dimanche 10 mars 2013

L’envolée. Stephan Eicher.



Sous la pochette chic, genre littérature enfantine,  12 chansons soignées.
Miossec  a fourni un texte et Djian  plus d’un, contrairement à ce qu’un critique distrait du magazine Marianne a écrit, même s’il ne chante qu’une fois en duo avec son complice.
La voix  singulière,  mélancolique, rapeuse est toujours caressante si bien que les mots s’apaisent pour un éternel « déjeuner en paix ».
« Et les bateaux déchargent
Leurs marchandises
Et les avions déchargent
Leurs cargaisons »
Le monde est là, et sa violence:
« Les hommes sont nés
Le mensonge à la bouche
Ils abiment ce qu’ils touchent »
Mais « fais une exception pour moi ».
La recherche de l’amour est persistante :
« donne moi une seconde » voire l’éternité.
Il suffit d’un sourire pour abolir les ennuis, et alors tout s’éclaire.
Les formats d’aujourd’hui imposent souvent une formule qui sera répétée:
« Tout doit disparaître » donne un effet puissant, surtout quand la vieillesse vous tracasse.
La joliesse des accords de blues, de rock, fait oublier un fond qui se dilue, si bien que l’on écoute les chansons en allemand comme celles  écrites en français, distraitement.
Le Suisse paye ses impôts en France.

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