mardi 3 mars 2026

Pastorius Grant. Marion Mousse.

Le vieux chasseur de prime déprime à la poursuite de Big Hand poursuivi lui-même par deux frères mexicains. 
« Faut avancer, si on veut pas se faire devancer. » 
Dans une réserve indienne, Pastorius Grant rencontre une enfant aveugle qui ne manque pas de clairvoyance et le renvoie à son passé. Leur conversation se remarque dans un ensemble assez laconique occupé par une nature kaléidoscopique, superbe. 
« Comment tu fais toi, hein ? Tu trouves que ton Seigneur t’a trop gâtée, c’est ça ? L’est pas censé être juste, ton bon Dieu ? Hein ?! À peine née, il t’offre la nuit pour toujours… Quand bien même t’aurais vécu un temps, Gamine, dis-moi quel pêché mérite une telle punition ?! Hein ?! Et ton Dieu, qu’est-ce qu’y pense d’ta vengeance ?! » 
Un rocher prêt à basculer figure comme signe d’un destin menaçant dans un genre ne manquant pas d’indices comme cette croix du Christ gravée sur la crosse d’un pistolet.
Mais pour moi, le scénario passe au second plan, tant la vigueur des couleurs met en valeur un environnement mythique.

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