c’est inespéré pour notre projet de
marché quai de la Batte.
Pour nous y
rendre, nous traversons le pont vers l’île d’en face plutôt populaire et cosmopolite,
passons la place de l’Yser,
d’où nous pouvons évaluer l’étendue du marché. Pour sécuriser et
faciliter l’installation de nombreux commerçants, les autorités ont fermé le
quai à la circulation des voitures comme du tram. Des policiers municipaux
armés patrouillent sans crainte de menaces imminentes, ils discutent et
blaguent avec les gens dans une ambiance bon enfant d’un dimanche matin
ensoleillé. Comme dans tout marché, les étals proposent des fruits et légumes,
du pain, des aliments et des plats préparés asiatiques ou africains, des
épices, des poulets rôtis sur place, des vêtements, des sous-vêtements, des
chaussures, des parfums et des bijoux, des gadgets, des jouets et même des
produits provençaux et des savons de Marseille…. Malgré une forte
fréquentation, nous ne souffrons à aucun moment d’une foule compacte.
Nous nous éloignons vers la place de la cathédrale pour
déguster agréablement notre café en terrasse, surpris cependant de payer les
toilettes 0,50 € bien qu’étant clients. Puis nous assistons à la sortie de la
messe de Saint Paul au terme de
laquelle toute une équipe d’ecclésiastiques salue les fidèles devant la porte
d’entrée. Nous pénétrons dans l’église vidée, sans risque maintenant de perturber le service religieux. Nous regardons les vitraux anciens et
modernes, remarquons la chaire néogothique sombre en contraste avec le blanc du
marbre des statues inspirées par l’ancien et le nouveau testament. Devant
l’autel, une famille de Noirs pose pour un selfie, nous les observons un
moment, amusés par cette maman exubérante et marrante face à ses ados honteux
de son attitude :
« Je suis dans la maison de Dieu, je suis
contente !» clame- t- elle en riant en compagnie d’une autre adulte, tout
en prenant des postures de midinettes
dignes des influenceuses.Nous les laissons à leur bonne humeur. Nous ressortons au soleil bienfaisant flâner sur
le quai Van Hoegaerden. Une statue
d’un plongeur suspendu au-dessus de la Meuse m’évoque instantanément une
sculpture vue à Mont-de-Marsan devant l’Office du tourisme.
Ici, elle marque l’entrée d’un petit port fluvial, que longe
une belle promenade fréquentée par des chiens et leur maitre ou par des
joggers.
Nous utilisons le pont Albert 1er pour changer de rive.
Nous nous engageons ensuite dans le parc
de la Boverie. Très agréable, il offre un espace de verdure et d’arbres
parcouru par des allées tranquilles,
il dispose de bancs, héberge des canards
et des oies.La
conception de tout le quartier, au niveau infrastructure, parc, îles
verdoyantes,
date du 19ème
siècle, en prévision de
l’exposition universelle de 1905. Dans les travaux occasionnés
s’inscrit la construction du musée des beaux arts de la Boverie. Le bâtiment se dresse dans le
parc éponyme répondant à un style
néoclassique inspiré par le Petit Trianon de Versailles et il s’organise autour
d’une rotonde surmontée d’une coupole.


