Quand les images ont mangé les mots.Film d’un réalisateur de 24 ans, dérangeant donc important.Bien sûr c’est du cinéma, du bon d’ailleurs mais je m’en veux de ma candeur quandj’en suis àdécouvrir encore un degré de plus dans la gravitéde la crise de notre société. Comme si des fonds pourris (hedge fund) des subprimes étaient entrés aussi dans le coeurde notre jeunesse. Dans une école de la côte Est des Etats Unis, la mort de jeunesfilles survient, moins explosive que dans « Eléphant »( massacre de Columbine) maisau bout d’un ennui paresseux : overdose. L’école privée nuit gravement à la vérité : comment l’hypocrisie dans cet univers confortable constitue le vernis d’une société minée de l’intérieur avec sa jeunesse sans espoir. Une réflexion efficace sur le cinéma et le montage, sur le flux des images par internet où la pendaison D’Hussein se confond avec des scènes pornos, ou des rigolades. Triste monde où il ne reste que les pirouettes des artistes pour avaler les potions amères. A voir.
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