dimanche 5 avril 2026

Gesualdo Passione. Les arts florissants/ Compagnie Amala Dianor.

La postérité du « musicien meurtrier » de sa femme et de son amant, Bertrand Cantat de la fin de la Renaissance, pose à nouveau la question de la mise à distance de l’œuvre et de son auteur, d’autant plus que ce crime dit « d’honneur » ne lui valut qu’un exil pour échapper à une vendetta. 
« L'usage de la cour espagnole, qui s'appliquait à Naples, réclamait la mort de la femme adultère et de son amant alors que, dans le Nord de l'Italie, la tradition réclamait la mort de l'épouse seulement». 
Ce féminicide atroce, documenté dans le journal de salle, était dans nos têtes lors de l’évocation pendant plus d’une heure des souffrances du Christ, derrière les mouvements des danseurs contemporains et les chants déchirants et retenus d’un chœur très mobile.
Ce « concert dansé » a conjugué, dans l’intensité, les polyphoniques antiennes et les répons avec des mouvements gracieux. Ces gestes inventifs, pris de spasmes, évoquent, sans les parodier, les figures de la Passion.
 
    

1 commentaire:

  1. Rien à faire. Je ne m'y fais pas au néologisme "féminicide". Il sonne dans mes oreilles comme "pesticide" ou "spermicide", tous ces... "cides" qui tombent de la langue latine SAVANTE et dont je peux très bien me passer. Ces néologismes ne confèrent aucune dignité, aucune noblesse à ce qu'ils sont censés rendre solennel.
    Et après... on se souviendra que lors du confinement nous étions censés jurer sur notre... honneur la vérité de nos attestations, et je ne peux que me demander ce que ça veut dire, pour nos contemporains, l'idée d'honneur ?
    Avoue que c'est un problème. Ne serait-ce que quand il s'agit de cautionner un écrit, ou de témoigner dans une cour de justice.
    Oui... un très grand problème, me semble-t-il...Pour nous, ET pour notre société.

    RépondreSupprimer