lundi 4 mai 2020

L’argent. Marcel L’Herbier. Jean François Zygel.

Nous sommes allés à la MC2  avant tout pour le musicien pédagogue vu à la télé qui sait si bien communiquer sa passion. Comme Zygel nous l’a expliqué, il est arrivé que des orchestres symphoniques soient invités à des projections cinématographiques de ce qui était à ses débuts un art forain.
Ce soir, le pianiste au premier plan fait mieux qu’accompagner les images muettes de Marcel l’Herbier, fondateur de l’IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques).
Le film très art déco, inspiré du roman homonyme de Zola qui se déroulait au XIX° siècle, date de 1928, juste avant le crack boursier, alors que le cinéma muet vit ses derniers instants.
Si les regards expressifs des acteurs n’impressionnent guère le spectateur d’aujourd’hui, les mouvements de caméra, les décors, les costumes, justifient les éloges que cette œuvre richement financée a recueillis tardivement.
Le format  de 2 h 50 aurait pu être raboté, sans nuire à l’incompréhension qui peut naître devant la frénésie des mouvements boursiers, matière peu cinématographique, en dehors des vues sur un lieu qui avait toutes les raisons de s’appeler la corbeille.
L’aviateur adjoint du banquier a mis plus de temps à se décoller de sa femme que pour traverser l’Atlantique. Par contre il perd la vue et la retrouve en moins de temps que je mets à retrouver mes lunettes.
Il est intéressant de voir Antonin Artaud acteur et Yvette Guilbert en boursicoteuse, quant à  La baronne Sandorf jouée par Brigitte Helm dans le genre femme fatale qui ne succomberait pas ?
La silhouette des Dupond et Dupont apparaît même avant leur première sortie en 1934 dans « Les cigares du pharaon ».
Avant la conclusion qui apporte une touche d’humour bienvenue, une formule éprouvée se retrouve sur un carton : « L’argent est un bon serviteur mais un mauvais maître ». Elle peut servir de résumé.

1 commentaire:

  1. Ça a l'air chouette. Je découvre un gout pour le cinéma muet, comme pour le mime.
    Et puis ça m'aurait fait rêver aussi, comme je peine à faire en ce moment...

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