L’histoire des lépidoptères est évoquée en introduction par un
film mettant en scène deux frères qui dès leur enfance les étudient, les
réparent et pour l’un d’eux, les suivra en aile volante.
L’autre jeune homme est mort
accidentellement lors de leurs essais.
Puis le rideau s’ouvre sur des wagons du train nommé
« la Bestia » par des américains du sud essayant de rejoindre
l’Amérique du Nord.
Le décor est impressionnant avec une installation de
personnages à la Ousmane Sow juchés sur les citernes.
Après une séquence cinéma et une proposition d’arts
plastiques fort attrayantes, le théâtre doit advenir, mais il n’est pas venu.
La déception est d’autant plus surprenante que j’avais été
bouleversé par les spectacles précédents du metteur en scène qui a tout mis
dans le décor mais très peu dans les dialogues.
Bien qu’il aime se tenir près de la réalité, la partie jouée
sur le plateau s’approche d’une fable misérabiliste d’où toute émotion est
absente.
Un haïtien, auquel il manque un bras, doit rejoindre son frère
qu’il a défiguré lors d’une dispute.
Il trimballe une marionnette munie d’une prothèse
représentant un ami à qui il a promis de passer la frontière. Une jeune femme
enceinte prend aussi le train.
La conclusion quelque peu poétique permet de
croiser les destins du parapentiste et de l’handicapé. Celui-ci pourra passer
par-dessus la frontière avec l’aile volante aux couleurs de monarque.
La conclusion me fait penser à mes déboires avec une marque de vêtements pour femme il y a longtemps maintenant. Trop tendance pour être poétique pour moi...
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