samedi 12 février 2022

Le mois le plus cruel. Louise Penny.

Retour en avril au village de Three Pines pour l’inspecteur Gamache en 514 pages.
Une personne est morte, non plus au moment de Thanksgiving comme lors de la précédente livraison, mais à Pâques lors d’une séance d’exorcisme. 
« Tout grince quand on a peur » Erasme
La dimension fantastique plutôt métaphorique n’envahit pas toute l’enquête où la solution arrive sans que la multiplication des pistes participant au plaisir de la lecture ne brouille sa limpidité. 
« N’allez pas dans les bois au printemps. Il ne faut pas se trouver entre une mère et son petit »
Il s’agit d’une ourse, mais comme dans tout bon polar chaque phrase peut être un indice, et les occasions foisonnent : 
« Il faut que le papillon se débatte pour sortir du cocon. Cela développe ses ailes et ses muscles. C’est le combat qui le sauve. Sinon, il est paralysé. Si tu aides un paon de nuit, tu le tues »
Les réflexions psychologiques sont aussi riches que dans un manuel de développement personnel, mais avec plus de suspens, ainsi les nuances existant entre amour et attachement, pitié et compassion, indifférence et sérénité regroupées sous le terme de «  proche ennemi » peuvent être à prendre en compte au-delà de la résolution d’une énigme perturbée cette fois par des traitrises au sein de l’équipe d’enquêteurs. 
« Mais hélas ! qu'il est amer de ne voir le bonheur que par les yeux d'autrui ! »
 La nature est toujours aussi belle et la nourriture savoureuse. 
« Devant Beauvoir fut déposé un énorme steak grillé au feu de bois et recouvert d’oignons sautés avec, dans un autre plat, une montagne de frites. Beauvoir aurait pu mourir heureux sur- le-champ, mais il aurait manqué la crème brûlée au dessert. »

1 commentaire:

  1. Ça a l'air bien. Savoureux. On dirait qu'on y mange mieux que dans nos restaurants à l'heure actuelle...

    RépondreSupprimer