samedi 30 août 2008

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

« La gloire de mon père » dans le sud des Etats-Unis, en plus dramatique, en plus mystérieux, mais avec le même bonheur de lecture, des personnages bien campés et surtout un style plein d’humour, de délicatesse, qui révèle la belle énergie de la petite narratrice. Familier de la littérature jeunesse, j’accorde beaucoup de prix aux écrivains rares qui arrivent à rendre avec justesse le langage, les façons de penser des enfants. Après 30 millions de lecteurs c’est facile de dire que la réussite est totale. Les grands mots à manier avec des pincettes car ils ont été tellement brandis, trahis, sont illustrés ici finement : amour, probité, justice. Malgré les préjugés, la violence, la pauvreté, c’est un hymne au progrès humain. Ce roman d’Harper Lee, qui figure sur les listes de lycées américains, est attaqué par des associations de parents d’élèves. Le combat des années 30 de ce père avocat qui défend un nègre, continue. Comme principe d’éducation, il invite sa fille qui fait volontiers le coup de poing, à se mettre à la place de l’autre : pragmatisme d’un livre bien américain, bien sudiste, universel. Je me suis pris à vouloir d’emblée le relire, d’autant plus que j’avais eu un peu de difficulté à entrer dans la généalogie qui ouvre ces 450 pages. Le plaisir est tel que je recommanderais volontiers la méthode.

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