mardi 27 juin 2023

Orwell. Christin Verdier.

Eric Blair, étudiant à Eton, flic en Birmanie, combattant de la guerre d'Espagne, est devenu Georges Orwell du nom de la rivière où il aimait pêcher. 
La postérité a donné l’adjectif « orwellien » pour désigner un univers totalitaire tel qu’il l‘a décrit dans « 1984 » ou dans « La ferme des animaux ». 
« La guerre, c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force. »
Confronté au colonialisme, à la misère, il se montrera visionnaire avec « Big Brother ». 
« Conjuguant excentricité bohème et compassion sociale, il se fait "indigène" dans son propre pays. » 
Entre 1903 et 1950, il fut journaliste en immersion, socialiste, antistalinien, patriote, jardinier, ermite, comme il est précisé sur la couverture du beau livre de plus de 150 pages aux dessins limpides de Verdier en accord avec le récit agrémenté de dessins de Julliard, Larcenet, Blutch, Bilal… pour illustrer quelques œuvres de l’écrivain majeur que tous les bords politiques de gauche comme de droite citent:
« Depuis la guerre d'Espagne, je ne puis dire honnêtement que j'ai fait grand-chose, sauf écrire des livres, élever des poules et cultiver des légumes. Ce que j'ai vu en Espagne, et ce que j'ai connu depuis du dysfonctionnement intérieur des partis de gauche, m'a fait prendre la politique en horreur. »

lundi 26 juin 2023

L'île rouge. Robin Campillo.

Comme ci comme ça, moite/moite pour ce film en milieu militaire où pendant la première partie le rouge de la latérite est le seul indice d’une localisation à Madagascar et devient en conclusion la coloration d’une décolonisation arrivant en 1972 dix ans après sa proclamation.
Loin de « Coup de torchon »  vraiment moite
nous pouvons regretter aussi la puissance subtile de Gaël Faye
cependant des séquences sous leur aspect anodin laissent percevoir une inquiétude; l’innocence va se perdre, fatalement.
Le tendre récit à hauteur d’un enfant amateur de Fantômette disparaît quand les autochtones fantomatiques s’émancipent au moment des prolongations qui nous ont menés à près de deux heures de projection, Napoléon d’Abel Gance on the beach, compris.
Décidément, touristes, fils de parachutistes, nous ne sommes plus les bienvenus à la descente de gros porteurs dans les îles aux plages magnifiques.

dimanche 25 juin 2023

Si vous voulez bien passer à table. Grégory Faivre.

Succulente pièce, fidèle au programme annoncé, quand le théâtre rencontre la cuisine : 
« les deux univers habillent le réel pour le rendre plus supportable et il s’y joue quelque chose de précieux et fragile dans le rapport à l’autre, à la curiosité et à la diversité. » 
La politesse du titre est prouvée après une heure quarante cinq, et sa modestie usant du français sans mot démesuré, permet de s’adresser à tous les publics, ce qui n’est pas donné à toutes les compagnies.
Des fables de la Fontaine et des références légères à Brillat Savarin ou Dumas rehaussent le goût des autres. Les points de vue varient de chaque côté des portes battantes entre salle et fourneaux et brossent de savoureux portraits entrecoupés de séquences rythmées par la musique des casseroles, fouets et couteaux. Par quoi commencer une vinaigrette ? Les mots des producteurs locaux : « Oui chef ! » « Ya pas de souci » s’accordent avec la poésie des intitulés de plats: de « sarabande folle de douceurs exquises » à la « purée » finissant en « écrasé de pomme de terre ». 
Nous retrouvons des saveurs familières, en divers lieux, mais en ces temps amers, j’ai apprécié particulièrement la mise en valeur du goût du travail bien fait qui atteint même le débutant ne sachant pas ce que « pocher un œuf » veut dire. Hommes et femmes sont valorisés, aussi bien la végan que la bouchère alors que le destin des amoureux peut basculer autour d’un Martini. 
Les ingrédients sont sublimés, quand une île flottante peut révéler bien des mystères comme une tarte aux pommes réveiller les souvenirs et le lard fumé dans une quiche contribuer à étayer une personnalité.

samedi 24 juin 2023

Journal. Jules Renard.

L’ouvrage est tellement cité que j’ai voulu aller voir dans les 325 pages où gisent tant de formules nerveuses, mais après avoir croisé quelques pépites, il me reste l’impression de n’avoir attrapé que quelques brèves de comptoir, fin XIX°.
Oui bien sûr, j’ai connu dans ma jeunesse, les bigotes, comme on n’en fait plus : 
« Elles couchent avec Dieu le dimanche, et le trompent toute la semaine ». 
 Et l’humour noir sera toujours à la mode : 
« Pendant la guerre, un homme se résigne à manger son chien, regarde les os qu’il laisse et dit :
- Pauvre Médor ! Comme il se serait régalé. » 
Quand un orage éclate, subsistent quelques moments de poésie et de modestie: 
« Un combat de nuages. Quelques-uns reviennent comme blessés, vidés. Des petits se sauvent, puis y retournent. Une armée nombreuse et épaisse de pluie accourt de là-bas. Et cela devient si impressionnant que le carnet se ferme sur le crayon. » 
La page consacrée à la ville et à la campagne peut être riche, il partageait son temps entre les deux :
« De mon village je peux regarder l’âme humaine et la fourmi. »
« C’est en pleine ville qu’on écrit les plus belles pages sur la campagne. »
Mais ses réflexions à propos des femmes, vraiment lourdes, pèsent sur mon jugement : 
« Comme des ciseaux, la femme, avec ses cuisses qui s'ouvrent, coupe les gerbes de nos désirs. » 
Pourtant en souvenir de pages bouleversantes, je garde l’auteur de « Poil de Carotte » parmi mes auteurs favoris même s’il se regarde écrire : 
« …ce que je viens d’écrire n’est déjà plus ce que je voulais écrire. » 
 « Le mot le plus vrai, le plus exact, le mieux rempli de sens, c'est le mot « rien ». »
« Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux. » 

vendredi 23 juin 2023

Zadig. N° 17.

Le trimestriel de Fottorino  en changeant de présentation s’attache moins à la géographie des diversités de la France qu’à rassembler les matériaux constituant nos passions.
Cette fois 75 pages sont consacrées au train avec historique et expertises, étymologie et références culturelles, cartes de Le Bras, les lignes qui font rêver, les utopies ferroviaires et les tendances d’aujourd’hui avec un reportage entre Austerlitz et Collioure depuis un wagon de nuit et dans quatre trains arrivant à l’heure - c’est dire l’originalité - pour relier Lyon à Bordeaux sans passer par Paris, réussi !
La conversation avec Kad Mérad dispensera de regretter la raréfaction des magazines dans les salles d’attente, mais quel plaisir de retrouver Guillaume Long toujours autour d’une table. https://blog-de-guy.blogspot.com/2019/01/a-boire-et-manger-guillaume-long-sonia.html 
La qualité des rédacteurs est toujours aussi délicieuse : Philippe Jaenada, Claudel, Delerm alors que le récit par Mazarine Pingeot de ses vacances de Parisienne privilégiée à Hossegor, Gordes et en Auvergne m’accroche moins.
Le rappel de saccages dans la forêt ariégeoise avec coupes rases et vols de bois vient s’ajouter à l’inhumanité des incendiaires de cet été.  
Le portfolio original rend compte du travail de sept artistes (Baudouin, Rabaté, Davodeau…) décorant une grotte dans le Quercy à la façon des ancêtres préhistoriques . 
Plutôt que des aperçus furtifs en différents lieux, nous nous sommes invités à un séjour en pays basque, territoire au caractère affirmé, face à une spéculation immobilière problématique où s’expriment des opinions régionalistes aux accents nationalistes discutables.

jeudi 22 juin 2023

L’art roman. Christophe Batailh.

L’église « Saint Pierre de Sassenage »  première image d’une promenade se déroulant
essentiellement dans notre département de l'Isère accompagne la question posée par le théologien conférencier devant les amis du musée de Grenoble : 
« art roman, mystère ou miracle ? » 
« On eut dit que le monde lui-même se secouait pour dépouiller sa vétusté et revêtait de toutes parts un blanc manteau d’églises. » 
Le moine Raoul Glaber date du tournant du millénaire, l’éclosion de 5 000 églises dont il en reste 1500 du sud de l’Espagne au nord de la Norvège, alors qu’un nouveau duc de Bourgogne prend le pouvoir. 
« L’homme par son travail met de l’ordre ».
« Enluminure extraite de la bible du croisé »
. La distinction de l’art gothique et de l’art roman, coïncidant avec la diffusion de la langue romane, date du XIX° siècle.
Alors que les églises du Sud se protègent du soleil, 
la lumière est un élément structurant à Chalais.
Par l’oculus, l’obscurité recule le 24 juin, jour la naissance de Saint Jean-Baptiste, 
celui qui désigne l’ « Agnus dei ».
Lors des solstices, un chemin de lumière se dessine à Vezelay .
Nés de la règle et du compas, ronds spirituels et carrés terriens, 
composent les façades à Notre dame de Mésage
ou sur les plans à Marnans.
Le prieuré orienté vers l’Orient, où se lève le soleil et non vers Jérusalem, est remarquable aussi par sa voute réinventée depuis que le savoir faire romain se fut perdu.
La nef en berceau avec arcs doubleaux de Saint Martin du Canigou évite les charpentes que les Sarrazins brulaient volontiers. 
Les lombards avaient apporté leurs compétences jusqu’en Catalogne.
Des arcatures dites « bandes lombardes » ou lésènes scandent les murs 
de L'abbaye Saint-André-de-Sorède.
Le rectangle d’or
 : « Les basiliques monastiques, aussi bien que les plus simples des prieurés de campagnes, furent construites sur une trame d’accords mathématiques. Ceux qui les bâtirent voulurent qu’elles fussent des représentations prophétiques de l’harmonie divine » G.Duby
https://blog-de-guy.blogspot.com/2018/05/le-nombre-dor-eric-mathieu.html
A Seyssins, les chapiteaux sont remarquables mais moins historiés
que ceux de l'abbaye Saint Michel de Cuxa,
où le « Bien » sourit d’avoir contenu la bestialité du « Mal ».
A Elne est sculpté un épisode apocryphe : Pierre quitte Rome et rencontre le Christ :  
« Où vas-tu, Seigneur ? » (Quo vadis), « Je vais à Rome me faire crucifier de nouveau »
Pierre retourne alors à la ville où il sera crucifié la tête en bas.
400 noms d’artistes de cette période ont pu être répertoriés, le plus connu étant le maître de Capestany dont les mains immenses, les visages puissants portent sa marque.
La vierge est présente trois fois dans ce tympan. Quand l’architecture commande, la sculpture obéit surtout que l’imitation de la réalité était moins importante que la place à réserver au ciel.
Mais chaque signe compte, Le moulin mystique de Vézelay ne met pas en scène des meuniers : la meule c'est le Christ, et saint Paul récupère la farine des Évangiles depuis le grain de l’ancien testament déversé par Moïse.
Sur le linteau daté précisément de 1020 en l’abbaye de Saint-Génis-des-Fontaines, auparavant support d'autel où tous les apôtres étaient présents, le Christ est assis au bord du monde dans sa mandorle, cicatrice du ciel maintenue vigoureusement par deux anges.
Les cisterciens répugnaient à toute décoration, mais les sculptures polychromes de Saint Nectaire dans une église revêtue d’un nouvel enduit rayonnent
et les peintures à fresque de Saint Chef constituent un chef d’œuvre préservé pendant des années derrière des placards d’archives.
Charlemagne de retour de Rome avait imposé les missels en latin qui vont favoriser les échanges internationaux et permettre les transmissions de savoirs, atténuer parfois la concurrence entre abbayes. 
Pourront résonner sous les voûtes l'hymne de saint Jean Baptiste à l’origine du nom des notes de musique :  
Ut queant laxis  Resonare fibris Mira gestorum  Famuli tuorum, 
Solve polluti labii reatum, Sancte Iohannes. 
 « Afin que tes fidèles puissent chanter les merveilles de tes gestes d'une voix détendue, nettoie la faute de leur lèvre souillée, ô Saint Jean. »

mercredi 21 juin 2023

Alentours de Guéret

Nous nous apprêtons maintenant  à suivre les recommandations de la bijoutière et pour cela partons en voiture vers le BOURG  d’HEM.
En chemin, des panneaux touristiques informatifs signalent le moindre spot, souvent pour décrire ce qui n’est plus mais qui fut. La petite route traverse la campagne et la forêt, dans des paysages peu peuplés.
Nous stoppons au bord de la Creuse près d’un pont, incités par la présence d’un parking au bord de l’eau sous les arbres et dans la verdure dans un décor tout à fait bucolique. Deux véhicules espacés profitent déjà de l’endroit. Malheureusement, l’eau sale, marronnasse n’engage pas à la baignade, d’ailleurs interdite ainsi que le canoë, mais rien ne s’oppose à la sieste au farniente voire à la pêche. Nous nous dégourdissons les jambes en longeant la Creuse en passant le pont jusqu’à un barrage installé dans le lit de la rivière et marquant la fin de la route.
C’est calme, les oiseaux chantent, nous rebroussons chemin nonchalamment pour remonter dans la voiture et partir vers LA CELLE DUNOISE sans tirer vers le bourg d’Hem, par erreur d’aiguillage. Le joli village un peu perché, recommandé lui aussi par la bijoutière bénéficie d’une arrivée qui lui assure une bonne mise en valeur.
La rue  principale déserte à cette heure méridienne descend vers un pont conduisant sur l’autre rive à l’Auberge des pécheurs étonnamment fréquentée. Cette agréable guinguette au bord de l’eau surprend par sa taille sa terrasse et son armada de serveurs diligents. Nous y trouvons place et savourons un pâté aux pommes de terre et une bière ambrée servie dans des verres en forme de sablier : le kwak. A se demander d’où sortent tous ces clients alors que nous ne croisons personne ni dans les villages ni sur les routes. Mais l’établissement semble être réputé, avec un public varié et mérite son succès.
En pleine digestion, nous passons le pont jusqu’à la rue principale et le centre du village, attirés à l’aller par la curieuse église du XII° XIII° consacrée à Saint Pierre Es Liens.
Elle est classée monument historique, a subi maints remaniements au cours des siècles, et supporte un clocher carré terminé par une flèche sombre. A l’intérieur, une imitation de Notre dame de Lourdes sur fond de grotte placée en hauteur  apporte une touche un peu  inattendue dans le mobilier habituel.
Nous ressortons à la recherche d’un autre édifice autrefois incontournable des villages,  encore en activité à la Celle, et après y avoir acheté des timbres et envoyé nos cartes, nous quittons le bourg pour nous rendre  à la TUILERIE de POULIGNY sur la commune de CHENIERS.
L’entreprise ne produit plus de tuiles de nos jours, elle a été transformée en lieu de stages de potiers mais aussi en écomusée dans le but de transmettre la mémoire des gens qui y vécurent, la mémoire de leurs conditions de vie et de leur travail de leurs outils et de leurs savoir-faire.
Lorsque nous débarquons, des organisateurs s’activent et préparent  la fête des vieux métiers prévue demain dimanche : ils relancent  sur des champs fauchés, des batteuses à vapeur et autres machines toussoteuses reléguées depuis des décennies aux oubliettes, exposent à même le sol des balances, du matériel agricole : chèvre, faux,  cardeuses, vannes d’irrigation… Un boulanger censé nourrir les visiteurs teste lui aussi son four à pain, en plein air. Mais ces préparatifs ne compromettent en rien notre visite.
L’employée qui nous accueille à l’entrée connait bien la tuilerie elle se montre intarissable et passionnée.  Elle nous fournit toutes les informations et répond à nos questions avant de nous lâcher à notre rythme dans l’ancienne fabrique,  avec 4 autres personnes vélo cyclistes de passage
- 1830 : le 1er tuilier à s’installer s’appelle Jean Monsieur, et rompt avec la tradition des tuiliers itinérants. Il se sédentarise vraiment en 1840 et embauchent des saisonniers
- L’argile l’eau et du bois en grande quantité (23 mètres cubes pour une cuisson), à proximité l’un de l’autre, constituent les trois éléments indispensables à l’implantation de ce type de fabrique.
Tout se fait sans l’aide de machine industrielle, de l’extraction de l’argile au nettoyage jusqu’au pétrissage avec les pieds et les jambes enduits de saindoux de novembre à mars. La phase de confection  à la main se déroule de mars à novembre. Le travail est dur, long répétitif, fatiguant jusqu’à obtenir les tuiles carrées, des briques, pleines, creuses…
- La tuilerie ressemble à un petit hameau plutôt qu’à une usine. Plusieurs bâtiments occupent  l’espace. Les  hangars  aux toits couvrants et bas, au centre, servaient au séchage et à entreposer le long four à bois. Il ne fallait pas moins de deux semaines pour remplir ce dernier, compter plusieurs jours pour la cuisson, et plusieurs jours pour le refroidissement. Beaucoup de métiers, tuiliers, briquetiers, potiers mais aussi forgerons charrons et charbonniers intervenaient dans les différentes étapes de fabrication.
La maison à 2 feux du tuilier de Jean Monsieur a remplacé la 1ère habitation des débuts trop petite et rustique. Elle manifeste un certain statut social et degré de richesse  en utilisant des briques certes mais liées à  la chaux. Les parents logeaient d’un côté, leur fils ainé et sa famille de l’autre (Les Trigoud). Un lavoir, un puits, des champs pour les bêtes et un potager aujourd’hui disparu permettaient une autosuffisance aux habitants vivant loin de tout.
- Aujourd’hui, la tuilerie accueille en résidence des potiers. Un hangar abrite des fours de type, différents, transformés réétudiés, par des artistes en recherche de cuissons et de résultats originaux. Ainsi le four du canadien, le four au raku du Coréen, d’autres fours romains ou plus simples se côtoient-ils  avec parfois un exemple d’œuvre obtenue à proximité.
- Dans une construction plus récente  où des potiers ont déposé des créations, un petit film nous convie à la remise en route récente du four et à la rénovation du site abandonné depuis 1962. Le dernier tuilier à y avoir travaillé a pu collaborer à cette rénovation, seul à encore posséder la mémoire des techniques anciennes et du fonctionnement du vieux four.
Sur le plan historique et parce que isolé dans la campagne, le site a proposé un abri idéal  pour les résistants et les  cache d’armes en 40-45. En 46 la main- d’œuvre a été assurée par  les prisonniers allemands.
Notre tour fini, nous apprécions les progrès d’installation et l’animation plus importante dans les préparatifs de demain, il règne comme une ambiance paysanne, une ambiance de  récolte en fin d’après-midi.
Nous rentrons en passant par un Leclerc choisir des plats tout prêts pour ce soir et un tire-bouchon décapsuleur destiné à équiper le airB&B. 
Nos vacances se terminent, demain nous revenons chez nous.