mardi 3 novembre 2026

Des boum et des paf. Delaf, Lewis Trondheim.

J’avais apprécié le retour de Gaston après la disparition de son célèbre créateur, Franquin, 
mais je suis déçu par cette livraison pourtant prometteuse avec Trondheim au scénario.
A part le premier gag où tout le monde s’affole quand le chimiste cataclysmique verse une petite goutte d’eau sur un cactus : 
«  Beuh … c’est juste de l’eau ». 
Les trouvailles scénaristiques sont rares.
Mes sourires d’enfant, à raison d’une apparition attendue semaine après semaine, font place au rictus du boomer dont la coolitude s’épuise dans l’accumulation des catastrophes sans surprises et des inventions inutiles.
Comme je regrette à longueur de journée l’érosion de la conscience professionnelle, je ne sais plus apprécier les sabotages au travail, les multiples explosions dans un monde fragmenté où les mortiers d’artifices croisent les lacrymogènes. 
Prunelle peut prétendre au burn out et Mademoiselle Jeanne se préoccuper de l’aveuglement de son bien aimé plus attentif à son chat qu’à son entourage pourtant fort bienveillant.   

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