
lundi 11 janvier 2010
Bright star.

dimanche 10 janvier 2010
So foot : 50 légendes.

Il en va des survivances de l’enfance depuis qu’on est tombé dans le chaudron.
Eprouver le calendrier, espérer à chaque saison, voir des réussites qui s’enchainent et se désespérer de glissades inexorables. Tout le théâtre de la vie pour de rire. Faire partie du cercle qui sait que le Messi se prénomme Lionel et de la confrérie universelle des garnements. Alors que j’ai espacé mes lectures du mensuel « So foot », décalé de l’actualité tonitruante du premier sport du monde, ce numéro de 240 pages me réconcilie avec leur écriture soignée, leur regard original sur notre plus grand dénominateur commun tout au tour de la planète : le jeu avec une balle ronde.
Domaine d’artistes et de fous, exacerbant les passions ou la politique se cache ou parade.
Des individus : Di Stephano : « Alfredo, tu vas avoir quarante ans, tu vas commencer à être ridicule en short », Romario, Higuita avec son coup du scorpion, Garrincha, et le but du siècle de Maradona raconté par ceux qu’il a dribblé et des illustres inconnus aux destins incroyables.
Des équipes : Brest, Bastia, Kiev, les Corinthians et cette équipe de Kiev face à la Flakelf qui salue : « Heil Hitler » et devant le stade rempli de soldats allemands, les joueurs en face tendent le bras et le replient sur la poitrine en criant « vive le sport » formule traditionnelle d’ouverture des manifestations sportives soviétiques. Selon la « version officielle » qui circulera 50 ans, tous les joueurs furent fusillés dans leur maillot rouge à l’issue de la rencontre. La légende l’a dit ainsi le courage était là.
Les drames : le Heysel, les avions de Manchester et du Torino.
Du beau linge : Camus, Bob Marley, Guevara, Pasolini, J.P. Mocky.
Je retourne, je n’ai pas fini de voir ce qu’est devenu Ziobert et qui est ce Marinello ?
samedi 9 janvier 2010
Changement climatique.

- La population mondiale était de 6,8 milliards en 2009 elle sera de 9,2 milliards en 2050.
- De 1700 à nos jours le PIB mondial a été multiplié par cent et la population par dix.
- Les émissions de gaz à effet de serre se sont accrues de 38% depuis 1990.
- La résolution de la question du changement climatique ne se résoudra pas par l’épuisement des énergies fossiles : au rythme de consommation actuel c’est le charbon qui a les réserves les plus importantes : 122 ans et 50 ans pour le pétrole.

- Plus de 1, 2 milliards de personnes vivent dans des régions où l’on dispose de moins de 1000 m3 d’eau douce renouvelable, le seuil de rareté. Bassins du Nil, de l’Indus, du Tigre, de l’Euphrate…le Midwest. Le Poitou et la Beauce sont menacés par la surexploitation des nappes phréatiques.
- Le CO 2 relâché dans l’atmosphère y demeure plusieurs année, alors diminuer nos émissions de 50% d’ici 2050 éviterait que la hausse des températures n’excède pas 2 degrés.
Rien que de l'air, rien que de l'eau. Ne nous laissons pas enfouir la tête sous la terre pour savoir à qui sera délivré la carte pour accéder à notre résidence!
L’urgence écologique accélère l’urgence sociale à l'échelle de la planète.
Chavez, à Copenhague rappelle quelques fondamentaux sur Daily Motion: 19 minutes de discours qui valent le détour.
vendredi 8 janvier 2010
Loin. Renaud Camus

Ses dialogues qui m’avaient appâté entre un lettré et une séduisante délurée ne m’ont pas déçu :
« Bonjour !
Elle prononce bon-jou-reuh, en trois syllabes.
« Boujour.
- Vous allez sur Chalmont ?
- Euh…Oui, je vais sur Chalmont, mais je ne vais pas à Chalmont.
- Hein ? Non, sérieux : vous y allez ou vous y allez pas ?
- Je veux dire : je vais dans la direction de Chalmont, oui, mais je ne vais pas à Chalmont. »
Moments d’ironie dans un récit d’une tranquille déprise dépressive du monde qui le mène face à l’océan, inévitablement.
« N’attendre rien. Rabattre tout futur, en permanence, sur le moment présent. Habiter l’instant. Etre là, très là. Et d’autant plus vivant qu’demi-mort, déjà. »
Dernière phrase grandiloquente au bout d’un parcours où le passé s’efface, où il évite le présent et ses contemporains à chaque rond point. Las très las.
La langue au service de descriptions de la campagne hors saison est précise, juste. Il souhaite des paysages encore plus déserts, bien qu’il essaye, en se défaisant de lui-même, de se garder de tout jugement péremptoire pour le réserver aux goujateries de l’art contemporain, à la dictature des musiques omniprésentes, aux portables envahissants. Je me retrouve bien dans cette mélancolie, mais le côté fin de race d’une aristocratie incomprise avec le cousin qui finit comme le banquier Stern, m’a épargné d’avoir à aimer ce roman. Pas vraiment un roman mais un prétexte à quelques réflexions comme la conversation savoureuse avec un prêtre, mais cela aurait pu tenir dans une émission de radio écouté en roulant sur des chemins du massif central.
jeudi 7 janvier 2010
Peinture et théâtre : Delaroche Paul


mercredi 6 janvier 2010
J 16. Ban Mê Thuot

Pas besoin de réveil matin ici : dès 4h 30, les hauts parleurs perchés sur des pylônes entament la journée d’une façon guillerette et appellent la population à pratiquer le tai chi, qui met en train !
Quelques temps après la sortie de la ville, deux policiers arrêtent la voiture : le chauffeur roulait à 62 km/h au lieu de 50 km/h. Montant de l’amende : 800 000D, il faut retourner payer à Kontum, donc demi-tour pour payer au poste de police en passant par la case trésor. L’essentiel de la journée se passe dans la voiture climatisée qui traverse les hauts plateaux. Nous ne pouvons pas suivre le programme initial et visiter le village Jaraï et « son incroyable art funéraire » heureusement aperçu au musée ethnologique de Hanoï. La police n’a pas accordé les autorisations nécessaires car le typhon a fragilisé le pont qui y conduit. Nous nous rabattons alors sur le lac artificiel Yali, promenade appréciée des vietnamiens, mais qui nous indiffère. Tous les villages apparus à la suite de la construction du barrage datent de moins de vingt ans et sont peuplés par des nordistes.

Nous prenons notre repas au bord de la route. Notre guide Thien prend les choses en main et se met elle-même aux fourneaux ! Riz, soja, légumes verts (blettes) sautés et des traces de poulet coupé à la hache, la peau et les os. La proprio du restau est pourtant gourmande : 150 000 D sans les boissons. Le chauffeur qui a mangé à côté a payé cher lui aussi.
Nous poursuivons la route jusqu’à Buon Mê Thot ou Ban Mê Thuot, à moitié somnolents et arrivons au « Dam San Hôtel » vers 16h.
L’hôtel « luxe » possède une piscine en eau, protégée par un bosquet de bambous.
Nous allons visiter le marché. Capitale du café, la ville affiche un air de prospérité et des maisons toute récentes. Les gens sourient, quelques hello saluent notre passage. Il faut dire que nous n’avons rencontré que deux occidentaux. Ce n’est pas Hoi Han. La poste est luxueuse pour l’envoi de nos dernières cartes. Nous achetons de gâteaux au manioc, décevants
Nous nous régalons dans un restau de « Lonely »: « Thanh Loan ». Nous n’avons pas besoin de passer commande, d’office on nous apporte de quoi confectionner nous-mêmes nos rouleaux : feuille de riz à part, verdure, ail, oignons, tofu frit et bonne sauce. Nous trainons un moment sur le chemin du retour, autour de manèges pour les enfants, où des activités de peinture de statuettes et de pêche à la ligne leur sont proposées.

mardi 5 janvier 2010
La mouette
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