mercredi 19 décembre 2012

Arcachon.



Au XIX° siècle les frères Pereire, banquiers, avaient investi dans la ligne de chemin de fer qui menait de Bordeaux à La Teste.
Aujourd’hui, l’accès à leur station balnéaire est parfois difficile par la route au mois d’août. Les bouchons ne sont pas réservés aux bouteilles de Tariquet.
Au bord du  gigantesque bassin qui perd les trois quarts de sa superficie à marée basse, la ville connaît des configurations variées liées poétiquement aux saisons.
La ville d’été est celle des plages et des promenades au bord de l’eau.
La ville d’hiver aux rues évitant les angles droits et les courants d’air est celle des villas pour curistes riches qui venaient soigner leurs poumons. Les fragrances balsamiques des pins étaient bénéfiques avaient dit des médecins bordelais du temps de Napoléon III dont la venue fit de la publicité à la bourgade.
Les styles des habitations à véranda sont variés : mauresque, basque, suisse, anglais, néogothique, colonial… Les chalets  aux dentelles de bois ne sont pas masqués comme dans d’autres zones touristiques, ce qui accroit le côté aimable de la station.
La ville d’automne est réservée aux pêcheurs et celle du printemps s’est mise au goût du jour avec un centre de thalassothérapie. Le port fut le deuxième de France.
Le nom Arcachon vient d’arcanson, la colophane en gascon, produit de la résine des pins qui se frotte sur les archets des instruments à cordes.
Une  charmante petite tour métallique, placée sur les hauteurs, avec ce qu’il faut de ballant, permet une jolie révision. Eiffel passa dans les parages. Le bassin est célèbre pour ses huitres dont on peut voir des tuiles chaulées qui recueillent le naissain quand on prend le bateau pour aller vers l’île dite aux oiseaux, sans oiseaux, et ses villas tchanquées sur pilotis. Il vaut mieux se procurer les cartes postales prises hors saison de ces maisons de bois sur leurs échasses. La foule des petits bateaux à moteur qui les aborde éloigne un peu de leur poésie. On peut croiser de longues et étroites pinasses dont j’ai appris que le nom vient du pin qui servait autrefois à leur construction, elles sont utilisées pour la promenade et non plus pour la pêche ni pour les huitres.

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