et de l’eau. » Evidemment.
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