Grâce aux moyens que nous offre l’Amérique qui nous tient
pas seulement par la carte (bleue), voici pour les familiers de mon bistroquet (virtuel) quelques
mots pas encore générés par l’IA, bien que de GPS en Google, je serai bien
ingrat de me proclamer indifférent à leurs bénéfices. Je reviens sur une expression très usitée en son temps:
« les effets pervers » considérés alors comme des dommages
collatéraux, passent désormais en première ligne.
On aurait tort de qualifier de « foucades» les actes de Trump saturant nos comprenettes, mais il s'agit de coups
éhontés portés à l’humanité qui en oublie Gaza, Kiev, Téhéran et Le Soudan.
Je n’échappe pas à l’hystérisation des débats, et carrément
désinhibé moi aussi, j’abandonne mes prudences habituelles au point que la souris de mon
ordi en tremblote.
En ces temps réchauffés, j’oublie mes gants, mais pas mes tics
au pays des tocades.
Assis sur la même balançoire, les woke ont fait gagner Trump, à son tour il les remet en selle par ses outrances affolantes.
Des années de dénigrement de la France: voilà le roi nu et
nous à poil !
Ah les bonnes âmes peuvent regretter nos faiblesses, leurs extrêmes amis n’ont cessé de remettre en cause la légitimité des élus, tout en
minant l’institution parlementaire dans un chahut permanent qu’affectionnent
les putes à clics. Certains ont ressorti le mot « légitimité »
pour parler de Maduro !
La rigolade étant devenue le sésame de toute réflexion à
l’heure où l’humour délaisse le second degré, malheur aux tristes qui rappelleraient
le déficit budgétaire, la dépression démographique et que la guerre tue.
Toute profession hors du champ des loisirs pose problème aux
laudateurs des ZAD, sans la gadoue, se
faisant livrer leurs graines par porteur à domicile.
S’il fut un temps où les métiers de caissières, d’éboueurs,
d’hospitaliers furent applaudis, ils n’ont pas quitté leur statut de « boulots de merde » dans les orientations
souhaitées à la sortie des Parcours Sup. Les torcheuses de culs se retrouvent dans le mépris avec les
travailleurs du nucléaire et autres conducteurs de camion ...
Il ne reste plus
qu’à craindre une nation peuplée d’influenceuses et de coachs dans la tradition
du frenchy donneur de leçons. Surtout que
les profs n’ont plus voix au chapitre, en particulier les naïfs pénétrés par la
vocation comme dirait le dernier des prêtres – pédophile - comme il se doit.
Les volailles qui font l’opinion après avoir tant picoté
n’auront plus rien à becqueter lorsque viendront au pouvoir les incompétents de la sinistre droite extrême aussi.
Jojo le gilet jaune valait un prix Nobel en économie, les
scientifiques n’étaient pas « fun » et les profs trop verticaux, pas
« cool » et pour beaucoup tout leur est égal.
Il a fallu que Marianne, symbole de la République, soit
martelée pour prendre conscience des fractures de notre société : ce
n’était pas qu’un buste de plâtre. Mais c'est vieux tout ça!
Il est tard et l’on ne formera pas en
un claquement de doigt des médecins soucieux de l’intérêt général, ni des ingénieurs offrant des alternatives européennes à l’IA, pas
plus que des tisseuses ou des arracheurs de pomme de terre…
Jadis, je trouvais beaux ces mots de Ferré :
« Les préfectures
sont des monuments en airain,
Un coup d'aile
d'oiseau ne les entame même pas ».
Mes yeux s’écorchent désormais quand des traces tenaces
maculent les murs de nos institutions et que brûlent écoles et bibliothèques.
A chacun ses figurines au jeu de massacre qui nous en font
oublier d’autres moins colorées mais puissantes justement par leur discrétion (relative) :
Rima Hassan derrière Mélenchon, Vance derrière Trump…
Des controverses avant les municipales à Grenoble valorisent
Piolle en le plaçant au centre des attaques, elles rendent invisibles tout
projet, en allant au-delà de l’adage :
« Qu'on parle de
moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi ! » Léon Zitrone.