L’affiche du film « Autant en emporte le vent »
avec Vivien Leigh et Clark Gable tapisse nos mémoires. Je suis allé voir la
version en bande dessinée dont j’ai lu le premier volume aux 136 pages
palpitantes où les passions intimes se consument sur fond d’incendies.
L’auteur reprend le déroulé du roman de Margaret Mitchell et
les silhouettes des protagonistes de l’aristocratie sudiste au temps de la
guerre de sécession. Les personnages évoluent et les ambigüités de l’amour
jouent dans des contextes fragiles: le romantisme se heurte au cynisme, la
guerre exacerbe les ambitions et bouleverse les destinées, les rapports avec
les enfants, les esclaves, les familles.
Pour avoir été « élevée dans le coton », Scarlett
agaçante et admirable résiste dans une société corsetée en train de
s’écrouler.


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