lundi 18 mars 2019

Euforia. Valéria Golino.

Un bello ragazzo romano, homo friqué, héberge son frère prof provincial atteint d’une tumeur au cerveau. L’artiste entrepreneur parle cash, cache, se cache l’issue fatale. Au-delà des trajectoires divergentes des deux mâles, avec le poids des culpabilités, des rivalités, les feux des fêtes éclairent le vide d’un appartement tellement beau beau. Ces moments où le bord du gouffre s’approche sont électriques et beaucoup de thèmes clignotent : la bienveillance intrusive peut être contre productive et ce n’est pas plus facile d’être « pédé » que de se tenir dans la normalité, surtout quand des secrets sont mis au jour. Intense mélo où la couleur italienne est toujours un plus.

dimanche 17 mars 2019

Nouvelles pièces courtes. Decouflé.

Ravis. L’ordonnateur de spectacle est un ravisseur qui nous a distraits de notre quotidien et c’est bien bon. Comme si on feuilletait un magazine en couleurs, l’humour passe du potache au poétique, avec une inventivité de chaque instant. Le propos respecte un titre presque trop modeste pour cette profusion de beaux mouvements sur un plateau éblouissant.
Les artistes avaient revêtu leurs habits de lumière, rigolos ou élémentaires, couleur locale.
Et depuis la source où se réinvente une danseuse autour d’un piano jusqu’à une satire de la consommation lors de ces voyages, nous avons vérifié que la réputation du chorégraphe était vraiment méritée. La salle comble était enthousiaste après cette heure et demie volée à la grisaille et aux rageux.
Tout est à sa place : lorsque l’auteur déjà invité à la MC2 dit que pour la danse
«  l'écriture est souvent plus poétique que narrative »
il le prouve en proposant des séquences dynamiques ne s’éternisant pas, tout en nous laissant le temps de savourer. Elles portent la fraîcheur de la bande dessinée, celle de la ligne claire, l’émotion de musiques classiques ou rock, la tendresse des allusions à d’autres formes de danse, la virtuosité dans l’utilisation des images vidéo. Parmi ce foisonnement retenir une séquence autour d’une barre où la gracieuse performance gymnique s’humanise d’humour et met en valeur de magnifiques danseurs.   

samedi 16 mars 2019

Fête du livre de Bron 2019.

Philippe Descola, anthropologue de haute volée était pleinement dans la thématique de l’année au 33° rendez-vous littéraire à l’hippodrome de Parilly : « La vie sauvage », alors qu’Aitiq Rahimi et François Morel que nous avons eu aussi le plaisir d’écouter avaient d’autres raisons séduisantes d’être là.
Parfois la rencontre avec les écrivains est décevante,
mais cette année nous avons été appâtés par la poésie humaniste de l’un, la confirmation de la sympathie du médiatique « gugusse » et l’exigence intellectuelle d’un savant original.
Atiq Rahimi dans son dernier livre « Les porteurs d’eau » raconte les histoires parallèles d’un exilé à Paris en mode roman et celle d’un homme à Kaboul sous forme de conte, le jour où ont été détruits les deux bouddhas de Bâmihân (9 mars 2001). Passé composé et passé simple, fin d’un côté et naissance d’un amour de l’autre, l’écrivain cinéaste afghan réfugié en France redonne à nos mots de la saveur : « tomber amoureux », » être épris », « être ou ne pas être la question est là, c’est l’amour  qui m’a appris que j’existe », déroulant les citations opportunes avec gourmandise :  
« Dans une dictature, ne pense pas.
Si tu penses, ne dit rien.
Si tu parles, n'écris rien.
Si tu écris, ne signe rien.
Et si tu signes, ne t'étonne plus de rien. »
Il nous prouve que la réalité a besoin d’un récit pour exister et nous amène avec légèreté à nous interroger sur la création artistique dépassant le temps d’une existence humaine, portant la création au dessus de la procréation.
C’est un plaisir plus familier avec François Morel nous régalant de larges extraits de son livre : « C’est aujourd’hui que je vous aime » en éventant d’ailleurs un peu trop le contenu, bien que la BD que Rabaté en a tiré paraisse convenir à ce type de récit.
« Isabelle Samain, Isabelle Samain, Isabelle Samain. Son nom est un refrain, sa beauté, une chanson d’amour ». Les admirateurs étaient nombreux pour le célèbre chroniqueur inspiré par l’observateur-styliste Vialatte et mettant en exergue Albert Cohen : «  J’ai été un enfant, je ne le suis plus et je n’en reviens pas. » Il joue de la malice, de la pudeur, comme Sempé, du sublime et du trivial, des généralités et du particulier, à partager dans la tendresse et l’humour.
Avec Descola, professeur au collège de France, nous sommes appelés à réviser tant de notions que nous nous autorisons à n’en saisir que quelques éléments. Il a dépassé le débat opposant nature et culture car pendant ses séjours chez les Achuar en Equateur, il a saisi le chant que les hommes émettent vers l’âme des non humains, animaux ou plantes. Complétant l’opposition entre animisme et naturalisme, il redéfinit de nouvelles façons d’être au monde avec le totémisme qui agrège tous les êtres vivants aux caractéristiques communes et l’analogisme faisant correspondre des singularités. L’enseignement de l’anthropologie et de l’écologie à l’école sera-t-il suffisant pour repenser les liens qui inverseraient un destin amenant à une terre inhabitable ? L’acceptation de la notion d’ « anthropocène » serait déjà un progrès qui prendrait en compte à l’échelle des temps géologiques les conséquences des activités humaines. Les rappels historiques liant le développement des manufactures et la colonisation sont éclairants comme l’efficacité du droit pour faire reconnaître la personnalité juridique à la rivière Whanganui, en Nouvelle-Zélande.
 « Je suis la rivière et la rivière est moi. »
Comme l’a dit un de ses interlocuteurs l’auteur des « Lances du crépuscule » ne s’était pas fait « réduire la tête » par quelque sauvage comme on ne dit plus, sans toutefois prendre la grosse tête, lui qui écrit pour être compris par sa tante. « C'est à chacun d'entre nous, là où il se trouve, d'inventer et de faire prospérer les modes de conciliation et les types de pression capables de conduire à une universalité nouvelle, à la fois ouverte à toutes les composantes du monde et respectueuse de certains de leurs particularismes, dans l'espoir de conjurer l'échéance lointaine à laquelle, avec l'extinction de notre espèce, le prix de la passivité serait payé d'une autre manière : en abandonnant au cosmos une nature devenue orpheline de ses rapporteurs parce qu'ils n'avaient pas su lui concéder de véritables moyens d'expression. »

vendredi 15 mars 2019

Ville apaisée.

« Extension du domaine de l’adulte » : j’aime ce jeu fécond avec les mots de Pierre-Henri Tavoillot qui vient d’écrire « Comment gouverner un peuple roi ».
Cela conforte ma perception d’un brouillage dans la transmission, où ce sont les enfants qui enseignent à des ainés  déboussolés, quand d’autre part la démocratie reçoit sans cesse des coups de ceux qui criant « au loup ! », appellent la bête immonde, furieusement.
Sur le carnet de correspondance de la planète que de croix pour cause d’intégrisme, de populisme, d’individualisme, détresse écologique et abus d’écrans !
Notre démocratie est fragile, c’est pour cela qu’elle est belle et doit être protégée.
Ses soutiens me semblent bien esseulés qui en rappellent timidement ses valeurs et les défendent. Puissions nous en chérir ses imperfections quand les bardés de certitudes attendent dans l’ombre derrière les idiots utiles aux visibles chasubles.
Les couleurs crient quand les idées courtes butent sur la légitimité des suffrages, leurs passions tristes n’ayant jamais eu de cap.
J’ai lu quelques sociologues empressés parlant des Gilets Jaunes, voire parlant pour eux, mais pour consulter pas mal de journaux et magazines, je n’ai vu aucun article articulé écrit par les occupants des ronds-points ; par contre leurs images et prises de parole n’ont pas manqué. L’écrit ne compte plus, mais la légitimité qu’il conférait, à mes yeux, ne leur a pas été accordée ou alors n’en ont-ils pas voulu.
Pour autant la fracture territoriale surlignée au fluo, pour être bien réelle, n’est pas si simple.
Je suis un partisan de la construction de la ville sur la ville, limitant l’étalement urbain, rapprochant résidence et lieu de travail, permettant de gagner du temps d’embouteillage pour s’occuper des enfants. Mais qui suis-je pour ne pas préférer un coin pour faire cuire impunément des sardines au barbecue à des halls d’immeubles peu urbains ? Les ruraux se débrouilleront avec les derniers arrivés des villes aux demandes extravagantes, ce qui nous vaudra lors de nos conversations des accords faciles quand un coq dérangera quelque lève-tard.
L’expression jadis habituelle à la campagne : « nous autres » n’a plus court au chef-lieu à l’heure des « moi, je ».
Les affichages à l’entrée de la « Cité apaisée » annoncent leur contraire quand les responsables se refusent à prendre leur part : « c’est pas moi m’sieur ! ».
« Qui a tué Davy Moore? Qui est responsable et pourquoi est-il mort?
Ce n'est pas moi, dit le journaliste de la Tribune
Tapant sur son papier pour la Une.
La boxe n'est pas en cause, tu sais!
Dans un match de foot, y'a autant de dangers.
La boxe, c'est une chose saine, ça fait partie de la vie américaine.
C'est pas moi qui l'ai fait tomber, vous ne pouvez pas m'accuser! »
Graeme Allwright
Les citoyens, puisque c’est ainsi qu’on les nommait, n’arrivent plus guère à se mettre à la place des autres pour envisager la complexité du réel et les difficultés à gouverner.
« Le monde est comme un masque qui danse : pour bien le voir, il ne faut pas rester au même endroit. » Proverbe igbo.
Et qui est là pour faire valoir la diversité voire les contradictions de notre histoire pour constituer un lieu commun qui ait plus d’épaisseur que cette expression usée : «  vivre ensemble » ?
Bon courage aux éducateurs d'autant plus que cette vertu est peu prisée en dehors des snow boards et autres engins à moteurs.

jeudi 14 mars 2019

L’héritage de Palladio. Benoît Dusart.

Le facétieux conférencier devant les amis du musée de Grenoble avait mis en évidence le portrait de « Rodolpho Fogolin » par Bruno Croatto, pour ne pas nous en parler, puisqu’en dehors de l’un des ouvrages de Palladio « I quattro libri dell'architettura » posé devant lui, l’influence du vénitien http://blog-de-guy.blogspot.com/2018/12/andrea-palladio-1508-1580-benoit-dusart.html chez l' architecte au centre de la toile fut assez diluée, alors que «  la géométrie parfaite de ses plans, l’équilibre de ses volumes et le rythme savant de ses façades » ont constitué « le palladianisme ( qui) s’est imposé peu à peu comme un style international se jouant du temps et de l’espace ».
Palladio est un monument de l'architecture internationale.

Son contemporain, Scamozzi a réalisé un « théâtre à Sabionetta », un joyau. Ce n’était pas un plagiaire et son influence en France a été assez importante, la disposition  biaise de ses chapiteaux ont pu les faire qualifier de « ionique scamozien ».
La vague palladienne sera importante en Angleterre avec Inigo Jones qui avait fait son tour en Italie, le plafond de « la salle des banquets de White Hall » est peint par Rubens dont l’opulence s’associe parfaitement à la rythmique classique.
Cette influence se renforcera un siècle plus tard avec Christopher Wren connu pour la  « Cathédrale Saint-Paul » de Londres
et Colen Campbell qui se distingue du baroque avec son ouvrage « Vitruvius Britannicus ».
Lord Burlington, a dessiné sa propre maison « Chiswick house » dont le dôme correspond au projet initial de Palladio pour sa  fameuse «  Rotonda » de Vicenze.
William Kent qui a construit « Holkham Hall » était aussi paysagiste, il ponctue ses jardins à l’anglaise de « fabriques »: 
temples, ponts, point de vues pittoresques comme à « Stowe park ».
Alors qu’en France, Poussin tout autant que les architectes de l’époque, Mansart ou Le Vaux, est sur les traces de Palladio si on regarde en détail un «   Paysage orageux avec Pyrame et Thisbé »,  bien
Comme l’anglomanie règne « Le pavillon de musique » de Louveciennes pour Madame Du Barry a bien des caractéristiques de l’architecte… italien.
Les salines d’ « Arc et Senans » aux allures palladiennes, une cité idéale où l’œil de la monarchie veille au fronton de la maison du directeur comporte quelques fameuses colonnes à tambour qui faisaient de cette fabrique, un temple.
Conçue aussi par Ledoux, « La rotonde de la Villette »  se voulait propylée, « accès monumental conduisant à un sanctuaire », pour abriter les fermiers généraux qui percevaient l’octroi, élément d’un « mur murant Paris (qui) rend Paris murmurant ». Elle fut incendiée quelques jours avant la Bastille.
Jean Jacques Lequeu qui est exposé au Petit Palais jusqu’à la fin mars 2019 fut un « architecte de papier » au service de Soufflot, mais comme  dans « Il est libre » certains de ces dessins ont des rondeurs agréables.
Le château Margaux construit par Combes au début du XIX° siècle, domine le domaine viticole. Et bien des palais de justice reprendront des formules simplifiées de Palladio.
Aux Etats-Unis d’Amérique, à Monticello, la villa de Thomas Jefferson, le président architecte est typique du genre, comme la « Maison d’Annapolis » dans le Maryland ou celle de Washington et tant de maisons coloniales.
Du  « Théâtre de l'Ermitage »  à  Saint-Pétersbourg pour la Grande Catherine jusqu’au Prince Charles et ses envies de revenir à une tradition historiciste 
que Carl Laubin met en scène  « Cinquecentenario », la dimension internationale est évidente, mais le kitch menace :
« La  Piazza d Italia » de Charles Moore, date de1978.
Sur les bords du lac Léman le « monument à la poétesse Anna de Noailles » est raffiné comme ses vers :
« Si tu veux nous ferons notre maison si belle
Que nous y resterons les étés et l'hiver !
Nous verrons alentour fluer l'eau qui dégèle,
Et les arbres jaunis y redevenir verts.
Les jours harmonieux et les saisons heureuses
Passeront sur le bord lumineux du chemin»

mercredi 13 mars 2019

Lacs Italiens # 13. Milano.

Nuit beaucoup plus calme, l’Italien est plus raisonnable dans les bistrots le dimanche soir. Vers 9h, nous prenons la route pour MILAN distante d’environ 1h 20.
C’est compter sans un ralentissement du côté de Monza où pour la 1ère fois nous circulons dans le mauvais sens, nous éternisant sous un long tunnel avec quelques automobilistes  ne reculant pas devant un slalom serré et en force. Plus nous nous rapprochons de Milan, plus nous côtoyons de luxueuses voitures : Range Rover décapotable, Rolls d’un noir irréprochable.
Avertis par le Routard et le Géo des problèmes de stationnement dans Milan, nous suivons leurs conseils et cherchons à nous garer vers la gare Garibaldi, centre d’un nouveau quartier où rivalisent les immeubles végétalisés de Boeri et d’autres  architectures  innovantes aux courbes design  élancées et élégantes.
Nous ne  sommes pas loin du cimetière monumental dont voici une image prise sur le web pour se rappeler qu'il y a encore beaucoup à voir dans la deuxième ville d'Italie ; nous parvenons à trouver une place bleue libre (les jaunes sont interdites et les blanches malheureusement peu nombreuses, (gratuites) piazza Alessandro Volta. 
Pour 13 € payables avec la CB, nous bénéficions de l’emplacement  jusqu’à 17h. Toujours  selon les recommandations des guides, nous achetons des tickets de transport en commun dans un tabacchi, renseignés par une buraliste accorte qui articule bien  pour nous indiquer l’arrêt du tram n°2. 
Grâce à une 2ème dame piétonne, nous menant à bon port, nous montons dans un vieux tram à l’ancienne plein de charme qui se faufile en bringuebalant  dans des ruelles plutôt étroites du centre-ville et nous dépose au bout de 5 stations.
Nous voilà devant le Duomo gardé par des carabinieri en voiture et à pied. Sa façade caractéristique se découpe au fond d’un grand parvis pavé noir et blanc dont nous distinguerons mieux  les dessins géométriques vus d’en haut, sur les toits.
Pour l’instant, le Duomo est à l’ombre et il faut se rapprocher pour remarquer que  les sculptures et bas-reliefs qui la décorent ne datent pas forcément de l’époque gothique et que la construction commencée dans les années 1300 s’est prolongée tard jusqu’au XIX°siècle. 
La pierre claire, les flèches élancées et les proportions du bâtiment qu’on remarque en le contournant  contribuent à notre admiration, à l’élégance et à l’originalité du monument.
Il faut acheter des billets dans un édifice à côté soit en prenant un ticket numéroté et attendre d’être appelés à un guichet par ordre d’arrivée, soit affronter les machines électroniques, par CB, option plus rapide que nous adoptons. Pour faciliter l’achat, la version en français évite les hésitations et la peur de se tromper : nous tapons 4 billets pour l’entrée de la cathédrale  plus l’accès aux toits par l’ascenseur (= 16 € par personne). Nous pouvons commencer la queue bien organisée entre un  labyrinthe de barrières jusqu’au contrôle des carabinieri  munis de détecteurs corporels et qui fouillent les sacs.
Puis nous pénétrons dans le lieu saint, véritable forêt de colonnes délimitant  cinq nefs. De 3,5m de diamètre elles s’élancent vers un plafond dentelé, ornées de chapiteaux sculptés jamais vus. Dommage que la pierre si claire à l’extérieur soit si sale et sombre à l’intérieur, mais des échafaudages  nous laissent à penser que des travaux de nettoyage sont en cours.
Nous remontons vers le chœur  et découvrons la statue  bien mise en valeur  du martyr Saint Bartoloméo, écorché vif qui porte sa dépouille avec la dédicace de l’artiste: « Ce n’est pas Praxitèle qui  m’a sculpté mais Marco d’Agrate ».
Les vitraux  sont extraordinaires, le soleil en fait vibrer toutes les couleurs ; ils sont enchâssés dans des ouvertures  vastes et hautes et chaque « fenêtre » décrit une scène biblique.
Dans une sorte de crypte, une chapelle au plafond de métal, recueille les reliques de St Bartoloméo. Lui faisant face,  une autre chapelle surprend par son décor presque théâtral et somptueux.
Au niveau du chœur, encadrée par deux orgues aux peintures encrassées dans les panneaux latéraux, il faut remarquer une croix en or portant un clou provenant, dit-on, de la Sainte Croix ; une petite lanterne rouge signale la présence du sacré, comme cela se pratique pour le tabernacle.
Les travaux nous empêchent d’approcher du chandelier en forme d’arbre, nous l’apercevons de loin.
Le pavement égaye l’intérieur sombre avec sa marqueterie de marbre aux couleurs vives et aux motifs floraux. Enfin, les dimensions sont tellement importantes que la foule s’y fond  et que les gens apparaissent petits.
 
 
Nous ressortons prendre l’ascenseur pour accéder au toit, et là pas de queue !  Par contre à nouveau nous nous prêtons au détecteur et au contrôle des sacs. Un liftier fort civil nous accompagne et nous dépose en nous indiquant la direction à suivre. 
C’est un vrai enchantement de circuler malgré le monde dans les passages et escaliers  étroits, entre les pinacles surmontés de statues, les gargouilles, la dentelle de pierre, les gables, sur les toits dallés de marbre glissant.
Quelle beauté jusqu’à ces endroits peu accessibles pourtant aux yeux des fidèles ou du public !
Sur la plus haute des flèches à 11m, la Madonnina  dorée de neuf, veille sur Milan dont elle est la Sainte patronne.
Mais c’est de là que nous remarquons la pavement géométrique noir et blanc du parvis.
Vraiment, nous ne regrettons pas l’expérience, elle est à recommander à tous.  
Nous avons même entrevu près de l’ascenseur l’intérieur du Duomo à travers des panneaux de vitraux ouverts.