Le FN en tête dans l’Isère par exemple, ce n’est pas
vraiment une surprise, par contre l’absence d’auto critique de la classe
politique et médiatique est un élément de ce succès.
Mais je vais éviter de faire le malin, même si je me sens volontiers
aussi habilité à commenter que certains sociologues.
Quand dans le quotidien « Libération », auquel je
suis encore fidèle par défaut, donne la parole à Maffesoli au lendemain du
scrutin pour affirmer que c’est « l’intégrisme
laïque … qui est le fourrier des positions et des actes extrémistes » :
j’en renverse mon café !
Quand Le Foll, ose « la gauche premier parti de
France », on peut jouer aussi :
« partie oui, la gauche où ? »
Ils sont si médiocres et si vieux, comme moi. Ceux qui veulent les remplacer encore pires, cumulards ou aspirant à le devenir,
prometteurs sachant qu’ils ne pourront tenir…
La réprobation morale à l’égard des électeurs FN a été
contre productive et si je trouve peu efficaces les dessins qui vomissent leur
haine du Fhaine, difficile de ne pas user de son mépris.
Pourtant depuis la défaite de Dubedout, je sais qu'il ne faut jamais prendre l'adversaire pour un con.
Je superpose aux paroles de jeunes électeurs d’extrême droite, des images de ceux que j’ai connus et qui malgré ou à cause de nos bannières citoyennes ont pu verser du côté obscur. Est-ce que ceux qui se disent tellement fiers de leur pays continuent à le rendre désirable ? Je sais aussi une jeunesse sans peur qui voyage et travaille aux quatre coins du monde.
Pourtant depuis la défaite de Dubedout, je sais qu'il ne faut jamais prendre l'adversaire pour un con.
Je superpose aux paroles de jeunes électeurs d’extrême droite, des images de ceux que j’ai connus et qui malgré ou à cause de nos bannières citoyennes ont pu verser du côté obscur. Est-ce que ceux qui se disent tellement fiers de leur pays continuent à le rendre désirable ? Je sais aussi une jeunesse sans peur qui voyage et travaille aux quatre coins du monde.
De la même façon que les prêches contre la musique de l’imam
de Brest auraient tendance à faire sourire par leur bêtise, certaines
interventions de candidats FN me plaisent car en les désapprouvant c’est
tellement bon de se sentir du bon côté, celui de la raison, de l’humanité.
Sauf que l’humiliation, qui peut prospérer face à de bonnes
paroles bienveillantes mais surplombantes, est la principale pourvoyeuse de
toutes les colères butées.
Après les morts de novembre, l’électeur requis pour les
régionales est indifférent aux propositions concernant les transports en commun
ou autres. Le seul dilemme saillant a concerné le planning familial en région
PACA ; ce n’est quand même pas central.
Par contre les empoignades ont été passionnées en réaction à
la « femme voilée du métro: recension
des craintes réelles et fantasmées comme des répulsions laïques
déclenchées par une passagère en abaya, dans une rame
d’après-attentats » par Luc Le Vaillant. Mon Dieu !
Politiquement des mesures ont été prises qui auraient pu
calmer ceux qui ont le plus à souffrir de l’insécurité : état d’urgence et
déchéance de nationalité. Pas un brin de reconnaissance. C’est que les actes
sont tellement souvent loin des paroles : plus aucune crédibilité, pour
personne. Qui croit que le chômage républicain va baisser, les inégalités
républicaines reculer, la fiscalité républicaine se réformer, les services
publics ou de santé revenir dans les campagnes ? Pouvoir d’achat,
retraites, climat … école! Cahuzac…
Pourquoi ne pas interroger le vote exotique PS que je vais
renouveler, alors qu’après chaque élection, les micros se tendent pour
comprendre le vote FN ?
Dans la guimauve qui déferle sur Facebook,
« les hommes
politiques ne connaissent la misère que par les statistiques »
l’abbé Pierre vient à
mon secours.
Il permet de comprendre les gens dans la détresse qui ne peuvent admettre les preuves que le pays
s’enrichit de la venue des migrants.
La grille appliquée à la lecture de la radicalisation
religieuse pourrait valoir pour les extrémistes mugissants de nos campagnes, border
line de la démocratie.
«La toxicomanie est le
résultat de la rencontre entre une personnalité et un produit dans un moment
socioculturel donné » Claude Olivenstein
Les considérations tactiques des appareils donnent le ton à
toute décision ou non décision, alors ce sont les footeux qui devraient être
exemplaires. Vite un avion pour aller
les voir !
La présidentielle y a que ça de vrai, et pour en faire quoi ?
......
Le dessin sous le titre est de Pessin sur le site de Slate.
Pour le Canard enchainé, ce sera une phrase de Chirac de 1990 rappelée dans un article traitant de la décolonisation dans Libé:


















































