dimanche 22 février 2026

Entre-temps. Philippe Decouflé.

Fidèles à l’ordonnateur des pompes olympiques de 92 et à sa patte toujours singulière, j’ai trouvé  ce quatrième spectacle vu à la MC2 plus grave, plus profond que naguère, malgré ses airs de fête.
Ce joli moment chaleureux, nous hausse au dessus de notre quotidien et nous offre prétexte à émotions et à réflexion.
Toute dette est dite envers Goude ou Fellini, avec des danseurs de tous âges, un majoret et une vicieuse perceuse. Un pianiste exceptionnel les accompagne avec des improvisations variées allant de Madonna à Liszt.
 « Avec le temps… » : je n’avais pas cherché à reconnaître Ferré, alors que ma sous-titreuse avertie m’avait soufflé quand Bach ou Philip Glass étaient joué en direct sur scène.
«  I’ll survive » de Gloria Gaynor avait suffi à faire frissonner le nostalgique de 98.
Pourtant ce sont les « quat'z'arts » de Brassens qui me trottent dans la tête pour dire la proximité des plaisirs et des chagrins, entrevue ce soir: 
« Adieu ! Les faux tibias, les crânes de carton
Plus de marche funèbre au son des mirlitons
Au grand bal des quat'z'arts nous n'irons plus danser
Les vrais enterrements viennent de commencer »
 
S’il est davantage question de mémoire à connotation plus personnelle, que du temps plus général, le texte du journal de salle ne se comprend que lorsqu’on s’est levé avec la foule pour les rappels au bout de deux heures suspendues:
«  parler du temps, c’est parler de ce qui se répète, de ce qui se transforme […]
« de la marche du temps, du temps de la marche ».

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