mercredi 17 septembre 2008

Rumba d' Abel&Gordon

Loufoque story : Burlesque jouant sur les corps tour à tour maladroits ou virevoltants. Des couleurs naïves, des séquences poétiques où, sur des tempos enjoués, les ombres viennent suppléer les individus coincés. Du théâtre filmé qui peut susciter le rire, si la mémoire vagabonde, les jambes de bois, les rideaux coincés vous réjouissent.

mardi 16 septembre 2008

Télévision publique

Audiovisuel public : "Monsieur le président" - Nouvel Obs
Voici un des deux films diffusés lundi 15 septembre au théâtre du Châtelet dans le cadre de la soirée de mobilisation pour l'audiovisuel public. (Proposé et écrit par Yves Jeuland réalisé par Joyce Colson, animation de Jean-Yves Castillon)- Le deuxième film : "La redevance"- Plus d'infos sur nouvelobs.com

La guêpe est où ?


Même à l’intérieur des maisons de la gauche, nous recevons les gifles du buz médiatique : qui a parlé des 4000 personnes de l’université d’été à La Rochelle ?
Tous des aveugles, de vains querelleurs ?
Quand la crise politique qui nous mine, nous rend timides, il est bon d’aller prendre quelque recul avec les « Gracques » dans le Nouvel Obs qui décrivent, en quatre lignes (claires), les évolutions de notre société.
Nous en sommes là :
« - passage d'une économie industrielle à une économie de connaissance
- fragilisation de l’état providence (victime de la crise des finances publiques et de la
montée de l'individualisme)
- montée d'une société du risque mondial (à travers les chocs financiers et énergétiques)
- crise de la représentation démocratique. »
En 2000 : 11 gouvernements sociaux démocrates en Europe.
En 2008 : 3 et un dans une grande coalition.
« La gauche était armée pour penser l’exploitation, pas l’exclusion. Or le chômage ne crée pas la solidarité, et nous avons agi sur les effets pas sur les causes » J.B. de Foucault.
Les élites font la leçon aux classes populaires sur leur façon de regarder l’avenir, M. Gauchet conseille « de regarder le monde tel qu’il est » au lieu de « mépriser les peurs des classes moyennes et de demander aux gens de renoncer à ce qu’ils sont »
Ce n’est pas une citation de plus, celle de G Orwell, qui nous remontera le moral, mais elle me semble saisissante de vérité :
« L’homme d’aujourd’hui ressemble à une guêpe coupée en deux qui continuerait à se gaver de confiture en faisant comme si la perte de son abdomen n’avait aucune espèce d’importance ».
« Bon appétit messieurs… »
Tais toi Victor !

lundi 15 septembre 2008

Les « Légendes d’avenir » dansent dans la rue.





4000 personnes : des enfants, des vieilles, des djeun’s maquillés avec imagination, habillés d’invention ont défilé pour la septième édition de la biennale de Lyon. Là bas il faisait soleil. Le défilé de la biennale consacré cette fois aux « légendes de l’avenir» est une des rares entreprises à faire vivre l’utopie de la culture pour tous par la diversité des acteurs et un investissement sur un long terme qui se résout par ce fulgurant feu d’artifice.
Les groupes étaient reliés par des danseurs « pointillés » qui assuraient la transition et installaient le refrain : « Va, aujourd’hui vit au rythme du mouvement qui passe, va… »
Difficile de saisir toutes les intentions des 16 propositions, tant certains passent si vite qu’il ne reste qu’un tourbillon de couleurs, une intensité fugace malgré une scénarisation plus poussée cette année.
J’ai apprécié le message de Villeurbanne : « on ne peut pas savoir où l’on va, si l’on ne sait pas d’où l’on vient ». Graphiquement je retiens les sphères de l’Ardèche ; le beau char de Lyon 3°, et même les brouettes dansaient avec Lyon 8°. Pour clore ces heures, une école de samba emballe le tout dans les règles d’un art réinventé à chaque pas.

dimanche 14 septembre 2008

MJC à la biennale de la danse Lyon




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« Faire classe »1.

Le présent ministre de l’éducation- surtout pas publique- recourt à une rhétorique de la nostalgie concernant un age d’or de l’école qui se situerait dans le passé. Ces mots sont couplés avec des décisions qui abaissent, présentement, le système éducatif, avec brutalité.
Je m’autorise du haut de mes annuités à apporter mon grain de sel en essayant de débiter en tranches fines, quelques réflexions, quelques témoignages concernant l’école du temps où elle régnait même le samedi matin.
Sous ce titre « faire classe » je joue avec la prescription insistante que j’adressais à mes élèves :
« éviter le paresseux verbe faire », tout en insistant sur l’acte concret, élémentaire, qui matin après matin, fit les bonheurs de ma vie. Je pourrais aller, avec cet intitulé, jusqu’à solliciter une élégance « classieuse », mais ce rouleur de mécaniques d’Aldo Maccione me l’interdit.
J’aurais pu nommer ces notes : « Recettes pédagogiques pour les nuls » en m’essayant à la parodie. L’humour est difficile à proclamer, cependant il devrait figurer dans les grilles d’évaluation pour les écoliers et leurs maîtres, tant cette qualité peut traduire l’équilibre et la finesse, le recul. Tout le contraire du sourire refroidissant posé sur les lèvres publicitaires.
«Nul » figure le degré zéro du langage; si le mot est banni heureusement des appréciations professorales, il prolifère néanmoins autant que l’ambigu « respect ».
Peser des mots : « retour sur mes investissements » ne gonfle aucun compte en banque, je révise des années de ferveur entre les années soixante et 005 où le collégien pensionnaire a viré au pensionné.
J’ai souvent croisé la couardise, et j’ai eu honte aussi de mes lâchetés; il n’y avait peut être pas à attendre d’avoir tant engrangé de certitudes pour énoncer :
- être soi même est la clef d’une pédagogie efficace.
Vaste programme qui épargnerait les pâles clonages sans aller jusqu’aux abus narcissiques.
Injonction bien évidente, et pourtant que de caméléons ne rougissant plus de leur conformisme paresseux !
« Et que vont dire les parents ? Et l’inspecteur ? A la télé, j’ai entendu … »
Les enfants vous savent très vite : « ça passe » ou la classe se lasse très vite.
Dans l’alchimie aléatoire des relations dans un groupe, les images de terre, de jardinier, de vigneron viennent sous le clavier, elles parlent de patience, de maturation. Certaines années vieillissent bien, d’autres exaltées un instant laisseront des doutes. Le terroir, les jours de soleil comptent aussi.

samedi 13 septembre 2008

Une Vichyssoise

Recette qui n’a rien à voir avec les carottes Vichy puisqu’il s’agit d’une soupe froide à base de blanc de poireaux (2) pour 4 personnes, en lamelles, à faire braiser dans le beurre au fond d’une cocotte avec 500g de pommes de terre en cubes. Recouvrir de ¾ de litre de bouillon de volaille et laisser mijoter 30 mn. Ajouter de la muscade et un jus de citron. Laisser refroidir, mixer avec de la crème, quelques brins de ciboulette. L’été se prolonge.