Je ne vais pas reprocher à cette BD d’être divertissante; c’est ce que je cherchais, avec clichés à la pelle pour un détective privé à la
recherche des malfrats ayant dérobé les bijoux de la bégum en 1949.
« Un conseil,
"Agence Atom" c'est atrocement franchouillard !
Pensez américain ! ATOM AGENCY ça c'est cool!... »
« Ciel mes
bijoux ! » la femme du richissime Aga Khan avait bien été volée dans des conditions qui pouvaient inspirer
le scénario, comme d’autres péripéties dans
une ambiance d’après guerre où
malfrats et policiers avaient noué des complicités pendant la résistance.
« - L'époque de
l'honnête poulet de terrain nourri aux grains de plomb, qui a perdu plus de
temps à courir derrière les voyous plutôt qu'à lécher des bottes et cirer des
pompes est révolue!...
- La tendance actuelle serait plus à la volaille de batterie, républicaine et bien élevée, nourrie au bon maïs et bardée de prix d'excellence! »
- La tendance actuelle serait plus à la volaille de batterie, républicaine et bien élevée, nourrie au bon maïs et bardée de prix d'excellence! »
Jojo la Toupie, ancien catcheur ressemble à Jean Gabin et
les dialogues rappellent les films de ces années là, mais les clins d’œil ne
sont pas envahissants. Et finalement en 56 pages nous arrivons à être surpris,
sans que les enquêteurs ne soient des loosers fatigués, exagérément perspicaces.
Les arméniens entretiennent des relations communautaires, comme on ne disait
pas à cette époque : Atom Vercorian est le fils du commissaire Tigran
Vercorian.

Ah... des "losers fatigués, exagérément perspicaces"...Là, tu viens de donner la description idéale d'Oedipe dans "Oedipe Roi". Etonnant, non ? Cette lectrice en a ras le bol des enquêtes....En plus, son papa était médecin légiste ; c'est dire depuis combien de temps elle a tout loisir pour observer et VIVRE cela.
RépondreSupprimerOui aux honnêtes poulets du terrain, surtout s'ils ont un Verbe un peu vivant. Ça manque de nos jours où les losers sont fatigués de leur perspicacité, même.