La postérité du « musicien meurtrier » de sa femme
et de son amant, Bertrand Cantat de la fin de la Renaissance, pose à nouveau la
question de la mise à distance de l’œuvre et de son auteur, d’autant plus que
ce crime dit « d’honneur » ne lui valut qu’un exil pour échapper à une
vendetta.
« L'usage
de la cour espagnole, qui s'appliquait à Naples, réclamait la mort de la femme
adultère et de son amant alors que, dans le Nord de l'Italie, la tradition
réclamait la mort de l'épouse seulement».
Ce féminicide atroce, documenté dans le journal de salle,
était dans nos têtes lors de l’évocation pendant plus d’une heure des
souffrances du Christ, derrière les mouvements des danseurs contemporains et les
chants déchirants et retenus d’un chœur très mobile.


Rien à faire. Je ne m'y fais pas au néologisme "féminicide". Il sonne dans mes oreilles comme "pesticide" ou "spermicide", tous ces... "cides" qui tombent de la langue latine SAVANTE et dont je peux très bien me passer. Ces néologismes ne confèrent aucune dignité, aucune noblesse à ce qu'ils sont censés rendre solennel.
RépondreSupprimerEt après... on se souviendra que lors du confinement nous étions censés jurer sur notre... honneur la vérité de nos attestations, et je ne peux que me demander ce que ça veut dire, pour nos contemporains, l'idée d'honneur ?
Avoue que c'est un problème. Ne serait-ce que quand il s'agit de cautionner un écrit, ou de témoigner dans une cour de justice.
Oui... un très grand problème, me semble-t-il...Pour nous, ET pour notre société.