« Charles premier », fut le premier souverain anglais
à rassembler des œuvres d’art qui constituent la plus grande collection privée
du monde avec 7000 tableaux, et 20 000 dessins, elle appartient maintenant à « Charles III» .
Il sera surtout question dans la conférence devant les amis
du musée de Grenoble de remarquables peintures venues d’Italie et des écoles du
Nord, et non des 45 services de table de la manufacture de Sèvres. Pour éviter
la répétition, figure en tête de ce compte-rendu le portrait équestre du roi Charles 1°, appartenant au musée du Prado, qui représente le fondateur d’un ensemble dont une partie est à présent
accessible au château de Windsor depuis son incendie en 1992, « annus horribilis. ».
https://blog-de-guy.blogspot.com/2025/11/william-hogarth-serge-legat.html« Cupidon et Psyché » d’Antoine van Dick, avec lequel tout a commencé pour la peinture anglaise, est conservé
au château d’Hampton Court.La toile « La mort de la vierge » du
Caravage
refusée par ses commanditaires qui la trouvaient trop humaine, avait été
achetée au duc de Mantoue sur les conseils de Rubens.
Mais après la décapitation de Charles 1°en 1649, le
banquier Everhard Jabach acquit l’œuvre avant qu'elle ne soit cédée à son tour à Louis XIV ; elle se
trouve désormais au Louvre.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2018/12/caravage-fabrice-conan_6.htmlParmi 779 dessins de Léonard de Vinci, retenons une « Etude
de mains »,
https://blog-de-guy.blogspot.com/2025/10/leonard-de-vinci-serge-bramly.htmlpour Michel Ange « La chute de Phaéton »
offert à Tommaso dei Cavalieri.
« Votre beauté
est la preuve absolue de l’existence de Dieu ».
et concernant Raphaël une étude : « Les trois grâces ».Charles II a racheté beaucoup de tableaux ayant appartenu à
son père :
- le « Portrait d'une dame avec un chien » de Lorenzo Costa
de l’école de Ferrare,- « Andrea Odoni », un marchand, par le vénitien Lorenzo Lotto, propose
un dialogue.- Jacopo
Bassano apporte beaucoup de soins dans le traitement
pictural des animaux figurant eux aussi devant les ruines de
l’ancien monde lors de « L'Adoration des bergers ».- « La mort de Cléopâtre » de Guido Reni
assure le passage du maniérisme au classicisme.- Plus naturaliste, Orazio Gentileschi peint « Joseph et
la femme de Potiphar », au moment où le jeune homme
refuse les avances de la femme de son maître,
mais il a laissé son manteau…
https://blog-de-guy.blogspot.com/2024/12/familles-dartistes-serge-legat.html- L’acrobatique « Autoportrait en allégorie de la
peinture » de sa fille Artémisia Gentileschi
respecte toutes les recommandations de Cesare
Ripa auteur de « l'Iconologie ».
Quelques géants représentent les écoles du Nord.- Albrecht Dürer, « Burkhard of Speyer », qui
avant de revenir en Allemagne après un deuxième séjour à Venise dira :
« Ici, je suis un seigneur, là-bas
un parasite ! »- La vue plongeante sur
« Le massacre de Innocents » de Pierre
Brueghel l'Ancien,
fondateur
d’une dynastie, n’en contrarie pas la minutie.
Et dire que « La fête flamande »
de Brueghel
de velours mesure 47,6 × 68,6 cm !Il n'est pas certain que « La vieille femme »
soit la mère de Rembrandt
mais cela n’enlève rien à
sa vérité.
Hans
Holbein le Jeune recommandé par « Erasme » (Metsys)à
Thomas More a représenté la famille de l’humaniste anglais dont il ne subsiste que
l’ « Etude », le tableau a été perdu. « La
leçon de musique » de Johannes Vermeer, à la touche vibrante,
peut se lire aussi comme une rencontre amoureuse avec la présence de deux instruments : une viole de gambe et le virginal sur le couvercle duquel est inscrite la formule en latin :
« La musique est
la compagne de la joie et le remède de la douleur ».« Le 1° mai » par Franz Xaver Winterhalter permet de conclure, car sur le tableau
de la coqueluche des cours, figure la Reine Victoria qui portait si peu d’intérêt
à la peinture que ni Constable ni Turner n’ont été retenus dans une collection figée
d’avant les impressionnistes, à de rares exceptions près.
Du temps a passé depuis la proposition d’Anthony Van Dyck :
un « Triple
portrait de Charles premier » destiné à servir de modèle au Bernin pour
une sculpture et « Elisabeth II » qui avait accepté d’être portraiturée par Lucian Freud.
Cela suscita
de vives polémiques.


