Arecibo est le nom d’un radiotélescope qui a tenté d’envoyer
un message aux extra-terrestres en 1974.
Cet essai de communication ambitieux touche
à la poésie, et le jeune comédien seul en scène joue avec les silences pour mettre
en évidence les difficultés des humains à se parler.
Nous retiendrons surtout son franc parler trash, pour mettre
en scène son homosexualité, sans que les hétéros puissent se sentir exclus, en retournant
habilement la norme de jadis.
Ses jeux avec le public témoignent de sa souplesse, de son sens
de la répartie, même si à l’égard des enfants dont il s’étonne de la présence à
son spectacle, il se montre peu charitable avec eux.
On rit, et bien souvent on
est renvoyé à la méchanceté de notre rire surtout que de délicieuses occasions d’humour
noir ne manquent pas.
Le public de la MC 2, plus jeune que d’habitude, a apprécié cet
humour générationnel, spontané, parfaitement écrit et rythmé impeccablement, aussi
fin que celui de Dedienne.
« Je suis un très
mauvais drogué :
moi, pour obtenir du
vertige, il suffit que je me lève un peu vite du canapé. »

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